lundi, novembre 25, 2019

Seine-Saint-Denis ; une lycéenne s'immole en plein cours

Ce lundi, une élève de 18 ans scolarisée en classe de première au lycée Georges-Clemenceau, à Villemomble (93), s'est immolée par le feu en plein cours.
La jeune fille s'est transformée en torche humaine, puis a couru dans les couloirs et s'est jetée par la fenêtre du premier étage .
Elle a été évacuée par les pompiers en hélicoptère en "urgence absolue".


Lien :
Une lycéenne tente de s’immoler par le feu en plein cours en Seine-Saint-Denis

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2 immolations en 2 jours près de Lyon
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Un lycéen s'immole dans la rue

mardi, novembre 12, 2019

lettre de l'étudiant immolé au CROUS de Lyon

"Bonjour,
Aujourd'hui, je vais commettre l'irréparable, si je vise donc le bâtiment du CROUS à Lyon, ce n'est pas par hasard, je vise un lieu politique du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, et, par extension, le gouvernement.

Cette année, faisant une troisième l2, je n'avais pas de bourses, et même quand j'en avais, 450 €/mois, est-ce suffisant pour vivre ?
J'ai eu de la chance d'avoir des personnes formidables autour de moi, ma famille et mon syndicat, mais doit-on continuer à survivre comme nous le faisons aujourd'hui ?
Et après ces études, combien de temps devrons-nous travailler, cotiser, pour une retraite décente ? Pourrons-nous cotiser avec un chômage de masse ?

Je reprends donc une revendication de ma fédération de syndicats aujourd'hui, avec le salaire étudiant et, d'une manière plus générale, le salaire à vie, pour qu'on ne perde pas notre vie à la gagner.
Passons à 32 heures de travail par semaine pour ne plus avoir d'incertitudes vis-à-vis du chômage, qui conduit des centaines de gens comme moi chaque année à ma situation, et qui meurent dans le silence le plus complet.

Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser et créer... et du libéralisme qui crée des inégalités.
J'accuse Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE de m'avoir tué, en créant de l'incertitude sur l'avenir de tou-te-s. J'accuse aussi Le Pen et les éditorialistes d'avoir créé des peurs plus que secondaires.

Mon dernier souhait, c'est aussi que mes camarades continuent de lutter pour en finir définitivement avec tout ça.
Vive le socialisme, vive l'autogestion, vive la sécu.
Et désolé pour l'épreuve que c'est.
Au revoir"

samedi, novembre 09, 2019

LYON : un étudiant s'immole devant le CROUS

Un étudiant de 22 ans a été grièvement brûlé (à 90%) hier après s'être immolé devant le Crous de Lyon. Il avait laissé un message sur Facebook évoquant des difficultés financières tout en fustigeant le libéralisme & «les peurs» créées par les éditorialistes.
Le faits ont eu lieu vendredi à ≈14h50 devant le 367, rue Garibaldi dans le VIIème arrondissement de Lyon.
Un témoin de la scène qui travaillait sur un chantier s’est précipité avec un extincteur pour éteindre les flammes et des pompiers de passage ont prodigué les premiers secours, avant l’arrivée des équipages alertés par les témoins.


Lien :
Un étudiant stéphanois s'immole devant les bâtiments du Crous à Lyon

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dimanche, mai 05, 2019

Nous ne sommes pas dupes

Depuis plusieurs mois, le mouvement des gilets jaunes, sans précédent dans l’histoire de la Ve République, bat le pavé de nos rues. Un mouvement de citoyen·ne·s, né spontanément, qui ne se rattache à aucun parti politique. Un mouvement qui mobilise des dizaines de milliers de Français·e·s chaque samedi, depuis plus de six mois, et qui est soutenu par des millions d’autres. Un mouvement qui réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique. Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tou·te·s. Les gilets jaunes, c’est nous. Nous, artistes, technicien·ne·s, aut·eur·rice·s, de tous ces métiers de la ­culture, précaires ou non, sommes absolument concerné·e·s par cette mobilisation historique. Et nous le proclamons ici : Nous ne sommes pas dupes ! Nous voyons bien les ficelles usées à outrance pour discréditer les ­gilets jaunes, décrits comme des anti-écologistes, extrémistes, racistes, casseurs… La manœuvre ne prend pas, ce récit ne colle pas à la réalité même si médias grand public et porte-parole du gouvernement voudraient bien nous y faire croire. Comme cette violence qu’ils mettent en exergue chaque samedi. Pourtant la violence la plus alarmante n’est pas là. Le bilan de la répression s’aggrave chaque semaine. Au 19 avril, on recensait 1 décès, 248 blessé·e·s à la tête, 23 éborgné·e·s, 5 mains arrachées chez les manifestant·e·s. C’est indigne de notre République. Et nous ne sommes pas les premier·e·s à le dénoncer : Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, l’ONU, l’Union européenne, le Défenseur des droits, tou·te·s condamnent les violences poli­cières sur les gilets jaunes en France. Le nombre de blessé·e·s, de vies brisées, d’arrestations et de condamnations ­dépasse l’entendement. Comment peut-on encore exercer notre droit de ­manifester face à une telle répression ? Rien ne justifie la mise en place d’un arsenal législatif dit «anticasseur» qui bafoue nos libertés fondamentales. Nous ne sommes pas dupes ! La violence la plus menaçante est économique et sociale. C’est celle de ce gouvernement qui défend les intérêts de quelques-un·e·s aux détriments de tous et toutes. C’est la violence qui marque les corps et les esprits de celles et ceux qui s’abîment au travail pour survivre. Puis nous devons –  c’est une urgence historique  – affronter collectivement la crise écologique et trouver des solutions justes et efficaces, afin de laisser un monde vivable à nos enfants. Nous ne sommes pas dupes  ! Ce gouvernement n’a cessé de reculer sur la question pour ne pas inquiéter les responsables du désastre annoncé. Les gilets jaunes le dénoncent comme les militants écologistes. Aujourd’hui, la convergence des luttes sociales et environnementales est en route. Nous continuerons à nous indigner, plus fort, plus souvent, plus ensemble. Et aujourd’hui, nous appelons à écrire une nouvelle histoire. Nous, écrivain·e·s, musicien·ne·s, réalisa·teur·trice·s, édit·eur·rice·s, sculpt·eur·rice·s, photographes, technicien·ne·s du son et de l’image, scénaristes, chorégraphes, dessinat·eur·rice·s, peintres, circassien·ne·s, comédien·ne·s, product·eur·rice·s, danseu·r·se·s, créat·eur·rice·s en tous genres, sommes ­révolté·e·s par la répression, la manipulation et l’irresponsabilité de ce gouvernement à un moment si charnière de notre histoire. Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit et soutenir celles et ceux qui luttent dans la rue et sur les ronds-points depuis des mois. Rien n’est écrit. Dessinons un monde meilleur.

Sélection du message

Edgar Cayce et la guerre civile

"Il se formera en France deux partis qui se feront une guerre à mort. L'un sera beaucoup plus nombreux que l'autre, mais ce ...