Le grand public n'a véritablement découvert l'existence de « l'action d'influence » que vers les années 1980, et il ne connaissait guère jusqu'alors que la propagande, massivement utilisée durant la seconde Guerre Mondiale. Pourtant, les militaires, et plus particulièrement les services de renseignement, pratiquent cet art depuis des millénaires. Aujourd'hui, la multiplicité des moyens de communication a entraîné une véritable explosion de l'action d'influence et de désinformation. Cette facette de l'action clandestine connaît depuis quelques années un extraordinaire développement. Du livre à la télévision, en passant par la presse écrite et les manifestations publiques, on identifie dans tous les médias des tentatives d'influence de l'opinion publique. Les motifs et les auteurs de ces actions sont multiples et variés, et les services spéciaux n'en détiennent plus le monopole. Une importante part de vos opinions sur toutes choses, vos goûts, vos dépenses quotidiennes sont orientés par des groupes de pressions et des intérêts qui agissent de plus en plus souvent masqués. La subtilité qui caractérise ces types d'actions les rendent invisibles aux yeux des non initiés, c'est à dire à plus de 90% de la population... Explications.
Etes vous certain de ne pas être influencé ? Nous allons nous en assurer en commençant par une première démonstration simple et brève.
Quel est votre peintre préféré ? Alors que nous ne sommes pas censé le savoir et qu'il existe de très nombreux virtuoses des arts picturaux ayant vécu à différentes époques, nous savons pourtant qu'il y a de grandes chances pour que votre artiste préféré soit Van Gogh ou Picasso ; peut-être même les deux...
Etes vous pour ou contre la peine de mort ? Vous êtes contre, bien sûr...
Pensez vous que l'argent fait le bonheur ? Non, bien entendu...
A priori, de bonnes réponses à ces trois devinettes ne semblent pas réclamer une grande perspicacité. Pourtant les véritables motivations qui justifient ces choix échappent à la plupart, ainsi que vous l'allez constater maintenant.
Après la seconde Guerre Mondiale, les autorités américaines ont favorisé une vaste promotion des artistes de leur pays, de Calder à Andy Warhol en passant par Roy Lichenstein ; ceci parce que ce pays a pris conscience de l'impérieuse nécessité d'un patrimoine artistique dont le cinéma -considéré comme une activité commerciale aux USA et non comme un art- n'était pas tenu pour partie constituante. En maîtres du marketing -qu'ils ont d'ailleurs inventé- les américains avaient compris que les canons de l'art les plus récents étaient exclusivement européens, et remontaient essentiellement au XIXe siècle (époque des premiers paysagistes de l'école de Barbizon, et impressionnistes). Et encore, les peintres de la période impressionniste n'intéressaient ils qu'un public très restreint à cette époque, lors de laquelle les canons populaires étaient majoritairement représentés par les artistes de la renaissance pour la peinture et la sculpture. Ceux de la période comprise entre le XVIIe et XIXe siècle représentaient le meilleur de la musique.
Or on sait que le public a naturellement soif de nouveauté et que l'individu, malgré son besoin d'appartenance et d'identification à un groupe, et toujours en quête de son individualité. Se faire grand admirateur de Calder à une époque lors de laquelle on ne jurait que par la Joconde garantissait une certaine originalité propre à intriguer ou choquer ; peu importe pour peu que l'on se distingue. L'égo, toujours...
Pleinement informé et conscient de cette offensive culturelle qui plaçait les américains comme les successeurs des grands artistes du monde, les français réagirent vigoureusement. En 1958, année de la création de la Ve République et de la prise du pouvoir par le général de Gaulle, André Malraux fut chargé de riposter et de créer un Ministère de la culture. Il n'était pas pensable que l'art français se soit arrêté avec la monarchie. Rappelons qu'avant cette date le Ministère de la culture n'existait pas, et que le patrimoine culturel français ne comptait guère pour le représenter que sur un sous-secrétariat d'état aux beaux arts totalement désargenté, et employant une poignée de fonctionnaires. André Malraux et le général de Gaulle se mirent donc à assister régulièrement aux premières de l'Opéra de Paris. Le Centre Nationale de la Cinématographie (CNC) qui dépendait alors du Ministère de l'industrie et du Commerce fut rattaché au nouveau Ministère de la Culture.
Plus inspiré par l'art khmer que par l'art contemporain, Malraux progressa à tâtons pour trouver des artistes français à promouvoir. A ce propos comment passer à coté de cette croustillante anecdote extraite de Le pouvoir culturelle sous la Ve République de Pierre Cabanne.
"Tinguely, alors inconnu, présentait sur le parvis du musée d'art moderne son "Metamatic", machine à peindre et à dessiner "abstrait". Malraux s'approche, demande des explications ; l'artiste, très ému, met en marche sa machine; on guette les réactions du ministre visiblement amusé, et intrigué : Que puis-je faire pour vous ? Demande t'il à Tinguely qui, bredouillant, ne trouve à répliquer qu'un : mais je suis suisse. Alors Malraux : "dommage !". Et il s'en alla"
C'est finalement sur Picasso qu'André Malraux jeta son dévolu, et l'artiste fit, à partir de ce moment là, l'objet d'une intensive promotion gouvernementale jusqu'à ce qu'il fut universellement entendu que cet artiste était un génie.
Autre anecdote croustillante : Picasso resta à jamais déçu de n'avoir jamais vu une seule fois Malraux à l'un de ses vernissages...
Van Gogh, quand à lui, doit en grande partie son actuelle notoriété à Jack Lang, qui fut le Ministre de la Culture français désigné par le Président François Mitterand dès son premier mandat.
Si Tinguely n'avait insisté sur sa nationalité suisse quand il rencontra Malraux, ce serait aujourd'hui l'un de vos artistes préférés... On ne peut que féliciter ces deux ministres français (et surtout Malraux qui n'entendait rien à l'art moderne) qui, en véritables maîtres de l'action d'influence, réussirent a vous persuader, non seulement en France mais également dans le monde entier, que les plus grands peintres sont Picasso et Van Gogh.
La France fut le dernier Etat d'Europe à abolir la peine de mort, en 1981 (et oui...), alors que 67% des français étaient... pour.
Ce n'est qu'à force de débats télévisés et d'interventions de philosophes "officiels" que la population a fini par être totalement persuadée qu'il fallait se prononcer contre la peine de mort. Vous y a avez mis le temps cette fois ci, dites donc...
Quant à l'argent, si vous pensez qu'il ne fait pas le bonheur, c'est tout simplement parce que vous habitez un pays à dominante politique socialiste qui s'active à gommer les inégalités sociales. Dans les pays empruntant un système libéral, tel que les Etats Unis, c'est le contraire qui est pratiqué et chaque profession compte ses "stars" désignées par ses pairs. Et les stars, c'est bien connu et parfaitement admis dans ces pays, gagnent beaucoup d'argent, ce qui les fait admirer plus encore. Ce système est inconnu dans d'autres pays où les vedettes sont désignées et promues par le gouvernement, avec tout le tact indispensable au maintien des apparences, bien entendu. Ce dernier système est le plus ancien, et jadis un auteur ou un artiste ne gagnait la considération de l'opinion publique qu'après avoir gagné celle du Roi. Il était évidemment valorisant aux yeux d'autrui de partager les goûts du Roi. La lecture du magistral ouvrage Bruits, de Jacques Attali, nous en apprend beaucoup à ce dernier égard, ainsi qu'aux liens qui unissent étroitement l'art, l'argent et le pouvoir politique.
Opinion ! Quelle opinion ?
A ces quelques exemples, nous aurions pu rajouter l'antipathie que vous vouez bien entendu à Saddam Hussein et à Milosevic ou, a contrario, l'inexplicable sympathie que vous avez subitement manifesté à l'égard de quelques peuplades dont vous ignorez pourtant tout, telles que les Kurdes, les Kosovars, les Tibétains, etc.
Auparavant, vous vous êtes pris de passion de la même manière pour les Biaffrais et pour les Vietnamiens, jusqu'à ce que ces derniers massacrent à leur tour des millions de personnes. Vous trouvez le nazisme "nauséabond" parce qu'il a causé la mort de six millions de juifs dans les camps de concentration. Mais l'idéologie communiste est pleinement tolérée, alors qu'elle a causé la mort de près de quarante millions de personnes dans le monde et a largement usé, elle aussi, des camps de concentration jusqu'à ces toutes dernières années. Pour preuve de ce comportement, celui qui ouvrira demain un site de vente aux enchères d'insignes et d'uniformes de gardes de camps de concentration soviétiques ou khmers rouges ne recevra, à n'en pas douter, aucune lettre d'indignation. Arrêtez un instant de lire le "prêt à penser" que l'on vous sert quotidiennement et demandez vous si il y une différence entre : exterminer massivement des individus en raison de leur origine ethnique ou pour leurs opinions et mode de pensée ? De la même manière, il n'a jamais été fait de cas des populations tziganes qui, elles aussi, furent exterminées dans les camps nazis. Peut être même ignoriez vous l'existence de cet autre génocide avant de lire ces lignes.
Vous commencez à apprécier le rap et vous êtes même tout prêt à l'assimiler à une culture ; mieux, à un art. Pourquoi ? Parce que le rap, qui est pourtant fortement lié à la violence urbaine, fait l'objet d'un "matraquage" médiatique tandis que la musique techno, pourtant plutôt pacifique quand à elle, est exclue de ces mêmes médias.
Et oui, vous le voyez, sans jamais un seul instant en avoir eu conscience vous avez largement été influencé.
Influences et contre-influences.
Le dernier exemple de l'exclusion médiatique de la musique techno -avec un fort bel ensemble- peut être expliqué par le fait que ce genre musical contemporain fait l'objet d'une exploitation par les narcotraficants soucieux de promouvoir le commerce des nouvelles drogues chimiques. Ce pourquoi les instances gouvernementales de presque tous les pays du monde se sont mobilisées pour soustraire la musique techno de leurs médias. A l'inverse, la promotion ouverte du rap permet de montrer à une certaine population urbaine qu'on lui accorde le "droit d'expression" qu'elle réclame.
Il s'est publié infiniment plus de livres depuis la fin de la deuxième Guerre Mondiale que durant les 500 années qui séparent cette dernière époque de la création de la première bible de Gutemberg. A peine a t'on fini de construire la Grande Bibliothèque de Bercy pour pallier au manque de place de l'ancienne, que nous apprenons qu'elle arrivera à saturation vers l'an 2025... Que d'écrits ! Mais que disent ils donc ?
Agent d'influence.
On ne compte plus les agents d'influence, autochtones journalistes et écrivains discrètement payés par des services secrets étrangers ou des groupes d'intérêts divers pour écrire des livres ou des articles destinés à orienter l'opinion publique. Au même titre que l'officier de renseignement, les journalistes et écrivains de renom sont fréquemment approchés par des agents secrets qui tentent de les influencer, de les corrompre, voire de les soumettre à un chantage.
Tel académicien ou tel chercheur sera ainsi généreusement invité dans un pays dans lequel il sera même reçu par les plus hautes autorités locales. Le parcours touristique sera soigneusement établi et présentera ce pays sous son aspect le plus flatteur. De retour chez eux, ces plumitifs privilégiés et "amis" ne peuvent évidemment s'empêcher d'écrire et raconter ce qu'ils ont vu et entendu en des termes élogieux. Certains deviennent même de fervents défenseurs d'une cause toute belle et toute nouvelle, et confinent parfois au militantisme. D'autres vont jusqu'à se convertir à une foi à côté de laquelle ils regrettent sincèrement d'être passé durant de si longues années.
C'est également la tache des services de contre-espionnage que de déceler ces agents d'influence, involontaires ou non. Comme il est beaucoup plus difficile de réunir des preuves à charges contre l'agent d'influence, les services de sécurité anticipent en prévenant discrètement les éditeurs et les médias. A titre d'exemple, il est possible en France de trouver des livres et d'innombrables articles de presse sur Vladimir Poutine. Pourtant, l'autobiographie de l'actuel président russe n'a fait l'objet d'aucune traduction, bien que les espérances de vente d'un tel livre soient tout à fait attrayantes pour un éditeur. Vous ne pouvez donc penser de Vladimir Poutine que ce que l'on veut bien vous en dire.
En Angleterre, la population est, consciemment ou non, conduite à s'intéresser aux Etats-Unis et à l'Australie, ne serait-ce que par le truchement des pratiques commerciales. En effet, on trouve peu de vins français dans les linéaires des supermarchés anglais, tandis que les vins australiens et californiens bénéficient de rayons entiers pour eux seuls. Pourtant, les côtes françaises ne sont distantes que de quelque dizaines de kilomètres des côtes britanniques, et il y a même un tunnel...
Ces quelques exemples permettent de comprendre que chaque population de chaque pays est inévitablement et inconsciemment conduite à adopter la position officielle de son gouvernement et à se soumettre aux orientations politiques de celui-ci.
Amérique contre Russie.
Lorsque la Russie était soviétique, les services spéciaux de ce pays ont développé d'efficaces moyens de désinformation qui sont parvenus à influencer le comportement de l'immense majorité des jeunes en Europe et aux Etats Unis durant plusieurs décennies. Au sein du KGB, le Département "D" chargé de ce travail parlait de "mesures actives" ("activinie myeropratiye"). Créé vers 1958 et confié à l'autorité du colonel Agayant, le Département "D", qui devint par la suite le Service "A", manipulait journalistes et écrivains pour lancer de vastes campagnes de désinformation visant à déstabiliser l'occident, et les Etats Unis en particulier . Ces campagnes partaient généralement d'Inde, pays avec lequel la Russie entretenait -et entretien toujours aujourd'hui- d'excellentes relations. Les articles à sensation publiés dans la presse indienne étaient ensuite repris par les médias occidentaux qui n'y voyaient bien souvent que du feu, partant naïvement du principe que c'était vrai puisque publié dans de grands quotidiens nationaux d'un pays à la relative neutralité...
Dans le jargon de l'espionnage, on parle de "caisse de résonance" pour évoquer la reprise d'un article de presse par d'autres médias.
En 1982, la presse occidentale fit donc caisse de raisonnance relativement à des articles de quotidiens indiens expliquant que le virus du SIDA avait été développé par l'armée américaine. En France, la vague d'antimilitarisme devait également beaucoup au Service "A" du KGB. Et nos grands partis écologistes d'aujourd'hui sont les descendants d'un mouvement antinucléaire initialement favorisé par le KGB en Allemagne de l'Ouest ("Atomkraft. Nein danke !"). A cet égard, l'action de désinformation se percevait aisément lorsque l'on constatait que les militants antinucléaires les plus farouches étaient en vérité totalement incapables d'expliquer comment se manifeste la radioactivité.
De leur côté, les américains ont bel et bien répliqué d'une manière plus souvent défensive. Peu après la Libération le SFIO, issu de la gauche résistante, était considérablement infiltré par les services spéciaux soviétiques, et la grande popularité du communisme en France et en Italie durant l'immédiat après guerre inquiétait beaucoup les américains. C'est pourquoi la CIA naissante manipula les mouvements d'extrême droite italiens, et aida beaucoup à leur développement. William Colby, fut le maître d'oeuvre de ces opérations spéciales en Italie. Et c'est ainsi que la CIA finança, à grand frais, la création de journaux italiens et de nombreuses campagnes d'affichage en faveur de l'extrême droite italienne. En France, n'en déplaise aux adhérents d'aujourd'hui qui ne le savent généralement pas, la création du puissant syndicat Force Ouvrière (FO) fut organisé et financé par la CIA, en 1947, pour casser le monopole des syndicats communistes.
1980/2001 : le "boom" de l'influence et de la désinformation.
Plusieurs facteurs ont permis le boom de l'action d'influence que nous connaissons aujourd'hui.
L'évolution technique, et l'explosion de l'informatique en particulier, ont permis, à partir des années 1980, une baisse considérable des coûts de la communication et donc leur accès au secteur privé. Avant cette période la publication et la diffusion d'un journal, d'un livre, d'une émission de radio ou de télévision représentaient des investissements si lourds qu'ils étaient réservés aux seuls Etats. Le boom de la presse, la venue des radio "libres", la multiplication des chaînes de télévision privées et, dernièrement, l'arrivée d'internet et sa démocratisation ont élargi à l'ensemble de la population le pouvoir de communiquer massivement. Ainsi, sous des titres parfois anodins, les mouvements sectaires publient des livres ayant pour but véritable le prosélytisme. Ainsi, derrière tel magazine automobile se cache une marque de pneus. Ainsi, telle radio libre est financée par un parti politique. Ainsi tel site internet est financé par un groupe extrémiste. Il est difficile de lutter contre ces nombreuses formes contemporaines d'actions d'influence, car le concept fort à la mode de "libertés d'opinion et d'expression" permet beaucoup d'abus. En outre, il est dans la plupart des cas impossible de désigner clairement les brebis galeuses, sous peine de faire l'objet d'attaques en diffamation.
A titre d'exemple, il y a peu, un puissant éditeur de logiciels informatique américain créa une association ayant pour but de faire sa propre police contre le piratage informatique, par la méthode de l'incitation à la délation. Malgré les pratiques étranges et assez contestables de cette association -prise en flagrant délit de chantage au Brésil- il est impossible de s'attaquer à elle sans immédiatement s'exposer aux foudres de son cabinet d'avocats, très vindicatif. Impossible également de s'adresser directement à cette association qui est pourtant omniprésente dans les salons informatiques, mais qui disparaît pour laisser place à ses avocats dès qu'on lui demande plus simplement de s'expliquer clairement sur ses pratiques.
Il y a deux ans, en France, une célèbre marque de voiture américaine fit un spot télévisé pour un monospace qui fut principalement diffusé sur une chaîne câble/satellite s'adressant à une classe sociale aisée. La bande sonore, qui ne parlait pas beaucoup, sinon pas du tout, du véhicule présenté, était en fait une action d'influence destinée à inciter les cadres supérieurs à partir travailler aux Etats Unis. La Silicon-Valley manquait alors cruellement d'informaticiens qualifiés.
En France, au début des années 80, le nouveau gouvernement socialiste cherchait à inciter les français à créer des entreprises, et il fallait trouver un personnage charismatique incarnant la réussite sociale par la création d'entreprises. Pour ce faire, une émission télévisée diffusée à une heure de grande écoute présenta sous la forme d'un reportage les profils de sept français entreprenants et dynamiques. Parmi ceux-ci se trouvaient le publicitaire Jacques Séguéla, le patron du Club Med Gilbert Trigano, l'avionneur Serge Dassault et le jeune Bernard Tapie. Dans les jours qui suivirent l'émission, un sondage auprès des téléspectateurs fut effectué, et le personnage unanimement désignée comme le plus représentatif fut Bernard Tapie. A compter de ce jour, il ne sa passa plus une seule semaine sans que l'on parle de Monsieur Tapie dans les médias. L'homme bénéficia d'inhabituelles facilités pour entreprendre l'incroyable suite que nous lui avons connu, ceci pour mieux persuader les français qu'il était plus simple de se lancer dans les affaires qu'il n'y paraissait. Plus récemment, un célèbre éleveur de volaille français, incarnant fort bien la réussite sociale sans diplômes, fut pressenti pour prendre la relève de Tapie ; la place étant encore actuellement vacante.
A l'usage, Bernard Tapie fut effectivement un excellent homme d'influence "à usage interne" car ce personnage, et le battage médiatique qui fut organisé autour de lui, favorisa bel et bien d'innombrables créations d'entreprises.
L'internet, et globalement l'informatique, sont aujourd'hui formidablement étayés par une presse spécialisée qui a véritablement envahi les kiosques. Un grand nombre de ces magazines sont créés, ou discrètement sponsorisés, par de grandes marques ou des groupes de pression afin d'inciter et orienter la consommation.
Philips Millenium et Belvedere se dispute le marché de l'embouteillage... Partant du principe que la meilleure défense, c'est l'attaque, la société Edelman travaillant pour le compte de Philips Millenium met en ligne le 12 octobre à 20 heures un site Internet offensif contre Belvédère. La date ne doit rien au hasard : le lendemain, 13 octobre, Belvédère présente ses comptes semestriels.
Les effets sont dévastateurs : le cours boursier de Belvédère s'effondre, la presse économique et financière reprend en majorité les thèses de Millenium, la COB ouvre une enquête sur la communication financière de Belvédère.
Suite à une plainte de Belvédère pour dénigrement commercial, le Tribunal de Commerce de Paris décide la "fermeture" du site Millenium en décembre 1998, deux mois après son apparition. Le mal est déjà fait :
Belvédère s'est montré incapable de contre-attaquer sur le terrain d'Internet
Le site Millenium n'était pas le fait d'amateurs : il avait été réalisé par la filiale française d'une des plus importantes agences américaines de relations publiques, Edelman le site ne constituait que la partie émergée de l'opération de déstabilisation sur Internet : Edelman contrôlait des bases de données spécialisées qui lui permirent d'adresser directement ses messages, par mail, à des cibles privilégiées, en premier lieu les journalistes économiques et financiers.
Trop heureux de recevoir une information pré-mâchée et trop pressés pour la vérifier, ceux-ci la reproduisaient en général dans leurs médias sans la discuter : le point de vue de Phillips Millenium devint ainsi la version officielle de l'affaire.
Mieux ou pire, lorsque ces médias disposaient d'un site Internet, un lien renvoyait au site Phillips Millenium pour plus d'informations.
Edelman et son désir trop fort d'assurer sa promotion en même temps que la campagne de son client a commis plusieurs fautes : l'attaque a été menée à "adresse découverte", sans tentative pour brouiller les pistes quant à l'identité réelle du pourvoyeur d'informations ; cela explique que le site ait pu être fermé aussi vite sans renaître immédiatement de ses cendres sur d'autres serveurs, loin de l'hexagone.
L'information et la désinformation sur Internet se sont depuis sophistiquées : les manipulateurs avancent toujours mieux camouflés sous des noms d'emprunt, par exemple sur des forums dont ils tentent d'influencer le contenu au bénéfice de leurs employeurs.
Désinformation et économie.
L'étude du déroulement des plus grands krach boursiers de l'histoire, à commencer par celui de 1929, a permis de comprendre que ceux-ci étaient majoritairement dus à une absence de contrôle de l'information boursière. Les évolutions des marchés boursiers doivent en effet essentiellement aux excès d'optimisme et aux mouvements de panique. Lors du plus célèbre de tous les krach boursiers, celui de Wall Street, en 1929, tous les journaux s'empressèrent de publier en grands titres la chute des valeurs. Cette hyper-dramatisation dont use ordinairement la presse pour capter son auditoire généra une véritable panique qui, tel un effet de Larsen, décupla littéralement l'effet du krach. De nos jours, une observation attentive du comportement des médias permet de comprendre que ces derniers sont devenus de véritables acteurs de la régulation économique. Citons quelques exemples.
Jusqu'au mois de mars 1999, la chaîne câblée LCI plaçait en quasi permanence l'indice du CAC 40 en incrustation en bas et à droite de l'écran. Jusqu'à ce mois de mars fatidique, on pouvait ainsi suivre en permanence et en temps réel l'étonnante croissance de cet indice des valeurs françaises. Lorsque le Nasdaq chuta brutalement, il entraîna dans sa chute une baisse significative des autres valeurs, dont le CAC 40 qui aurait bien voulu continuer sa course jusqu'à 7000 points. C'est peu après le début de ce krach localisé sur les valeurs des nouvelles technologies que l'on vit disparaître pendant plusieurs semaines, purement et simplement sans explication aucune, l'indice CAC de l'écran de LCI. En outre, les informations des commentateurs spécialistes de cette chaîne se firent soudainement plus nuancés, au point qu'il semblait nécessaire d'aller chercher de l'information boursière ailleurs.
Toujours dans le domaine boursier, les téléspectateurs français ont été habitués, des années durant, à voir apparaître le chroniqueur économique René Tendron présenter l'actualité boursière à la fin de chaque journal télévisé. Depuis quelques temps les informations boursières quotidiennes ont totalement disparu -dans un bel ensemble- de toutes les chaînes de télévision hertziennes françaises.
Enfin ; intéressez vous attentivement à tel ou tel magazine qui titrera, en gros "C'est la reprise !" alors qu'une étude sérieuse des chiffres de l'économie à cet instant démontre formellement le contraire.
Meetings et rassemblements.
Les grands rassemblements, les effets de son et lumière et les chants dynamisent les foules dans des proportions parfois à peine croyables. Tous ces artifices ont été mis au point, formalisés et éprouvés par les nazis, et en particulier par le spécialiste de la communication Goebels qui planifia les grands rassemblements de type "Nuremberg". Le caractère de solennité de ces rassemblements, amplifiés par le son et les lumières, exerce une influence considérable sur tous ceux qui ne les ont pas étudiés. Aujourd'hui, tous les grands partis politiques ont repris, à la lettre, l'organisation de meetings selon les méthodes de Goebels. Mais tel est également le cas de quelques sectes, dont Moon en particulier, qui organisent dans de grands stades de tels rassemblements. En Russie, où les sectes sont devenus très présentes depuis la fin de l'empire soviétique, de grands rassemblements sectaires très savamment organisés débouchent sur de nombreux cas d'hystérie collective. Il faut comprendre que les individus les plus faibles psychologiquement, et les plus démunis, sont plus facilement réceptifs à ces méthodes sophistiquées de manipulations.
Les rave party sont une évolution à dominante technologique de ces techniques "foule-son-lumière" auxquelles il faut toujours ajouter un leader : le "DJ".
Pour parler un peu technique, les ondes alpha émises par le cerveau à travers le système nerveux ont une fréquence de 25 Hz. Un individu exposé à des lampes stroboscopiques calées sur cette fréquence perdra totalement ses moyens. Les sons de basse fréquence ont également une influence très importante et influent même sur l'organisme au delà d'un certain seuil. Ainsi, des sons puissants d'une fréquence égale ou inférieure à 20 Hz déclenchent la nausée au bout de quelques minutes. Toutes ces nouvelles techniques, lorsqu'elles sont pleinement maîtrisées par des spécialistes, diminuent dans de très importantes proportions le sens critique de l'individu. Mais nous abordons là un autre sujet qui s'inscrira dans le cadre d'un prochain article sur les privations sensorielles et autres méthodes de torture modernes.
Le fonctionnement de l'action d'influence.
Indépendamment de toute influence extérieur, chaque individu se forge sa propre opinion d'un événement donné. C'est la présence d'un "leader" qui fait se constituer des groupes qui peuvent facilement devenir antagonistes. Faute de ce leader, chaque individu agira pour ses intérêts propres sans vraiment se soucier de l'avis de ses congénères. A partir du moment ou une majorité ayant une opinion identique se forme, on peut douter de l'authenticité de l'opinion de la majorité des représentants de ce groupe. Si cette opinion concerne deux personnages antagonistes de la scène politique, ou deux pays en conflit ouvert, on devrait voir plusieurs groupes se former : ceux qui sont pour l'un et ceux qui sont pour l'autre, ainsi qu'un troisième groupe qui n'a pas encore fixé son choix. Si il y a un déséquilibre important entre les deux premiers groupes et que l'on assiste à une minoration du dernier groupe étiqueté "sans opinion", c'est parce qu'il y a eu action influence.
Lors de guerre du Golfe, l'immense majorité des occidentaux se prononçait en faveur d'une action militaire à l'encontre d'un "tyran". Et pour cause puisque ces populations n'avaient été exposées qu'à une seule source d'information. Ces proportions n'auraient pas du tout été les mêmes, si on avait laissé Sadam Hussein exprimer son point de vue selon un temps de parole identique à celui des leaders occidentaux.
En effet, il est extrêmement rare que la réalité se conforme aux modèles issus du cinéma, tels que les gendarmes et les voleurs, les gentils cow boys et les sauvages indiens (ce dernier binôme a dernièrement été inversé), bref, les "méchants" et les "gentils". Dans la réalité, et compte tenu de la nature humaine qui est ce qu'elle est, il est totalement impossible que le gentil soit 100% pur gentil et le méchant 100% pur méchant. Saddam Hussein estimait avoir de valables raisons d'investir le Koweït (nous autres français l'avions d'ailleurs précédemment encouragés à attaquer l'Iran et convenablement équipé pour cela). De leur coté les Etats Unis estimaient avoir de valables raisons de ne pas le laisser faire. Or, nous autres occidentaux avons unanimement pris parti contre l'Irak, sans avoir pris connaissance de tous les aspects du comportement de ce dernier. Pour que nous soyons à ce point influencés, il a fallut que les média sélectionnent exclusivement les aspects négatifs des actions de Saddam Hussein, tandis que tous les bons ont été soigneusement occultés. Il y a donc eu indiscutablement désinformation durant la guerre du Golfe.
Lorsque l'action d'influence atteint un certain seuil, optimum, l'acquiescement de l'opinion débouche sur une psychose collective, pour reprendre l'expression, fort approprié de Vladimir Volkoff, grand spécialiste de l'étude de la désinformation. Lors de cette étape, l'individu perd tout sens critique et souhaite lui même être abreuvé du sujet qui l'a influencé. A ce stade, Vladimir Volkoff parle de "vampirisme", en nous expliquant que celui qui est mordu par le sujet devient mordeur à son tour. Passionné par le sujet, il devient lui même un vecteur d'opinion et influence à son tour son entourage. Bref, le désinformé devient désinformateur...
Les deux célèbres chercheurs américains spécialistes de la désinformation, Alvin et Heidi Tofler, ont recensé six moyens de faire perdre aux individus leur sens critique dans le cadre d'une action de désinformation visant un pays ennemi :
1) l'accusation d'atrocités ;
2 )l'exagération des enjeux ;
3) la diabolisation ou la déshumanisation de l'adversaire ;
4) la polarisation intransigeante (ex. : si vous n'êtes pas avec moi, vous êtes donc contre moi) ;
5) l'invocation d'une sanction divine (l'efficacité de ce moyen est minimisé au sein des populations laïques) ;
6) la "métapropagande" (art de discréditer l'information de la partie adverse en la qualifiant arbitrairement de propagande).
Le mécanisme de la rumeur.
La rumeur est aussi difficile à faire pousser que les champignons sauvages. Autrement dit, sa création et son développement son parfaitement aléatoires. Tel semis de rumeur prendra, là où tel autre ne prendra pas, sans que l'on puisse expliquer pourquoi encore aujourd'hui. Telle révélation tout à fait étonnante et parfaitement vraisemblable ne sera pas relayée et disparaîtra, tandis que le plus éhonté des ragots pourra facilement s'étendre à tout un pays, et parfois même traverser les frontières par delà les océans. Il y a quelques années on trouvait régulièrement sur le serveur de newsgroups internet finlandais anon.penet.fi des témoignages de pilotes mettant en cause la fiabilité de l'avion Airbus A 320. Cette tentative d'intoxication par la création d'une rumeur fut relayée par de nombreux envois anonymes de mails à des décideurs de compagnies aériennes, agences de voyage et pilotes. Là, cette tentative connut un grand succès car, grâce à l'internet, elle fut reprise et rapidement rediffusée sur tout le globe.
Le chercheur spécialiste français de la communication, Jean Noël Kapferer a consacré un livre entier au phénomène de la rumeur. Pour illustrer la rumeur et le type de messages qu'elle véhicule ordinairement, nous pouvons citer ce cas du paquet de cigarettes Marlboro dont on prétendit longtemps aux Etats Unis que le dessin de la partie supérieure rouge était censé discrètement représenter le "K" du Ku-Klux-Klan. De même qu'il fut allégué que le logo de la firme Procter et Gamble -une lune sur fond de ciel étoilé- était dût à des liens avec la secte Moon.
Les dernières évolutions de l'action d'influence.
Aujourd'hui, de grandes entreprises peuvent avoir une capacité financière qui égale ou dépasse celles de quelques Etats. Mais certaines de ces grandes entreprises sont infiltrées, voire contrôlées par des services de renseignement. L'actualité a d'ailleurs récemment rapporté les soupçons qui pèsent sur l'entreprise américaine Microsoft. Il a été dit en effet que cette entreprise emploierait des agents des services spéciaux américains. Il est bien entendu possible que cette information soit elle même une action d'intoxication s'inscrivant dans le cadre d'une vaste campagne anti-Microsoft qu'il est devenu impossible de ne pas remarquer. Mais la taille de cette entreprise américaine, et le pouvoir économique et sociale considérable qu'elle exerce sur le monde, nous fait dire qu'il est totalement exclu que Microsoft n'ait pas été infiltré par des agents américains... et par ceux d'autres pays.
Ainsi que nous l'avons rapporté plus avant en citant l'exemple de ce spot télévisé pour un monospace américain, un examen critique des campagnes de communication lancées par de grandes entreprises met parfois en évidence des actions d'influence sous jacentes. Ces dernières actions ne sont pas nécessairement néfastes car, dans le cas, par exemple, d'une série de spots télévisés diffusée par une grande entreprise européenne dans son pays d'origine, on identifiait aisément des actions de communications cachées visant à inciter la population de meilleurs sens sociaux et moraux.
Globalement, on peut dire que l'on assiste à de nouvelles méthodes de communication publique constituées de messages civiques cachés dans de banales publicités d'entreprises privés. Ce qui démontre formellement du même coup les liens étroits qui unissent parfois certaines entreprises privées aux gouvernements.
Le cinéma permet lui aussi l'action d'influence. Ainsi avons nous clairement relevé des actions d'influence dans le scénario de quelques films. Par exemple, le film Goldeneye, de la série James Bond, ne laisse aucun doute quand à l'identité réelle du personnage que le méchant de ce long métrage veut suggérer. Dans Goldeneye, un dialogue entre le méchant -patron d'une grande entreprise aux visées monopolistique- fait état de bugs intentionnellement glissés dans la dernière mouture des logiciels qu'elle produit. Comment ne pas songer en visionnant ce passage à une certaine grande entreprise américaine éditrice de logiciels qui fut justement longtemps victime de cette accusation ?
Un peu d'histoire.
Au terme de cet article que nous avons délibérément amputé d'une introduction historique qui l'aurait rendu trop académique aux yeux d'un vaste public, nous souhaitons toutefois rappeler que les bases de l'action d'influence et de désinformation sont puisées par toutes les agences de renseignement du monde dans les textes du stratège chinois Sun Tzu. Aujourd'hui encore, les chercheurs et historiens n'ont toujours pas démontré si tous ces textes, réunis en un volume intitulé L'art de la guerre, ont tous été réellement écrits par Sun Tzu ou si il s'agit d'une compilation d'enseignements de multiples généraux chinois. On situe la période à laquelle cette compilation a eu lieu aux environs des 2500 ans. Nous vous recommandons bien entendu la lecture de Sun Tzu, universellement apprécié au sein des académies militaires du monde entier. Citons ce célèbre extrait :
" Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie.
C'est pourquoi, lorsque vous êtes capable, feignez l'incapacité ; actif, la passivité.
Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin que vous êtes proche.
Appâtez l'ennemi pour le prendre au piège ; simulez le désordre et frappez-le ".
La plus célèbre et la plus formidable action de l'histoire de la désinformation a sans conteste été montée par l'église catholique durant toute la période du moyen-âge. En effet, lors de cette époque, les seuls livres existants étaient exclusivement écrits à la main par des moines copistes, et la lecture de la bible impliquait obligatoirement la connaissance du latin, ce qui n'était donné qu'à une caste d'érudits privilégiés. Le reste de la population devait s'en remettre aux religieux et prédicateurs qui, la griserie du succès aidant, ajoutèrent aux écritures quelques nouvelles créations telles que : le diable et son enfer, le purgatoire et le paradis. Ceci permettait de soumettre les peuples, et leurs rois, au chantage : "si tu ne fais pas comme j'ai dis, tu iras bruler dans les flammes de l'enfer. Dans le cas contraire, je te promet le paradis".
Comme tout bon tyran patenté, l'église voulait monopoliser le savoir et sa transmission par les écritures, et donc n'aimait pas trop la concurrence. C'est pourquoi il fut rapidement décrété que tous les esprits un peu trop portés sur les sciences devaient être accusés de sorcellerie, et donc de liaisons coupables avec le diable. On se débarassait facilement de ces géneurs avec la complicité des autorités gouvernementales, et on peut penser aujourd'hui que plus d'un Léonard de Vinci en herbe finit au bucher avec tout son matériel. Mais on n'arrète pas le progrès, et l'arrivée presque simultanée de Gutemberg et de Martin Luther mit un terme à cette vaste campagne de manipulation des masses qui dura... des siècles.
Le 31 octobre 1517, Luther écrivit à l'Archevêque de Mayence en le priant de mettre fin à l'opération scandaleuse des "indulgences". Il y joignit les fameuses Quatre-Vingt-Quinze Thèses "sur la vertu des indulgences" et demanda l'organisation d'une dispute sur ces propositions afin de contribuer à la clarification de la doctrine des indulgences, qui n'avait pas encore été définie par l'Église. Ce qui paraît clair, c'est que ces thèses étaient destinées à la publication. Elles ne furent imprimées qu'à la fin de l'année et firent alors sensation.
Certes, Luther avait seulement voulu critiquer un abus existant dans l'Eglise ; mais, comme il s'agissait d'une mesure ordonnée par le pape, son geste lui valut une dénonciation à Rome de la part de l'archevêque Albrecht. Et, par ce biais, l'"affaire Luther" devint bientôt un conflit de principe sur la question de l'autorité. Dans le cours de ce débat, la théologie de Luther évolua rapidement. Selon ses propres indications, il parvint en 1518, à force de réfléchir à ("le juste vit de la foi"), à sa découverte théologique décisive, à savoir que Dieu n'exige pas de l'homme la justice, mais l'octroie gratuitement au croyant dans le Christ. C'était là un renversement complet : désormais il n'était plus question d'ascèse pénitentielle, mais bien de la réception de la justice gratuitement offerte ; une première catastrophe pour les saints tyrans.
D'un trait et en toute logique, se développa à partir de là le programme de la Réforme, qui, grâce à l'imprimerie, fut connu rapidement à travers l'Allemagne et même au-delà. Bien entendu, la messe était encore célébrée selon l'Institution avec du pain et du vin ; cependant, elle n'était plus considérée comme un sacrifice, mais comme un don de Dieu reçu dans la foi. Les autres sacrements étaient abrogés comme n'ayant pas été institués par le Christ. L'Eglise comprise comme institution sacramentelle était ainsi mise en question.
Tandis qu'à Rome reprenait le procès intenté à Luther, la bulle qui le menaçait d'excommunication fut publiée en juin 1520 et ses livres furent brûlés (encore ce feu "purificateur" que l'on retrouve aujourd'hui dans la symbolique de l'idéologie d'extrême droite). Il réagit le 10 décembre en brûlant la bulle papale et, qui plus est, le droit canon : il ne reconnaissait plus le système juridique ecclésiastique. La rupture avec Rome était ainsi consommée.
Selon le droit en vigueur, cette excommunication entraînait la mise au ban impérial. Charles Quint avait cependant promis aux Etats de l'Empire que personne ne serait mis au ban sans leur accord. Luther fut donc convoqué en 1521 devant la Diète qui se tenait à Worms. Se réclamant de sa conscience liée par la Bible, il refusa de se rétracter comme on l'exigeait de lui. De son côté, Charles Quint prit position en sa qualité de protecteur de l'Eglise, contre laquelle un moine mendiant à lui seul ne pouvait avoir raison. De ce jour, il devint l'adversaire principal de Luther, encore que ses intérêts européens ne lui laissassent pas alors le temps de suivre l'affaire. Par l'édit de Worms, Luther et ses disciples furent mis au ban et ses livres interdits ; mais cela n'empêcha pas ses idées de continuer, dans l'ensemble, à se répandre.
À son retour de Worms, Luther fut mis en sûreté par l'électeur Frédéric pour dix mois à la Wartburg, près d'Eisenach. Dans cette retraite, il écrivit divers ouvrages de polémique, notamment sa réponse à la condamnation qu'à son tour la Sorbonne avait prononcée contre lui, et une réfutation de l'obligation de se confesser, la confession étant cependant maintenue, mais laissée à la liberté du croyant. Plus incisif était le " Jugement" qu'il rédigea sur les voeux monastiques : Luther estimait ceux-ci incompatibles avec la foi et la liberté chrétiennes ; les exigences bibliques, à ses yeux, valaient pour tous les chrétiens sans distinction ; la chasteté ne se confondait pas avec le célibat, mais s'imposait précisément dans le mariage comme état approuvé par Dieu. Cet écrit eut pour effet que beaucoup de religieux et de nonnes, en toute bonne conscience, quittèrent leurs couvents et qu'en de nombreuses régions ce fut l'effondrement de la vie monastique. De ce séjour à la Wartburgs date aussi la première partie de la Postille , le recueil des sermons qui allaient faire de Luther le prédicateur le plus connu des pays de langue germanique. Enfin, c'est dans cette retraite qu'il traduisit en allemand le Nouveau Testament ; sa traduction de l'ensemble de la Bible fut terminée en 1534.
Dans l'Empire, l'implantation luthérienne connut pourtant bien des vicissitudes. Si, lors de la diète de Spire en 1526, Charles Quint dut accepter de laisser aux princes toute liberté en matière de religion, il revint sur cette concession à la deuxième diète de Spire, en 1529, ce qui entraîna une protestation de cinq princes et de quatorze villes libres ; telle est l'origine du nom de "protestants", donné aux partisans de la Réforme. L'avènement du livre à cette époque permit une action de contre-influence décisive qui mit fin au monopole de la transmision écrite du savoir et de son orientation par les religieux.
Contrairement à ce que les manuels d'histoire élémentaire nous expliquent, la dénonciation du pouvoir tyrannique et de l'influence exercé par l'église sur l'Etat ne doit pas qu'à Martin Luther. En effet, un autre érudit et enseignant d'Oxford, Guillaume d'Ockam, rédigea vers les années 1335/1340 un texte connu sous le nom de Court traité du pouvoir tyrannique. Ce texte, récemment traduit en langue française (3) est aujourd'hui considéré comme un des jalons essentiels du long cheminement qui a permis d'aboutir à la séparation de l'église et de l'Etat.
La liquidation des prisonniers effacée des archives.
Voici un exemple de désinformation inclus dans les archives : le rédigé de documents soviétiques du NKVD concernant l'extermination des officiers polonais en 1940 - pendant la collusion soviéto-nazie - change après l'attaque allemande de l'URSS en 1941. La mention d'"opération de service" indiquant en terme du NKVD la liquidation des prisonniers de guerre polonais disparaît des nouveaux documents et les chiffres changent. On peut donc présenter les uns ou les autres... En effet, Staline prépare alors une nouvelle stratégie politique en direction des Alliés, dont la Pologne fait partie, mais que Moscou veut évincer, continuer à liquider, puis occuper et asservir. Cette nouvelle stratégie, y compris idéo-politique, est appuyée sur le mensonge et la négation à l'époque, mais aussi sur leur préparation pour l'avenir. Il s'agit de la négation du massacre de Katyn (1940) incidemment découvert et de la dissimulation du génocide polonais, encore aujourd'hui objet de négations sporadiques.
Ainsi, la lecture et le calcul des chiffres dans les archives dévoilées sont ardus. La méthode historique doit alors se doubler de la méthode soviétologique. Il est à noter que celle-ci se perd faute de soviétologues, remplacés tambour battant par des "transitologues", dont la spécialité ambiguë ne précise pas qui transite vers quel système, mais qui affirment triomphalement la fin du communisme soviétique. Dans ce cas aussi on a donc un exemple actuel - pour le présent politique, mais aussi pour l'histoire future - de préparation des faits et des mots destinée à dissimuler les avatars de la réalité communiste, y compris au sein des pays occidentaux, sous des étiquettes "sociales" (socialistes), "démocratiques" (populaires), ou même "libérales" (matérialistes sans rapport avec la liberté), et toujours "collectives" (communistes?). La méthode communiste de désinformation et d'intoxication a été trop efficace pour être modifiée.
Rideau de fumée idéologique et "Fédération européenne communiste"
Reprenons l'exemple historique du génocide polonais commis par la Russie bolchevique et l'Union soviétique après l'annexion par le Kremlin de l'Ukraine et de la Biélorussie occidentales polonaises et leur "union soviétique" à la faveur du pacte Ribbentrop-Molotov en 1939 pendant la collusion de Staline avec Hitler. Il faut se rappeler, en effet, que le génocide polonais avait été entrepris bien avant 1939 par la Commission Extraordinaire Pan-Russe auprès du Conseil des Commissaires du Peuple (Vétchéka) d'origine, devenue la Direction Politique d'Etat (GPU), puis le NKVD. La tentative idéologique et politique communiste de limiter l'étude de ce génocide national, autant que politique (politicide), à la période 1939-1941 prétend accuser Staline de déviation du léninisme. Alors qu'un génocide et politicide antérieurs mettent en cause Lénine, mais aussi Trotsky. Or, le trotskysme sert encore aujourd'hui de recours révolutionnaire permanent et surtout mondial, mais "antimondialiste", à une partie de l'eurocommunisme "révisé" à "visage humain", à caractère humanitaire social mais sans humanisme libéral, affichant la défense des valeurs socialistes et collectivistes ("collectives" et "sociales") globales, mais hostile à la globalisation capitaliste, bref, l'un des piliers de la future fédération européenne. Trotsky avait lancé le premier ce projet de "Fédération européenne communiste" , que les Polonais avaient fait capoter en 1920, à l'issue de leur guerre victorieuse, qui fut la "seule guerre perdue par Lénine" et par la Russie soviétique.
1917-1920
Les Polonais justement... On ne sait pas exactement combien de morts a fait le "Brasier" des Confins orientaux polonais depuis la Révolution russe de 1917 jusqu'à la victoire polonaise de 1920: sans doute une ou deux centaines de milliers de Polonais de ces territoires occupés par les tsars lors des partages de la Pologne au XVIIIème siècle et partiellement repris par la IIème République Polonaise renaissante en 1918-1920.
1928-1938
Ensuite, selon les archives soviétiques, 800 000 Polonais ont été liquidés physiquement, de 1928 à 1938, pendant les purges de l' "Opération POW" et de l' "Opération polonaise du NKVD", étendues au parti communiste polonais. La liquidation de ce parti (KPP) déborda et atteignit 134 529 personnes qui n'étaient pas toutes du parti, mais avaient participé ou servi aux expériences socio-politiques des communistes sur les Polonais de la partie des Confins orientaux polonais laissés à la Russie par le traité polono-bolchevique de Riga en mars 1921, après la défaite de Moscou.
1939-1941
En septembre 1939, à la suite de la campagne germano-russe contre la Pologne et de la double occupation du pays, 5 274 000 Polonais des Confins orientaux de la République (39,96% de la population autochtone) se sont trouvés sous occupation soviétique. En dehors de chasses à l'homme, d'arrestations et d'internements ou de liquidations immédiates, Moscou a ordonné une opération d'enregistrement par le NKVD des "éléments socialement dangereux". Ces derniers ont été évalués à plus de trois millions. L'enregistrement a précédé les déportations, qui ont atteint 1 692 000 Polonais, mais pas les trois millions désignés par le Kremlin. Ces déportations qui ont repris dès l'entrée en 1944 de l'Armée rouge en Pologne orientale, ont encore frappé 49 600 soldats de la Résistance polonaise antinazie (A.K.) et 50 200 Polonais civils.
Une lecture faussée.
Une lecture à la lettre des archives soviétiques révèle que des Polonais "réfractaires" à la "libération" soviétique, c'est à dire à l'agression et au "couteau planté dans le dos de la Pologne" par Moscou le 17 septembre 1939, selon l' historiographie universelle, pouvaient être convaincus de "crime de droit commun", notamment d'appartenance à des "organisations nationalistes et militaro-fascistes". C''est à dire à l'armée régulière polonaise et à la Résistance aussitôt organisée contre l'envahisseur nazi, auquel s'était joint l'envahisseur soviétique. La Résistance était appelée dans ces archives "agitation". Prisonniers, les Polonais étaient "pris en charge". Les populations civiles déportées étaient, selon ces dossiers, "déplacées".. La Pologne occupée par le Reich hitlérien était désignée dans les textes soviétiques comme territoire "sous juridiction allemande". Alors que la partie de l'Etat polonais occupée par l'URSS était appelée "Ukraine et Biélorussie occidentales". Cela influence encore aujourd'hui la lecture des faits et le calcul des Polonais soumis au génocide. En effet, combien étaient Polonais, combien Biélorusses et Ukrainiens ou Juifs polonais ? Tous étaient citoyens polonais, en tout cas.
En 1939, il y avait aux Confins orientaux de la République Polonaise occupés par l'URSS, 5 274 000 Polonais, 4 529 000 Ukrainiens, 1 945 000 Biélorusses, 1 109 000 Juifs, 134 000 Russes, 89 000 Allemands, 84 000 Lithuaniens et 35 000 Tchèques, "ci-devant" citoyens polonais. D'autre part, dans les territoires de l'Est auxquels la Pologne avait renoncé en 1921, les autorités soviétiques avaient arbitrairement et brutalement dénié la nationalité polonaise à quelque 60% de Polonais. Malgré que l'on avait, dans l'administration soviétique elle-même, prouvé la falsification du recensement, et que l'on avait même refait les comptes officiellement, ce sont les premières données qui ont été conservées et utilisées. Elles l'ont aussi été au cours de la seconde et dramatique falsification que fut l'opération de "passeportisation" soviétique des citoyens polonais survivants en 1943, assimilant ceux-ci à des citoyens soviétiques et les retenant de force en URSS (37 950 Polonais gardés en déportation). Dans les archives, ce sont ces chiffres-là qui sont les premiers fournis. Ils continuent donc à tromper.
Des chiffres trompeurs.
Il faut prendre en compte, quand on manie les chiffres selon Moscou :
1.l'assassinat et la déportation de Polonais sans trace ni mention d'aucune sorte de "Polonais", sauf les témoignages et les rapports d'époque des victimes et des résistants chargés de l'observation et de la recherche;
2. le déguisement des crimes politiques et "antinationaux" de l'Etat-parti soviétique et de ses "organes" de répression - crimes considérés comme nécessaires à l' "internationalisme" prolétarien communiste au profit de Moscou - sous des appellations anodines, le plus souvent de droit commun, destinées à édulcorer les faits et à brouiller les pistes sur le moment et pour l'avenir;
3. le camouflage, par les autorités soviétiques, des Polonais liquidés sous la nationalité des autres autochtones des Confins orientaux de la République Polonaise occupée;
4. la dissimulation par des Polonais eux-mêmes, conscients de jouer leur vie, de leur nationalité polonaise, et leur propre camouflage sous la nationalité d'emprunt des autres autochtones de l'Est de leur Etat occupé et annexé par l'URSS.
Rétablir une lecture exacte
C'est ainsi que l'on arrive très souvent à l'explication de la différence de chiffres entre diverses sources. Par exemple, en juin-juillet 1940, le rapport polonais remis à Londres en 1941 par la Résistance estime les déportés à 400 000. Alors que des sources citées récemment donnent le chiffre de 240 000, et que le NKVD annonce 78 000 Polonais "déplacés". On sait aujourd'hui que cette déportation a été organisée de concert par le NKVD et la Gestapo à Zakopane, dans les Tatras près de Cracovie, dans le cadre des réunions de "travail" et d' "échanges" en hiver 1939-1940. La Gestapo a autorisé ses collègues du NKVD à déporter 240 000 Polonais de Pologne occidentale, réfugiés devant l'avance allemande en Pologne orientale. Et non "en URSS", comme le disent ou l'écrivent certains en cédant à l'intoxication par la simplification, mais bien en Pologne, dans leur propre pays, avant l'agression et l'occupation soviétique. Certaines sources, ou certains chercheurs et journalistes d'aujourd'hui ne retiennent donc que le nombre de réfugiés ayant fait l'objet des accords Gestapo-NKVD. Sans mentionner les "accords Gestapo NKVD", pour occulter cet événement gênant. Pour leur part, les enquêteurs clandestins de la Résistance en 1940 qui se trouvaient sur le terrain au moment des faits et des crimes, prennent en considération aussi les 160 000 Polonais autochtones déportés avec leurs compatriotes réfugiés de l'Ouest de leur pays. Et non "fuyards", ainsi que les qualifient les archives soviétiques, afin d'introduire une connotation péjorative. En revanche, le NKVD ne reconnaît la nationalité polonaise qu'à 78 000 habitants. Soit en considérant les autres comme Ukrainiens, Biélorusses ou Juifs, automatiquement soviétiques dès l'occupation de ces territoires par Moscou, soit en camouflant, ou en faisant disparaître des rubriques, les "éléments socialement dangereux", afin d'effacer leurs traces plus facilement. C'est ainsi que des documents soviétiques, même authentiques, faussent parfois les chiffres dès l'origine.
Sources :
Petite histoire de la désinformation, Vladimir Volkoff.
Bruits : essai sur l'économie politique de la musique.
Court traité du pouvoir tyrannique. Guillaume d'Ockam.
Archives CIA
Archives Jean-Paul Ney et www.intelink.org
Archives KGB
Centre International de l’Info-Stratégie et du Renseignement
Ecole de Guerre Economique
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lundi, juin 20, 2005
C dans l'air
Le libéralisme est il tabou en France ?
Pourquoi ne pas remettre en cause le modèle français ?
Pourquoi ne pas faire voter une deuxième fois les français ?
Pourquoi ne pas remettre en cause le modèle français ?
Pourquoi ne pas faire voter une deuxième fois les français ?
les trentenaires
Semaine du jeudi 9 juin 2005 - n°2118 - Notre époque
Lâche l’affaire, camarade, le vieux monde est derrière toi
Le procès des baby-boomers
Ils avaient fait la révolution, balayé le vieux monde et dit merde à leurs parents. Et puis ils ont mangé leur pain blanc, soigné leur ligne et trusté les postes. Les ados rebelles des années 1960 aujourd’hui seniors triomphants seraient-ils, à leur tour, devenus de « vieux cons »?
Ca devait arriver. On les disait éteints, puérils et individualistes. On les croyait sans repères ni colonne vertébrale idéologique. Condamnés à vivre dans l’ombre de leurs glorieux aînés. Et voilà que ceux qu’on a traités de «bof génération» («Obs», 1978), de malades du «sida mental» («Fig Mag», 1986) puis d’«adulescents» (tous les médias, années 2000) bazardent politesse et autodérision pour sortir les griffes. Les trentenaires se réveillent. Bien décidés à huer leurs pères, à défaut d’avoir jamais voulu les déboulonner.
Gentiment jusqu’alors, ils avaient écouté les bonnes leçons de papa-maman, excusé leurs approximations, tenté de comprendre leurs reniements. Et puis quelque chose d’extraordinaire s’est passé, dans l’indifférence quasi générale: les trentenaires sont devenus adultes! Pendant que les télés se regorgeaient de «soirées Casimir» où quelques dizaines d’adeptes du millième degré régressaient pour grappiller un peu d’insouciance, les autres se sont installés, ont fait des enfants, ont commencé à penser par eux-mêmes – si, si, vraiment – et à critiquer sereinement leurs parents sans prendre rendez-vous chez le psy.
Coincée entre les rêves déçus de ses aînés et la radicalité sans scrupules de ses benjamins, cette génération qui se cherchait à n’en plus dormir a trouvé le chemin de l’affirmation. Chanson, cinéma, littérature, chacun à sa façon. Depuis quelques mois, les essais pullulent. Que l’analyse soit sauce «maso» à la Mara Goyet («les Souffrances du jeune trentenaire», Fayard), «réac» à la Jacques de Guillebon («Nous sommes les enfants de personne», Presses de la Renaissance) ou «délurée» à la Camille Pouzol («Génération 3.0», Privé), pour ne citer qu’eux, tous se retrouvent sur une idée: assumer d’être trentenaire dans les années 2000, au moment même où le décor se recompose, sous les effets encore timides mais bientôt massifs des départs en retraite de leurs aînés.
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C’est également le propos du pamphlet que livrent cette semaine Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau. Sous leurs airs de gentils garçons – ils précisent d’emblée «adorer leurs parents» et redouter que leur livre ne leur fasse de la peine –, ces deux journalistes instruisent sans états d’âme le procès des baby-boomers. Leur réquisitoire, caustique et drôle, renvoie la génération bénie des Trente Glorieuses, et pas seulement les soixante-huitards, à l’heure du bilan.
Accusé baby-boomer, levez-vous! Vous qui avez grandi dans la rupture avec l’ancien monde, pris d’assaut des Bastille qui ne demandaient parfois qu’à tomber êtes accusé d’avoir squatté les allées du pouvoir et verrouillé les portes. Courageux mais pas téméraire, vous avez vécu à crédit en creusant la dette et repoussé consciencieusement les réformes. Au soir de votre splendeur, vous laissez derrière vous une société précarisée et morcelée. Vos héritiers, moins bien lotis que vous, ont le sentiment d’être des «déclassés» et vous le font savoir jusque dans les urnes.
La charge est évidemment salée. Elle ne manquera pas de faire tomber de leur chaise des parents, pétris de Dolto, qui avaient cru si bien faire. Ou d’en énerver d’autres qui s’insurgeront sur l’air du «qu’attendez-vous pour mieux faire?». Plus qu’une stérile «guerre anti-vieux», ce livre a pourtant le mérite de dresser en creux le portrait d’une génération moins sage qu’elle n’en a l’air. Nous vous en livrons les principaux extraits, ainsi que quelques réactions de courageux baby-boomers. Car, il faut bien le reconnaître, ces derniers ne se sont pas bousculés pour répondre. Les éternels ados de 68 auraient-ils peur de passer pour des « vieux cons? »
En politique, ils ont tout trusté…
« La jeune génération qui devrait aujourd’hui effectuer son entrée sur la scène électorale est retenue en coulisses. Les vieux comédiens de la République se sentent bien sur les planches, merci pour eux! Aujourd’hui, plus d’un député sur deux appartient aux trentenaires élus en 1981, au mépris de toutes les règles de la représentativité. Au nom de quoi les élus de cette décennie dorée trustent-ils les travées de l’Assemblée nationale alors que les Français nés dans les années 1950 ne représentent que 12% de la population française? […]
Prenez la délégation française au Parlement européen. De l’extrême-gauche à l’extrême-droite, nos partis politiques ont envoyé… deux trentenaires dans les hémicycles de Strasbourg et de Bruxelles! Au petit jeu de la moyenne d’âge des députés européens, la France arrive… 22e, juste devant l’Estonie, Chypre et le Luxembourg.
On ne va pas manquer de nous opposer le sempiternel argument massue; si les jeunes sont absents du débat, c’est qu’il n’y a plus personne pour prendre le relais! […] [Mais] être trentenaire aujourd’hui, c’est avoir appris la politique en plein délire des années 1980, celui où les hommes politiques se vendaient en quatre par trois dans les rues. Adieu les programmes, bonjour Séguéla! Le samedi soir, la classe politique, forcément "câblée", comme disait Mitterrand à Mourousi, se bousculait pour pousser la chansonnette chez Patrick Sébastien. De quoi nous forger une belle conscience civique! […]
Faute de représentativité des différentes générations, la décision publique s’affadit et perd sa légitimité. Heureusement, le cauchemar s’achève. C’est prévu pour 2007. Les jeunes vont enfin débarquer sur le devant de la scène, promettent les couvertures des hebdomadaires politiques. Les jeunes? Mais oui, voyons: Hollande, Sarkozy, Villepin, Strauss-Kahn… Tous quinquagénaires!»
Mais leurs idées sont périmées
« Les intellectuels de cette génération n’ont jamais su appréhender les événements de ces dernières années, qu’il s’agisse de la montée du Front national, de l’échec de Jospin… ou du succès de la trash TV, car rien de tout cela ne relevait de leurs propres schémas. Ce monde qui se cabre est une nouveauté à laquelle ils n’entendent plus grand-chose. Alors ils pestent parce que, selon eux, ils incarnent à tout jamais la rébellion et la contre-culture, la jeunesse de l’esprit et la politique autrement! Persuadés d’avoir toujours raison, ils sont les seuls à ne plus voir rien venir. […]
Nous aurions tant aimé que cette génération, celle de nos parents, donne naissance à des grandes figures intellectuelles, aussi illustres que celles qui se sont affirmées après guerre. Max Gallo posait cette question dès 1983: "Où sont les Malraux? Où sont les Gide, les Alain, les Langevin d’aujourd’hui?" Las, on les attend toujours. […] Les figures des années 1970 ont apparemment compris qu’il valait mieux convoiter une chaise chez Pivot qu’une chaire au Collège de France.»
Ils prennent toujours leurs enfants pour des écervelés…
« Adolescents, nous étions déjà caricaturés par la dessinatrice préférée des baby-boomers, Claire Bretécher. Elle avait croqué notre génération sous les traits d’Agrippine, boutonneuse et ingrate, avachie du matin au soir, et qui ne s’enthousiasme que lorsqu’elle échange des borborygmes affligeants avec ses copines adeptes de la "novlangue", la langue des "d’jeunes"! Agrippine, c’est la "bof génération" à elle toute seule, mollassonne se laissant porter par les événements. […]
Nous avons eu 15-20 ans et c’était à notre tour de battre le pavé. Nous étions des mômes qui s’opposaient à la réforme Devaquet, nous avions épinglé les petites mains ouvertes et colorées de "Touche pas à mon pote" et enroulé un keffieh autour du cou. Nous étions jeunes et sincères, cela valait-il de se faire traiter de génération contaminée par un "sida mental" ou de "masse insignifiante ou angélique"? Oui, nous avons été méprisés à l’époque. Nous voulions copier nos aînés de 68, sans en avoir ni le charisme ni la fraîcheur […]!
Aujourd’hui les choses n’ont pas fondamentalement changé. Les trentenaires sont encore "ceux qui n’ont rien compris". Nous serions une génération perdue, sans aucun repère ni la moindre base intellectuelle. Et, là encore, nos aînés aimeraient tant qu’on leur ressemble! Ils aimeraient tant que l’on s’enflamme à la dernière livraison de Philippe Sollers ou qu’on éclate de rire aux dessins de Cabu…»
…Car ils se croient jeunes pour l’éternité
« Il y a trente ans, Michel Polnareff était assez drôle et insolent. Aujourd’hui, devant cette photo digne de David Hamilton, on hésite. Les plus indulgents y voient la marque d’un rebelle jamais apaisé, les autres sont gênés. Pour tout dire, ils trouvent Polnareff, les fesses à l’air, en couverture de "Paris Match" dans son édition du 16 septembre 2004, un peu ridicule. Limite grotesque. Un papy de 61 ans qui veut passer pour le même jeunot qu’il était autrefois, à l’époque où il montrait son cul à la France entière…
Les rôles se sont inversés ces dernières années. Les jeunes, désormais, ce sont les baby-boomers. […] Le senior éclatant n’a pas d’âge, il entretient le doute. Photogénique, habillé de noir – ça mincit! –, le prototype du mec en pleine force de l’âge, c’est Sami Frey! ou Pierre Arditi! ou Jean-Michel Jarre! ou Alain Chamfort! ou Julien Clerc! Cette génération dorée refuse le temps qui passe. C’est un phénomène naturel qui la dépasse et qu’elle n’accepte pas […]. Et dans ces conditions, les trentenaires n’ont qu’assez peu d’occasions d’éclore, voire d’évoluer. On les conforte dans un statut de semi-ados idolâtrant Casimir, ce qui permet aux parents de ne pas vieillir. Nous, les trentenaires, on compte pour du beurre. A leurs yeux, nous sommes encore un peu minots, mal dégrossis, et n’avons pas l’expérience.»
Pour eux, des retraites en or…
« La réforme des retraites, c’est du Spielberg! Les baby-boomers ont joué à se faire peur. Pendant toute la durée des négociations, ils ont fait trembler leurs semblables. Et puis ils sont finalement passés entre les gouttes. En effet, la réforme de 2003 pouvait jouer sur trois données fondamentales: la durée des cotisations, leur montant ainsi que celui des pensions. C’est la première solution qui a été choisie. Le simple fait d’évoquer une plus juste répartition de l’effort entre ceux qui cotisent et ceux qui touchent leur pension a paru complètement incongru. Ainsi les baby-boomers ont réussi à se faufiler tout entiers dans les derniers wagons de retraités heureux: ils partiront à 60 ans et n’auront aucun problème de financement de leurs pensions. […] Bienheureux parents gâtés! Vous êtes tellement vernis que la société tout entière va maintenant se mettre à votre apaisant diapason. En plus, vous êtes pleins aux as! Le pouvoir d’achat des plus de 50 ans est supérieur de 30% à celui des générations cadettes. C’est tout de même la meilleure garantie pour se faire chouchouter, non?»
…Mais pour leurs enfants, des jobs de merde
« ça devient dur de terminer sa maîtrise quand seul le McDo vous tend les bras à la sortie de la fac. Ce n’est pas qu’une caricature: en 1998, plus de 100000 trentenaires étaient au chômage et 100000 autres étaient "sous-utilisés" […]. Quand nous étions petits, au début des années 1980, c’étaient les travaux d’utilité collective qui faisaient peur. Nous allions nous retrouver employés pour pas cher à faire pas grand-chose. Las, les TUC sont morts et enterrés. Mais la génération CDD se porte à merveille! Là encore (quelle chance!), nous expérimentons les "nouvelles formes d’organisation du travail" […]. Quant aux salaires, les études les plus pointues révèlent aujourd’hui, dans une quasi-indifférence, un phénomène qui sapera le moral des derniers optimistes. Il y a trente ans, un fils gagnait à peine 20% de moins que son père. Aujourd’hui, à poste égal, l’écart est de 40%. C’est la répartition des richesses entre générations qui est totalement chamboulée. Les trentenaires sont mieux formés mais beaucoup moins bien payés: vous y comprenez quelque chose? […] Pour la première fois dans l’histoire de la France contemporaine, la situation économique et sociale des enfants est pire que celle des parents.»
Même au lit, ils la ramènent…
« Hier, nos parents baby-boomers étaient persuadés qu’ils avaient tout vu en sortant de la projection du film "Le sexe qui parle", et ils pensaient que l’on ne dépasserait jamais les partouzes dessinées par Lauzier. […] Vous avez toujours tout idéalisé, chers parents, et c’est bien normal, c’était votre jeunesse, et la découverte de la sexualité était un choc, pour vous comme pour toutes les générations qui vous ont précédés et celles qui vous suivront. Mais pourquoi donc faut-il que la vôtre ait été tellement plus "révolutionnaire"? […] Comme toujours, selon vos vieilles habitudes, vous en avez fait un mythe, et vous n’entendez pas écouter ceux qui vous disent que d’autres jeunes, aujourd’hui, vivent le même mythe, avec la même ardeur: ce sont vos enfants! […] Vous souhaitez, jusque sur ce terrain-là, nous filer des complexes, mais pour nous, au lit, tout va bien, merci!»
…Et en musique, ils ont tout inventé
« La musique est à peu près le seul domaine où l’on entend parler de "génération de trentenaires". Notre seule existence reconnue. Mais ici aussi, sur ce minuscule îlot, cet espace dont nous disposons, il semble bien que l’on gêne! Car, voyez-vous, les baby-boomers sont tout, sauf disposés à écouter les nouveaux venus. On les entend sans cesse pérorer sur l’air du "on a tout inventé". […] Au passage, on émettra nous aussi quelques réserves sur les grands succès de l’époque bénie de la fin des sixties et des années 1970. Car, pour être honnête, la portée culturelle des textes serinés par les yé-yé nous laissent pantois, pour ne pas dire sans voix. Même les Beatles! Un jour ou l’autre, il faudra bien reconnaître que "Michèle ma belle sont des mots qui vont très bien ensemble…" a quelque chose d’un peu surévalué, non? […] Ils nous ont refilé des complexes pendant toutes ces années. Ils nous ont dit que Léo Ferré, Brassens, Brel, Montand, Reggiani et Boris Vian, ça avait de la gueule! Et on répond oui, bien sûr. On applaudit même. Seulement, il ne s’agit pas de la génération des baby-boomers, mais de celle de nos grands-parents! Et nous on les adore! Pour ce qui est des quinquas un peu mûrs, on retiendra France Gall et Sheila, Antoine et Richard Anthony… et nous sommes moins amateurs.»
Après eux, le déluge…
« Depuis quelques mois, c’est la panique. A longueur d’articles, on s’inquiète des énormes problèmes rencontrés par les patrons de PME qui ne trouvent pas de repreneurs? Le phénomène est très inquiétant parce qu’en France une entreprise sur deux met la clé sous la porte dans les cinq années qui suivent sa reprise! La plupart du temps, l’entreprise périclite parce que le témoin est mal passé. Soit le chef d’entreprise n’a pas trouvé le jeune repreneur adéquat. Soit, ce qui est beaucoup plus courant, le futur retraité n’a absolument pas anticipé son départ. […] Si l’on ne fait rien, c’est une bombe sociale qui explosera dans moins de dix ans: les PME constituent le plus grand gisement d’emplois de l’Hexagone. Depuis quelques mois, on réfléchit concrètement aux moyens d’améliorer les reprises par les jeunes entrepreneurs. […] C’est au bord du gouffre que les "plus tout à fait jeunes" et les "déjà seniors" vont s’entendre. Mieux vaut tard que jamais!»
© Michalon
«Génération 69. Les trentenaires ne vous disent pas merci!», par Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau, Editions Michalon, 173 p., 15 euros.
Matthieu Croissandeau Anne Fohr Isabelle Monnin
http://www.nouvelobs.com/articles/p2118/a270828.html
Lâche l’affaire, camarade, le vieux monde est derrière toi
Le procès des baby-boomers
Ils avaient fait la révolution, balayé le vieux monde et dit merde à leurs parents. Et puis ils ont mangé leur pain blanc, soigné leur ligne et trusté les postes. Les ados rebelles des années 1960 aujourd’hui seniors triomphants seraient-ils, à leur tour, devenus de « vieux cons »?
Ca devait arriver. On les disait éteints, puérils et individualistes. On les croyait sans repères ni colonne vertébrale idéologique. Condamnés à vivre dans l’ombre de leurs glorieux aînés. Et voilà que ceux qu’on a traités de «bof génération» («Obs», 1978), de malades du «sida mental» («Fig Mag», 1986) puis d’«adulescents» (tous les médias, années 2000) bazardent politesse et autodérision pour sortir les griffes. Les trentenaires se réveillent. Bien décidés à huer leurs pères, à défaut d’avoir jamais voulu les déboulonner.
Gentiment jusqu’alors, ils avaient écouté les bonnes leçons de papa-maman, excusé leurs approximations, tenté de comprendre leurs reniements. Et puis quelque chose d’extraordinaire s’est passé, dans l’indifférence quasi générale: les trentenaires sont devenus adultes! Pendant que les télés se regorgeaient de «soirées Casimir» où quelques dizaines d’adeptes du millième degré régressaient pour grappiller un peu d’insouciance, les autres se sont installés, ont fait des enfants, ont commencé à penser par eux-mêmes – si, si, vraiment – et à critiquer sereinement leurs parents sans prendre rendez-vous chez le psy.
Coincée entre les rêves déçus de ses aînés et la radicalité sans scrupules de ses benjamins, cette génération qui se cherchait à n’en plus dormir a trouvé le chemin de l’affirmation. Chanson, cinéma, littérature, chacun à sa façon. Depuis quelques mois, les essais pullulent. Que l’analyse soit sauce «maso» à la Mara Goyet («les Souffrances du jeune trentenaire», Fayard), «réac» à la Jacques de Guillebon («Nous sommes les enfants de personne», Presses de la Renaissance) ou «délurée» à la Camille Pouzol («Génération 3.0», Privé), pour ne citer qu’eux, tous se retrouvent sur une idée: assumer d’être trentenaire dans les années 2000, au moment même où le décor se recompose, sous les effets encore timides mais bientôt massifs des départs en retraite de leurs aînés.
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C’est également le propos du pamphlet que livrent cette semaine Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau. Sous leurs airs de gentils garçons – ils précisent d’emblée «adorer leurs parents» et redouter que leur livre ne leur fasse de la peine –, ces deux journalistes instruisent sans états d’âme le procès des baby-boomers. Leur réquisitoire, caustique et drôle, renvoie la génération bénie des Trente Glorieuses, et pas seulement les soixante-huitards, à l’heure du bilan.
Accusé baby-boomer, levez-vous! Vous qui avez grandi dans la rupture avec l’ancien monde, pris d’assaut des Bastille qui ne demandaient parfois qu’à tomber êtes accusé d’avoir squatté les allées du pouvoir et verrouillé les portes. Courageux mais pas téméraire, vous avez vécu à crédit en creusant la dette et repoussé consciencieusement les réformes. Au soir de votre splendeur, vous laissez derrière vous une société précarisée et morcelée. Vos héritiers, moins bien lotis que vous, ont le sentiment d’être des «déclassés» et vous le font savoir jusque dans les urnes.
La charge est évidemment salée. Elle ne manquera pas de faire tomber de leur chaise des parents, pétris de Dolto, qui avaient cru si bien faire. Ou d’en énerver d’autres qui s’insurgeront sur l’air du «qu’attendez-vous pour mieux faire?». Plus qu’une stérile «guerre anti-vieux», ce livre a pourtant le mérite de dresser en creux le portrait d’une génération moins sage qu’elle n’en a l’air. Nous vous en livrons les principaux extraits, ainsi que quelques réactions de courageux baby-boomers. Car, il faut bien le reconnaître, ces derniers ne se sont pas bousculés pour répondre. Les éternels ados de 68 auraient-ils peur de passer pour des « vieux cons? »
En politique, ils ont tout trusté…
« La jeune génération qui devrait aujourd’hui effectuer son entrée sur la scène électorale est retenue en coulisses. Les vieux comédiens de la République se sentent bien sur les planches, merci pour eux! Aujourd’hui, plus d’un député sur deux appartient aux trentenaires élus en 1981, au mépris de toutes les règles de la représentativité. Au nom de quoi les élus de cette décennie dorée trustent-ils les travées de l’Assemblée nationale alors que les Français nés dans les années 1950 ne représentent que 12% de la population française? […]
Prenez la délégation française au Parlement européen. De l’extrême-gauche à l’extrême-droite, nos partis politiques ont envoyé… deux trentenaires dans les hémicycles de Strasbourg et de Bruxelles! Au petit jeu de la moyenne d’âge des députés européens, la France arrive… 22e, juste devant l’Estonie, Chypre et le Luxembourg.
On ne va pas manquer de nous opposer le sempiternel argument massue; si les jeunes sont absents du débat, c’est qu’il n’y a plus personne pour prendre le relais! […] [Mais] être trentenaire aujourd’hui, c’est avoir appris la politique en plein délire des années 1980, celui où les hommes politiques se vendaient en quatre par trois dans les rues. Adieu les programmes, bonjour Séguéla! Le samedi soir, la classe politique, forcément "câblée", comme disait Mitterrand à Mourousi, se bousculait pour pousser la chansonnette chez Patrick Sébastien. De quoi nous forger une belle conscience civique! […]
Faute de représentativité des différentes générations, la décision publique s’affadit et perd sa légitimité. Heureusement, le cauchemar s’achève. C’est prévu pour 2007. Les jeunes vont enfin débarquer sur le devant de la scène, promettent les couvertures des hebdomadaires politiques. Les jeunes? Mais oui, voyons: Hollande, Sarkozy, Villepin, Strauss-Kahn… Tous quinquagénaires!»
Mais leurs idées sont périmées
« Les intellectuels de cette génération n’ont jamais su appréhender les événements de ces dernières années, qu’il s’agisse de la montée du Front national, de l’échec de Jospin… ou du succès de la trash TV, car rien de tout cela ne relevait de leurs propres schémas. Ce monde qui se cabre est une nouveauté à laquelle ils n’entendent plus grand-chose. Alors ils pestent parce que, selon eux, ils incarnent à tout jamais la rébellion et la contre-culture, la jeunesse de l’esprit et la politique autrement! Persuadés d’avoir toujours raison, ils sont les seuls à ne plus voir rien venir. […]
Nous aurions tant aimé que cette génération, celle de nos parents, donne naissance à des grandes figures intellectuelles, aussi illustres que celles qui se sont affirmées après guerre. Max Gallo posait cette question dès 1983: "Où sont les Malraux? Où sont les Gide, les Alain, les Langevin d’aujourd’hui?" Las, on les attend toujours. […] Les figures des années 1970 ont apparemment compris qu’il valait mieux convoiter une chaise chez Pivot qu’une chaire au Collège de France.»
Ils prennent toujours leurs enfants pour des écervelés…
« Adolescents, nous étions déjà caricaturés par la dessinatrice préférée des baby-boomers, Claire Bretécher. Elle avait croqué notre génération sous les traits d’Agrippine, boutonneuse et ingrate, avachie du matin au soir, et qui ne s’enthousiasme que lorsqu’elle échange des borborygmes affligeants avec ses copines adeptes de la "novlangue", la langue des "d’jeunes"! Agrippine, c’est la "bof génération" à elle toute seule, mollassonne se laissant porter par les événements. […]
Nous avons eu 15-20 ans et c’était à notre tour de battre le pavé. Nous étions des mômes qui s’opposaient à la réforme Devaquet, nous avions épinglé les petites mains ouvertes et colorées de "Touche pas à mon pote" et enroulé un keffieh autour du cou. Nous étions jeunes et sincères, cela valait-il de se faire traiter de génération contaminée par un "sida mental" ou de "masse insignifiante ou angélique"? Oui, nous avons été méprisés à l’époque. Nous voulions copier nos aînés de 68, sans en avoir ni le charisme ni la fraîcheur […]!
Aujourd’hui les choses n’ont pas fondamentalement changé. Les trentenaires sont encore "ceux qui n’ont rien compris". Nous serions une génération perdue, sans aucun repère ni la moindre base intellectuelle. Et, là encore, nos aînés aimeraient tant qu’on leur ressemble! Ils aimeraient tant que l’on s’enflamme à la dernière livraison de Philippe Sollers ou qu’on éclate de rire aux dessins de Cabu…»
…Car ils se croient jeunes pour l’éternité
« Il y a trente ans, Michel Polnareff était assez drôle et insolent. Aujourd’hui, devant cette photo digne de David Hamilton, on hésite. Les plus indulgents y voient la marque d’un rebelle jamais apaisé, les autres sont gênés. Pour tout dire, ils trouvent Polnareff, les fesses à l’air, en couverture de "Paris Match" dans son édition du 16 septembre 2004, un peu ridicule. Limite grotesque. Un papy de 61 ans qui veut passer pour le même jeunot qu’il était autrefois, à l’époque où il montrait son cul à la France entière…
Les rôles se sont inversés ces dernières années. Les jeunes, désormais, ce sont les baby-boomers. […] Le senior éclatant n’a pas d’âge, il entretient le doute. Photogénique, habillé de noir – ça mincit! –, le prototype du mec en pleine force de l’âge, c’est Sami Frey! ou Pierre Arditi! ou Jean-Michel Jarre! ou Alain Chamfort! ou Julien Clerc! Cette génération dorée refuse le temps qui passe. C’est un phénomène naturel qui la dépasse et qu’elle n’accepte pas […]. Et dans ces conditions, les trentenaires n’ont qu’assez peu d’occasions d’éclore, voire d’évoluer. On les conforte dans un statut de semi-ados idolâtrant Casimir, ce qui permet aux parents de ne pas vieillir. Nous, les trentenaires, on compte pour du beurre. A leurs yeux, nous sommes encore un peu minots, mal dégrossis, et n’avons pas l’expérience.»
Pour eux, des retraites en or…
« La réforme des retraites, c’est du Spielberg! Les baby-boomers ont joué à se faire peur. Pendant toute la durée des négociations, ils ont fait trembler leurs semblables. Et puis ils sont finalement passés entre les gouttes. En effet, la réforme de 2003 pouvait jouer sur trois données fondamentales: la durée des cotisations, leur montant ainsi que celui des pensions. C’est la première solution qui a été choisie. Le simple fait d’évoquer une plus juste répartition de l’effort entre ceux qui cotisent et ceux qui touchent leur pension a paru complètement incongru. Ainsi les baby-boomers ont réussi à se faufiler tout entiers dans les derniers wagons de retraités heureux: ils partiront à 60 ans et n’auront aucun problème de financement de leurs pensions. […] Bienheureux parents gâtés! Vous êtes tellement vernis que la société tout entière va maintenant se mettre à votre apaisant diapason. En plus, vous êtes pleins aux as! Le pouvoir d’achat des plus de 50 ans est supérieur de 30% à celui des générations cadettes. C’est tout de même la meilleure garantie pour se faire chouchouter, non?»
…Mais pour leurs enfants, des jobs de merde
« ça devient dur de terminer sa maîtrise quand seul le McDo vous tend les bras à la sortie de la fac. Ce n’est pas qu’une caricature: en 1998, plus de 100000 trentenaires étaient au chômage et 100000 autres étaient "sous-utilisés" […]. Quand nous étions petits, au début des années 1980, c’étaient les travaux d’utilité collective qui faisaient peur. Nous allions nous retrouver employés pour pas cher à faire pas grand-chose. Las, les TUC sont morts et enterrés. Mais la génération CDD se porte à merveille! Là encore (quelle chance!), nous expérimentons les "nouvelles formes d’organisation du travail" […]. Quant aux salaires, les études les plus pointues révèlent aujourd’hui, dans une quasi-indifférence, un phénomène qui sapera le moral des derniers optimistes. Il y a trente ans, un fils gagnait à peine 20% de moins que son père. Aujourd’hui, à poste égal, l’écart est de 40%. C’est la répartition des richesses entre générations qui est totalement chamboulée. Les trentenaires sont mieux formés mais beaucoup moins bien payés: vous y comprenez quelque chose? […] Pour la première fois dans l’histoire de la France contemporaine, la situation économique et sociale des enfants est pire que celle des parents.»
Même au lit, ils la ramènent…
« Hier, nos parents baby-boomers étaient persuadés qu’ils avaient tout vu en sortant de la projection du film "Le sexe qui parle", et ils pensaient que l’on ne dépasserait jamais les partouzes dessinées par Lauzier. […] Vous avez toujours tout idéalisé, chers parents, et c’est bien normal, c’était votre jeunesse, et la découverte de la sexualité était un choc, pour vous comme pour toutes les générations qui vous ont précédés et celles qui vous suivront. Mais pourquoi donc faut-il que la vôtre ait été tellement plus "révolutionnaire"? […] Comme toujours, selon vos vieilles habitudes, vous en avez fait un mythe, et vous n’entendez pas écouter ceux qui vous disent que d’autres jeunes, aujourd’hui, vivent le même mythe, avec la même ardeur: ce sont vos enfants! […] Vous souhaitez, jusque sur ce terrain-là, nous filer des complexes, mais pour nous, au lit, tout va bien, merci!»
…Et en musique, ils ont tout inventé
« La musique est à peu près le seul domaine où l’on entend parler de "génération de trentenaires". Notre seule existence reconnue. Mais ici aussi, sur ce minuscule îlot, cet espace dont nous disposons, il semble bien que l’on gêne! Car, voyez-vous, les baby-boomers sont tout, sauf disposés à écouter les nouveaux venus. On les entend sans cesse pérorer sur l’air du "on a tout inventé". […] Au passage, on émettra nous aussi quelques réserves sur les grands succès de l’époque bénie de la fin des sixties et des années 1970. Car, pour être honnête, la portée culturelle des textes serinés par les yé-yé nous laissent pantois, pour ne pas dire sans voix. Même les Beatles! Un jour ou l’autre, il faudra bien reconnaître que "Michèle ma belle sont des mots qui vont très bien ensemble…" a quelque chose d’un peu surévalué, non? […] Ils nous ont refilé des complexes pendant toutes ces années. Ils nous ont dit que Léo Ferré, Brassens, Brel, Montand, Reggiani et Boris Vian, ça avait de la gueule! Et on répond oui, bien sûr. On applaudit même. Seulement, il ne s’agit pas de la génération des baby-boomers, mais de celle de nos grands-parents! Et nous on les adore! Pour ce qui est des quinquas un peu mûrs, on retiendra France Gall et Sheila, Antoine et Richard Anthony… et nous sommes moins amateurs.»
Après eux, le déluge…
« Depuis quelques mois, c’est la panique. A longueur d’articles, on s’inquiète des énormes problèmes rencontrés par les patrons de PME qui ne trouvent pas de repreneurs? Le phénomène est très inquiétant parce qu’en France une entreprise sur deux met la clé sous la porte dans les cinq années qui suivent sa reprise! La plupart du temps, l’entreprise périclite parce que le témoin est mal passé. Soit le chef d’entreprise n’a pas trouvé le jeune repreneur adéquat. Soit, ce qui est beaucoup plus courant, le futur retraité n’a absolument pas anticipé son départ. […] Si l’on ne fait rien, c’est une bombe sociale qui explosera dans moins de dix ans: les PME constituent le plus grand gisement d’emplois de l’Hexagone. Depuis quelques mois, on réfléchit concrètement aux moyens d’améliorer les reprises par les jeunes entrepreneurs. […] C’est au bord du gouffre que les "plus tout à fait jeunes" et les "déjà seniors" vont s’entendre. Mieux vaut tard que jamais!»
© Michalon
«Génération 69. Les trentenaires ne vous disent pas merci!», par Laurent Guimier et Nicolas Charbonneau, Editions Michalon, 173 p., 15 euros.
Matthieu Croissandeau Anne Fohr Isabelle Monnin
http://www.nouvelobs.com/articles/p2118/a270828.html
dimanche, juin 19, 2005
quand la loi contrôle pensées et émotions
Nature et Culture s'opposent elles toujours ?
Cette simple phrase: "On ne choisit pas" lorsqu'on parle de sentiments peut nous mener très loin. Par exemple le suicide était illégal avant. Qui oserait de nos jours accabler un homme de vouloir mettre fin à ses jours...Sa souffrance n'est elle pas suffisament grande...
Dans une société où l'atteinte à autrui serait le pire des crimes, pourrait on se retrouver condamner pour avoir fait souffrir l'autre sans le vouloir ?
Certains par exemple ne supportent pas les gens négatifs qui se plaignent souvent. Pourrait on envisager une société où ces personnes n'auraient pas le droit de vivre ? C'est pourtant un peu ce qui arrive de nos jours en France où les libertés individuelles sont de plus en plus bafouées.
Le malheur va-t-il devenir hors la loi ?
Cette simple phrase: "On ne choisit pas" lorsqu'on parle de sentiments peut nous mener très loin. Par exemple le suicide était illégal avant. Qui oserait de nos jours accabler un homme de vouloir mettre fin à ses jours...Sa souffrance n'est elle pas suffisament grande...
Dans une société où l'atteinte à autrui serait le pire des crimes, pourrait on se retrouver condamner pour avoir fait souffrir l'autre sans le vouloir ?
Certains par exemple ne supportent pas les gens négatifs qui se plaignent souvent. Pourrait on envisager une société où ces personnes n'auraient pas le droit de vivre ? C'est pourtant un peu ce qui arrive de nos jours en France où les libertés individuelles sont de plus en plus bafouées.
Le malheur va-t-il devenir hors la loi ?
l'université française est la plus sélective
Il est faux de croire par exemple qu'aux états unis seuls les étudiants riches peuvent faire des études alors qu'en France on aurait une université égalitaire:
En effet la longueur des études françaises-bientôt un minimum de Bac+8 pour avoir un niveau moyen vu la dévaluation des diplômes qui a fait que les jeunes français faute de trouver un travail continuent de plus en plus loin leurs études-ne permet pas à tous les parents de tenir le coup financièrement sur la durée...
La sélection se fait finalement très tard entre les étudiants ayant obtenus un financement et les autres: là encore les enseignants ont tout le pouvoir...
En revanche aux états unis les banques prêtent volontier aux étudiants à des taux très bas ce qui leur permet de faire les études qu'ils veulent pourvu qu'ils soient près à rembourser après...
Argent et sélection règnent donc en maîtres dans les universités françaises alors que la laïcité avait fait de l'égalité des chances son slogan...
En effet la longueur des études françaises-bientôt un minimum de Bac+8 pour avoir un niveau moyen vu la dévaluation des diplômes qui a fait que les jeunes français faute de trouver un travail continuent de plus en plus loin leurs études-ne permet pas à tous les parents de tenir le coup financièrement sur la durée...
La sélection se fait finalement très tard entre les étudiants ayant obtenus un financement et les autres: là encore les enseignants ont tout le pouvoir...
En revanche aux états unis les banques prêtent volontier aux étudiants à des taux très bas ce qui leur permet de faire les études qu'ils veulent pourvu qu'ils soient près à rembourser après...
Argent et sélection règnent donc en maîtres dans les universités françaises alors que la laïcité avait fait de l'égalité des chances son slogan...
vendredi, juin 17, 2005
un viagra agissant en 15 minutes!
Cialis Soft Tabs: perfect feeling of being men again.
Starts working within just 15 minutes
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mercredi, juin 15, 2005
ainsi pourrait être le monde
En voyant les otages français valoriser leurs ravisseurs et se moquer de Didier Julia, je me suis fait cette réflexion:
Notre société valorise les gens cruels tout en s'acharnant sur les plus faibles d'entre nous. Ne gagnerions nous pas à faire l'inverse ?
Le Narcissisme , ce Mal si actuel, est selon moi responsable de cette situation: Chacun se prend pour le centre de l'univers et autrui ne sert qu'à valoriser son Moi!
Comment une telle société peut elle survivre ?
Un homme n'ayant pas de carte bancaire ne peut pas survivre de nos jours...
De même bientôt l'homme qui n'aura pas toutes les normes imposées par la société moderne n'aura plus aucune crédibilité...
Plus tard l'homme sans existence médiatique n'aura plus d'existence réelle, comme si l'irréel avait supplanté le réel...
Faut il voir là une quête de l'immortalité ?
Notre société valorise les gens cruels tout en s'acharnant sur les plus faibles d'entre nous. Ne gagnerions nous pas à faire l'inverse ?
Le Narcissisme , ce Mal si actuel, est selon moi responsable de cette situation: Chacun se prend pour le centre de l'univers et autrui ne sert qu'à valoriser son Moi!
Comment une telle société peut elle survivre ?
Un homme n'ayant pas de carte bancaire ne peut pas survivre de nos jours...
De même bientôt l'homme qui n'aura pas toutes les normes imposées par la société moderne n'aura plus aucune crédibilité...
Plus tard l'homme sans existence médiatique n'aura plus d'existence réelle, comme si l'irréel avait supplanté le réel...
Faut il voir là une quête de l'immortalité ?
lundi, juin 13, 2005
C dans l'air
messages passées à l'écran:
pourquoi florence a-t-elle parlé de Didier Julia ?
la libération des otages aurait elle avoir pu avoir lieu avant le référendum ?
pourquoi florence a-t-elle parlé de Didier Julia ?
la libération des otages aurait elle avoir pu avoir lieu avant le référendum ?
les deux france
Quand je regarde l'émission "les maternelles" sur france 5 dont les sujets très évocateurs sont par exemple: "sexualité féminine: jouir à tout prix ?" "les crêches d'entreprises" et que je vois des gens témoigner sur la détention provisoire abusive...Je me demande si nous sommes au paradis ou en enfer dans ce pays...
dimanche, juin 12, 2005
liberation de florence aubenas
je ne peux pas passer sous silence dans ce blog la libération de florence aubenas. Et oui, pendant que josette passe le bac à 69 ans florence vient d'être libérée après 150 jours de détention en Irak: Mais l'héroïne ,c'est josette n'est ce pas ?
Et puis il ne faut pas oublier qu'elle a remercié le enseignants (sic!)
Mais bon assez d'amertume, c'est quand même un grand jour!
Et puis il ne faut pas oublier qu'elle a remercié le enseignants (sic!)
Mais bon assez d'amertume, c'est quand même un grand jour!
jeudi, juin 09, 2005
raphael et josette
Raphael 14 ans et josette 69 ans symbolisent la generation predatrice des soixantehuitards et leurs petits enfants qui ont toutes les gloires en ce moment (d'ailleurs n'est ce pas deux générations qui sont à l'origine d'importantes manifestations dans l'éducation nationale, même si on ne peut quand même pas comparer le mouvement de lycéens actuels à Mai 68...), tandis que l'homme d'age moyen ne trouve pas place dans la societe actuelle: C'est l'egalite a la francaise !
Comme disait coluche en france tous les hommes naissent libres et egaux mais il y en a de plus egaux que d autres...
Comme disait coluche en france tous les hommes naissent libres et egaux mais il y en a de plus egaux que d autres...
vendredi, juin 03, 2005
génération josette
J’espère que vous allez continuer à nous faire partager les épreuves du bac avec josette. Ca c'est de l'information et puis à l'instar de Derrick on se sent serein quand on voit josette: Tous ces jeunes au chômage, tous ces problèmes d'intégration en France, cela déprime, alors que josette, elle paie ses impôts, elle est appréciée de son banquier, bref elle ne comprend pas tous ces mécontentements en France dans un pays où l’on a la chance de reprendre ses études à n’importe quel âge...
jeudi, juin 02, 2005
josé et josette sont dans un bateau
heureusement que josette ne s'appelle pas josé...On l'aurait probablement accusé de pédophilie...
Mais josette elle ne risque rien: Elle a bien droit à sa revanche maintenant!
Mais josette elle ne risque rien: Elle a bien droit à sa revanche maintenant!
l'europe de josette
Josette qui prépare le bac doit être très déçue des deux non français et hollandais...Elle rêvait d'un avenir radieux pour ses petits enfants...Mais que se passe-t-il en france josette ? y aurait il des gens qui souffrent ? "Mais enfin" leur répondrait josette "qui peut donc se plaindre dans un pays où l'on a la chance de pouvoir faire des études jusqu'à bac+5 ?"
josette ne comprends pas...
à suivre...
josette ne comprends pas...
à suivre...
lundi, mai 30, 2005
C dans l'air
messages publiés:
Peut-on envisager un Mai 68 européen ?
La France va t elle perdre ses subventions européennes ?
Peut-on envisager un Mai 68 européen ?
La France va t elle perdre ses subventions européennes ?
interdit d'interdire
J'imagine la tête de notre brave Danny lors de l'annonce de la victoire massive du non! Et oui Danny, tu as finalement été pris à ton propre piège: Cette fois ci ce sont les lycéens que tu manipulais jadis qui ont utilisé tes méthodes!
Le Général doit bien rigoler de là où il te voit!
Le Général doit bien rigoler de là où il te voit!
dimanche, mai 29, 2005
NON
Je ne peux pas finir cette journée sans signaler cette journée historique pour l'europe où la France aura dit NON (à 55 %)
A Suivre...
A Suivre...
la télé hors la loi ?
Alors que mickael Jackson risque 20 ans de prison pour avoir dormi avec des enfants, l'émission La ferme 2 montre des célébrités dormir avec leurs enfants...
Suis je fou ou n'ai je pas compris quelquechose ?
Suis je fou ou n'ai je pas compris quelquechose ?
la lettre de licenciement non signée
La lettre de licenciement clos la procédure de licenciement entamée par l’employeur. Ce dernier se doit, jusqu’à la fin, d’être vigilant quant aux règles de procédure.
Ainsi, l’absence de signature sur la notification du licenciement n’est pas sans conséquence financière pour l’employeur.
L’histoire :
Un assistant d’un expert comptable avait été licencié pour faute grave.
Il avait saisi le Conseil des prud’hommes afin d’obtenir des dommages-intérêts pour non respect de la procédure de licenciement.
Ce qu’en disent les juges :
La Cour d’appel : selon les juges, le seul défaut de signature manuscrite au bas de la lettre de licenciement n’est pas de nature à affecter la procédure de licenciement.
La Cour de cassation : selon les juge de la Haute juridiction, la Cour d’appel n’a pas tenu compte des dispositions édictées par la loi. En effet, la lettre de licenciement doit obligatoirement être signée.
Toute irrégularité de procédure, dans le licenciement, entraîne un préjudice pour le salarié que l’employeur est tenu de réparer.
Ce qu’il faut retenir :
Le fait que la lettre de licenciement ne soit pas signée constitue une irrégularité de procédure.
Le non respect de la procédure de licenciement entraîne immanquablement un préjudice pour le salarié.
Le salarié peut prétendre à des dommages-intérêts.
Textes : Arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de cassation du 5 janvier 2005
Vous pouvez copier cette news sur votre site internet à condition de faire un lien vers notre site.
http://www.legitravail.com/licenciement/procedures-principes-et-regles
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Licenciement
Ainsi, l’absence de signature sur la notification du licenciement n’est pas sans conséquence financière pour l’employeur.
L’histoire :
Un assistant d’un expert comptable avait été licencié pour faute grave.
Il avait saisi le Conseil des prud’hommes afin d’obtenir des dommages-intérêts pour non respect de la procédure de licenciement.
Ce qu’en disent les juges :
La Cour d’appel : selon les juges, le seul défaut de signature manuscrite au bas de la lettre de licenciement n’est pas de nature à affecter la procédure de licenciement.
La Cour de cassation : selon les juge de la Haute juridiction, la Cour d’appel n’a pas tenu compte des dispositions édictées par la loi. En effet, la lettre de licenciement doit obligatoirement être signée.
Toute irrégularité de procédure, dans le licenciement, entraîne un préjudice pour le salarié que l’employeur est tenu de réparer.
Ce qu’il faut retenir :
Le fait que la lettre de licenciement ne soit pas signée constitue une irrégularité de procédure.
Le non respect de la procédure de licenciement entraîne immanquablement un préjudice pour le salarié.
Le salarié peut prétendre à des dommages-intérêts.
Textes : Arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de cassation du 5 janvier 2005
Vous pouvez copier cette news sur votre site internet à condition de faire un lien vers notre site.
http://www.legitravail.com/licenciement/procedures-principes-et-regles
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Licenciement
dimanche, mai 22, 2005
les profs il y a 20 ans...
22h45 24/05/2005
P.R.O.F.S
Durée : 1h35 - 1985 Couleur Showview : 6052811
Film, comédie
Nationalité : français
Réalisateur : Patrick Schulmann
Patrick Bruel Frédéric
Fabrice Luchini Michel
Christophe Bourseiller Francis
Laurent Gamelon Gérard
Martine Sarcey la directrice
Etienne Draber Bonnet
Yolande Gilot Julie
Charlotte Julian Josiane
Camille de Casabianca Françoise
Isabelle Mergault Caroline
HISTOIRE
Un jeune enseignant anticonformiste sème la zizanie dans un paisible lycée parisien.
RESUME
Jeune professeur de lettres, Frédéric vient d'être nommé dans un lycée parisien, où il surprend d'emblée par sa décontraction et son humour. La façon qu'il a de considérer son métier est en effet bien différente de celle de ses collègues. Il teste ainsi sans cesse l'esprit critique de ses élèves et n'hésite pas à "sécher" ses propres cours pour se faire remplacer par une cassette vidéo. Pourtant, les plus jeunes de ses collègues se prennent au jeu, notamment Michel, le professeur d'arts plastiques, Gérard, le prof de gym, et Francis, le bibliothécaire. Ensemble, ils redécorent à leur façon la salle des professeurs...
AVIS
C'est avec un certain bonheur, en dépit de quelques plaisanteries de potaches d'un goût discutable, que le réalisateur de "Et la tendresse bordel !" assemble la suite de sketches, souvent cocasses, qui lui tiennent ici lieu de scénario.
P.R.O.F.S
Durée : 1h35 - 1985 Couleur Showview : 6052811
Film, comédie
Nationalité : français
Réalisateur : Patrick Schulmann
Patrick Bruel Frédéric
Fabrice Luchini Michel
Christophe Bourseiller Francis
Laurent Gamelon Gérard
Martine Sarcey la directrice
Etienne Draber Bonnet
Yolande Gilot Julie
Charlotte Julian Josiane
Camille de Casabianca Françoise
Isabelle Mergault Caroline
HISTOIRE
Un jeune enseignant anticonformiste sème la zizanie dans un paisible lycée parisien.
RESUME
Jeune professeur de lettres, Frédéric vient d'être nommé dans un lycée parisien, où il surprend d'emblée par sa décontraction et son humour. La façon qu'il a de considérer son métier est en effet bien différente de celle de ses collègues. Il teste ainsi sans cesse l'esprit critique de ses élèves et n'hésite pas à "sécher" ses propres cours pour se faire remplacer par une cassette vidéo. Pourtant, les plus jeunes de ses collègues se prennent au jeu, notamment Michel, le professeur d'arts plastiques, Gérard, le prof de gym, et Francis, le bibliothécaire. Ensemble, ils redécorent à leur façon la salle des professeurs...
AVIS
C'est avec un certain bonheur, en dépit de quelques plaisanteries de potaches d'un goût discutable, que le réalisateur de "Et la tendresse bordel !" assemble la suite de sketches, souvent cocasses, qui lui tiennent ici lieu de scénario.
Les films avec Freddy et Jason.
Visite guidée d’Elm Street et du Camp de Cristal Lake.
jeudi 28 avril 2005.
slasher (angl. slash : taillader) Film mettant en scène un tueur décimant tout sur son passage, et essentiellement des groupes de jeunes forniqueurs. Dans les premiers slashers, les meurtres étaient essentiellement perpétrés à l’arme blanche, d’où le nom. C’est John Carpenter, avec son Halloween, qui a créé ce sous-genre.
cross-over (angl. cross : croiser ; over : dessus) Film mettant en scène les héros de deux franchises distinctes dans une même histoire, en général l’un contre l’autre ou faisant équipe pour résoudre un gros problème. Le but est essentiellement de flatter les fans en leur offrant un moment de bravoure entre deux (ou plus) de leurs héros/monstres préférés. Le terme a été utilisé d’abord dans l’univers des comics pour désigner une histoire à suivre sur plusieurs titres différents, mêlant des personnages qui d’habitude n’interagissent que peu voir pas du tout.
Bien que les cross-over ne datent pas d’aujourd’hui, le cinéma actuel en est très prolixe : Alien vs Predator, Van Helsing, Freddy vs Jason.
Parmi ces 3 films, aucun n’est vraiment réussi : le premier est un projet de longue date que des producteurs minables ont mis entre les mains d’un réalisateur docile afin de transformer ce film attendu par un nombre de fans considérable en une grosse machine à fric relativement en panne ; le deuxième est certainement la chose la pire que j’ai vu au cinéma, une sorte d’immense foutoir où les acteurs se ridiculisent et avec laquelle le réalisateur prouve définitivement qu’il mérite d’être emprisonné, il n’y a strictement rien à sauver dans ce film. Quant au troisième, que j’ai regardé hier soir et qui est sans doute le moins raté, je compte en parler plus en détails dans cet article.
L’idée de faire un film réunissant Freddy et Jason est assez vieille. En effet, quel fan de ces deux croque-mitaines n’a pas rêvé de les voir s’affronter dans le même film ? C’était donc évident et la vague de slashers* à succès post-Scream n’a fait qu’accélérer la mise en route concrète du projet.
Mais d’abord qui sont plus précisément Freddy et Jason ??
FREDDY KRUEGER
« One, two... Freddy’s coming for you. Three, four... Better lock the door. Five, six... Grab your crucifix. Seven, eight... Better stay up late. Nine, ten... Never sleep again. » Le personnage de Freddy Krueger a été inventé par le brillant Wes Craven (l’homme qui ressemble à un hibou) en 1984 qui s’est, paraît-il, inspiré de ses propres rêves et d’un fait divers. Le nom de Freddy Krueger étant, si mes souvenirs sont bons, le nom de l’ennemi juré de Wes Craven quand il était petit. L’histoire de Freddy nous est racontée dans le premier épisode (de loin le meilleur) de la série et est complétée avec les autres épisodes...
Son histoire :
Freddy Krueger c’est vraiment l’histoire d’un gars qui a eu une vie de chiottes.
Freddy Charles Krueger est né en février 1942. Il est le fils d’Amanda Krueger, une nonne qui travaillait dans un asile de fou. Etant nonne, elle est donc devenue maman par accident. Effectivement, un terrible accident qui plus est. Elle s’est accidentellement fait enfermer avec les patients les plus dangereux et s’est fait violer plusieurs fois de suite. Freddy est donc le fruit d’une sorte de gang-bang (et oui, je sais, c’est très moche) perpétré par une bande de fous !
Durant son adolescence, Freddy est placé en famille d’accueil et est battu par son père adoptif. Freddy prend alors goût à ces punitions et à la douleur.
Adulte, Freddy fonde une famille et devient même papa d’une petite fille. Il travaille dans une usine d’incinération ou quelque chose comme ça. Bref, il semble mener une vie heureuse au 1428 Elm Street à Springwodd, si ce n’est que la cave de la maison est un lieu interdit où personne n’a le droit de se rendre si ce n’est Freddy lui-même. C’est en effet dans cette cave que Freddy entrepose les restes de ses premières victimes et fabrique son gant qui deviendra mythique.
Mais un jour, tout bascule : sa femme décide de visiter la cave et elle découvre le repaire de son mari. Furieux, Freddy étrangle sa femme sous les yeux de sa fille. La vérité éclate et le procès contre Freddy peut commencer. Hélas, il sera acquitté pour faute de preuves ! Les parents des victimes décident alors de se faire justice eux-mêmes : un soir, ils entourent sa maison, l’arrose d’essence et y mette feu. Freddy est brûlé vif.
Wes Craven
C’est là que son histoire rentre réellement dans le domaine du fantastique. Freddy prend possession de pouvoirs extraordinaire qui lui permettront par la suite d’hanter les rêves des descendants des parents qui l’ont brûlé. Et quand Freddy hante les rêves de quelqu’un, ce n’est pas pour rire : il peut vous tuer pendant votre sommeil, ce qui fait que c’est particulièrement difficile de lutter contre lui, puisqu’il faut donc lutter contre le sommeil !
Ses caractéristiques :
L’arme de Freddy est donc son gant, qu’il porte à la main droite (ben oui, s’il en portait à chaque mains, comment ferait-il pour se gratter l’entre-jambe ?), et qui prolonge chacun de ses doigts par de très longues griffes particulièrement bien affutées.
Mais Freddy est très agile. L’inverse du croque-mitaine des Halloween, Michael Myers, totalement figé et qui ne fait que marcher. Freddy, lui, peut courir. De plus, il ne se contente pas d’utiliser son gant pour faire ses crimes. Il est très inventif de ce côté là et parfois on se demande même à quoi lui servent ses griffes !
Freddy n’est pas une force de la nature, il est même assez petit. Là aussi, rien à voir avec Michael Myers ou Jason. Mais c’est quand même de loin le plus charismatique des trois.
Freddy aime beaucoup traiter les filles de « bitch » avant de les griffer à mort et c’est un professionnel de la « phrase qui tue » (on dirait « punch-line » en anglais. Ainsi, Freddy est associé à de nombreuses phrases cultes dont la plus représentative est celle qu’il lance à l’une de ses victimes dans l’épisode 3 (l’un des meilleurs de la série, avec le premier et le septième) : « Welcome to prime-time, bitch !! », peu avant de lui écraser un poste de télévision sur la tête. Il faut savoir que la victime n’était autre qu’une adolescente rêvant de célébrité.
Ses proies préférées sont des jeunes filles bien poumonées qui peuvent ainsi crier très fort. Dans le premier épisode, les filles sont plutôt jolies ; mais cela se dégrade peu à peu et dans Freddy Vs Jason les actrices sont toutes des poufiasses aux seins immobiles car silliconées.
Freddy a la particularité de pouvoir être n’importe quoi. En effet, puisqu’il s’agit d’un rêve, tout est possible. Ainsi, il peut étirer son bras comme il veut, se transformer en télévision, faire sortir sa langue d’un téléphone... Il peut faire tout ce qu’il veut et ça donne lieu à des scènes d’anthologies car extrêmement gores mais inventives ! C’est même le principal atout des Freddy : l’inventivité des meurtres.
Enfin, les enfants d’Elm Street on inventé une chanson sur Freddy à laquelle on a droit dans pratiquement tous les films (les paroles sont en dessous de la première photo).
Pour lutter contre Freddy, il n’y a pas 36 solutions. Il faut se persuader qu’il n’existe pas et que ça n’est qu’un rêve. Freddy tire sa force de la peur qu’il engendre. Quand on a plus peur de lui, Freddy se dématérialise et n’existe plus. Riez lui au nez et il ne saura plus du tout quoi faire.
Freddy a toujours été interprété par Robert Englund, c’est d’ailleurs lui qui trouvait pas mal des répliques de Freddy. Robert Englund a la réputation d’être quelqu’un d’assez égoïste et manipulateur. Il tient énormément à la réussite des films de Freddy car il est conscient qu’ils constituent sa principale source de revenue. Mais bon, Robert Englund demeure un personnage sympathique qui est devnu un véritable acteur culte, grâce au personnage de Freddy. Il doit tout à Freddy et donc à Wes Craven. J’espère pour les enfants de son quartier qu’il parvient quand même à se détacher du personnage de Freddy qui lui colle à la peau.
Les films :
Le titre original des Freddy est « A Nightmare on Elm Street ». En français, le premier épisode a été renommé Les Griffes de la Nuit (titre pas mal aussi).
A NIGHTMARE ON ELM STREET / LES GRIFFES DE LA NUIT (1984) Dans le premier épisode, Freddy est déjà une créature qui hante les cauchemars. On ne nous raconte son passé que par le biais de flashbacks ou de personnages qui expliquent l’origine de Freddy aux autres. Le premier épisode est de loin le meilleur. Je l’ai revu récemment et j’ai constaté qu’il n’avait pas pris une ride. Bien sûr, il a été copié depuis, mais quand on est conscient qu’il s’agit de « l’original » et non d’une « copie » on peut alors véritablement jugé de la qualité du film. C’est également l’occasion de voir l’un des premiers rôles de Johnny Depp, qui est quand même le premier rôle masculin mais qui terminera en jeyser de sang lors d’une scène anthologique ! Des scènes d’anthologies, Freddy 1 en contient plus d’unes. Parmi celles que je préfère, il y a celle du tout premier meurtre où une fille endormie se fait traîner sur les murs et le plafond de sa chambre par Freddy se jouant de la pesanteur, qui est alors invisible pour le spectateur qui voit en fait le spectacle auquel assiste le boyfriend, totalement impuissant, de la jeune fille. Le sang coule a flot, il est d’un très beau rouge, il y en a des traînés partout sur les murs. C’est impressionnant et c’est esthétiquement sublime. Les couleurs sont belles, le blanc de la chemise de nuit de la fille et de la tapisserie des murs de la chambre tranchent avec le rouge du sang qu’elle répand un peut partout. Cette scène à elle seule prouve que Wes Craven n’est pas n’importe qui et qu’il mérite le respect. L’autre grande scène du film est l’attaque de Nancy par Freddy alors que celle-ci s’endort dans son bain. Les griffes de Freddy surgissent de nulle part et elles emportent Nancy dans le fond de la baignoire qui est devenu un trou sans fin.
Comment voulez-vous que l’adolescent que j’étais lorsque j’ai vu le film pour la première fois n’ait pas été marqué par ce plan ?
Le premier Freddy est donc un plaisir pour les yeux mais aussi pour les oreilles (avec une musique très vite reconnaissable). Il n’y a de plus aucun temps mort et seules des personnes mal informées ou qui ont des goûts misérables peuvent trouver ce film mauvais. Un film définitivement culte, primé à Avoriaz, qui réussi à faire peur à plus d’une occasion.
A NIGHTMARE ON ELM STREET, PART 2 : FREDDY’S REVENGE / LA REVANCHE DE FREDDY (1985) A Nightmare on Elm Street est un grand succès et est extrêmement rentable étant donné la petitesse de son budget. De ce fait, l’année suivante, une suite est mise en route. "He’s back and he’s not happy" dit l’affiche. Ce second volet, réalisé par Jack Sholder (qui n’est pas un inconnu du tout dans le cinéma fantastique) est bien moins glorieux. Vraiment difficile à regarder jusqu’au bout, à vrai dire. Il s’agit de l’épisode le plus intriguant et le plus déviant de la série mais également le moins palpitant en termes de rebondissements et de séquences chocs. Le moins bons, s’accordent à dire les connaisseurs.
A NIGHTMARE ON ELM STREET 3 : DREAM WARRIORS / LES GRIFFES DU CAUCHEMAR (1987) Le troisième épisode, réalisé par Chuck Russel (pas inconnu non plus), est le meilleur Freddy qui n’est pas réalisé par Wes Craven et marque le retour de Nancy (l’héroïne du premier épisode). Freddy devient le véritable héros du film, son temps d’apparition à l’écran est en nette augmentation. Freddy 3 multiplie les séquences de cauchemar visuellement spectaculaires et élaborées qui permettent à Freddy de placer des répliques souvent désopilantes (dont le « Welcome to prime-time, bitch ! » que j’évoquais plus haut). Les griffes du cauchemar est aussi l’occasion de voir des comédiens qu’on n’a pas vraiment l’habitude de voir dans ce genre de films comme Lawrence Fishburne ou le héros de Body Double, Craig Wasson tout en découvrant le trèèèèès joli minois d’une actrice alors débutante, Patricia Arquette (qui se ballade très souvent en chemise de nuit).
A NIGHTMARE ON ELM STREE 4 : THE DREAM MASTER / LE CAUCHEMAR DE FREDDY (1988) Freddy 4 est encore une fois réalisé par quelqu’un qui deviendra très connu par la suite : Renny Harlin (le mari de Geena Davis, quel chanceux !) qui réalisera plus tard Die Hard 2, Cliffhanger... C’est l’un des moins mauvais épisode de la série. Certaines scènes de meurtres sont très inventives : je crois que c’est dans celui-ci que Freddy se transforme en mobylette ! Freddy 4 se content par ailleurs d’adresser des petits hommages au premier de la série, à travers différents clins d’œil. Par exemple, le petit restaurant où travaille Alice (l’héroïne) porte le nom de « Crav Inn », référence directe au patronyme de Wes Craven.
Bien sûr, à chaque fois les scénarios ne sont pas tellement « élaborés » (à part pour le premier et le septième épisode, tous deux écrits et réalisé par Wes Craven), si l’on peut dire. Il s’agit à chaque fois de trouver un bon prétexte pour que Freddy reviennent griffer de l’adolescent indiscipliné.
A NIGHTMARE ON ELM STREE 5 : THE DREAM CHILD / L’ENFANT DU CAUCHEMAR (1985) Le cinquième Freddy est mis en scène par Stephen Hopkins. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant le réalisateur de la première saison de 24 Heures Chrono, mais aussi de Predator 2 et, plus récemment, de la biographie de Peter Sellers. Bref, quelqu’un qui a du savoir-faire. Freddy 5 a le mérite de nous en apprendre beaucoup sur le passé du croque-mitaine. Certains disent que ce film est l’un des meilleurs de la série, d’autres disent que c’est un navet. Personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que je préfère de loin le premier, le troisième et le septième à celui-ci.
FREDDY’S DEAD : THE FINAL NIGHTMARE / LA FIN DE FREDDY (1991) Le sixième Freddy (qui annonce sa fin sans son titre) est le seul réalisé par une femme (la productrice de la saga). Dans cette épisode Freddy cherche un nouveau territoire de chasse après s’être rendu compte qu’il avait épuisé les ressources de sa petite ville natale. Arf, c’est bien un américain ce Freddy. Johnny Depp refait une petite apparition et le père de Freddy est interprété par le chanteur Alice Cooper. Seul un meurtre est assez réussi dans le film : celui où Freddy vient en aide assez brutalement à un adolescent qui a les oreilles bouchées. Dans cet épisode, Freddy est transformé en clown et ne fait plus peur une seule seconde. Avec ce sixième film, Freddy touche le fond et on est content pour lui qu’il meure à la fin.
WES CRAVEN’S NEW NIGHTMARE / FREDDY SORT DE LA NUIT (1994) En 1994, Wes Craven décide de reprendre en main la série, pour cela, il décide de faire table rase de tout ce qui a été fait auparavant (à part le 1er épisode !) et créé une mise en abîme très intéressante mais hélas, pas tout à fait bien exploitée. En effet, New Nightmare fourmille d’idées, de bonnes trouvailles, mais elles ne sont pas toujours bien développées et c’est fort dommage. Cependant, cela reste à mes yeux l’épisode le plus original et inventif de la série, celui dont le scénario est le plus intelligent. Voici l’histoire dans ses grandes lignes : Heather Langekamp, l’actrice qui incarnait Nancy (l’héroïne du premier et troisième épisode), refuse de donner une dernière suite aux aventures de Freddy. Mais elle reçoit des appels anonymes très étranges et lors d’un tremblement de terre son mur est zébré comme si des lames l’avait fissuré. Dylan, son fils, a un comportement bizarre et lui raconte qu’un homme vient le chercher dans ses rêves. Inquiète, elle va retrouver Wes Craven et son ami l’acteur Robert Englund pour leur faire part de ses angoisses. Il semblerait que l’entité Freddy en veuille à Heather car elle repousse l’idée d’un nouveau film avec ce personnage et ainsi de relancer en quelque sorte la vie du croque-mitaine. Mais il est aussi possible que Freddy cherche à exister réellement et « sortir de la nuit » (comme l’indique le titre français). Les acteurs jouent donc leur propre rôle, Wes Craven y compris et même Robert Englund. Le côté comique de Freddy disparaît. Freddy est relooké pour l’occasion, ses lames sont désormais fichées dans l’ossature de ses phalanges. Son aspect est plus agressif et angoissant. La mise en abîme (ce concept de film dans le film) fait directement penser aux films que Wes Craven réalisera par la suite : la série des Scream. Certaines scènes sont très réussies, notamment l’introduction (une habitude dans les films de Craven) qui est en fait un film dans le film dans un rêve du film (la mise en abîme est double !). Hélas, les scènes avec le petit garçon (Dylan) sont assez faibles et l’acteur peu convaincant, la conclusion du film laisse aussi à désirer. Peut-être que Wes Craven avait déjà la tête ailleurs et pensait à Scream... En tout cas, il semblerait qu’il a poussé trop loin le concept de la mise en abîme (un thème très cher à Craven) dans New Nightmare et c’est ce pourquoi il l’épurera dans Scream.
Sa célébrité :
Au fil des épisodes, Freddy Krueger a acquis une célébrité impressionnante. Il s’agit tout simplement du croque-mitaine le plus populaire du cinéma fantastique. Tout le monde peut reconnaître Freddy. On peut même en faire l’expérience : habillez-vous d’un pull rouge à rayures vertes (si vous en trouvez un, félicitations !) et allez en cours comme ça. Plus d’une personne vous dira « hé, du croquet, tu t’habilleras comme Freddy le soir d’Halloween !! ». Les films ont même été transposés sur petite écran en série télévisé, centrée sur le personnage de Freddy. Un spyware (sorte de virus informatique) très redouté a même pour nom Freddy Krueger. On ne compte plus les animaux domestiques qui ont pour nom « Freddy » (personnellement, j’ai eu un chat qui s’appelait comme ça). Et il ne se déroule pas une semaine sans qu’un des films de Freddy ne soit pas diffusé sur une des chaînes de télévision américaine. Wes Craven pourrait ne vivre que par l’argent que lui rapporte le personnage qu’il a créé. La série des Freddy a été la principale source financière de la firme New Line et c’est indirectement grâce à tout l’argent que ces films ont amasser qu’une projet comme Le Seigneur des Anneaux a pu voir le jour. Leur score au box-office était bon, mais c’est surtout en location que les film étaient très rentables.
Maintenant, je vais pouvoir vous parler de Jason Voorhees (quel nom à coucher dehors, « Freddy Krueger » est quand même plus tranchant !). Je vous le dit tout de suite : je préfère et je connais beaucoup mieux Freddy que Jason.
JASON VOORHEES
Jason, c’est quoi ? Une « arme de destruction massive », voilà le terme qui lui conviendrait le mieux. Ce type-la t’élimine une bande de jeunes en quelques secondes et en une grande économie de mouvements ! Son efficacité (près de 150 victimes au total) est effectivement bien plus importante et incomparable à celle de Freddy (qui ne doit même pas atteindre la moitié de la moitié). Jason, lui, ne perd pas son temps à dire de jolies phrases à ses victimes, à prendre la pose. D’ailleurs, on a jamais vu Jason répondre à une interview. Lui, son truc, c’est le massacre ; et c’est bien le seul domaine où il excelle.
Son histoire :
Petit, Jason subissait les moqueries des autres enfants. Il faut dire qu’il n’avait pas grand chose pour lui : il était attardé mental et d’une très grande mocheté (son visage était complètement difforme). En 1957, le petit Jason âgé de 11 ans s’est noyé dans un lac (le Cristal Lake) près d’une colonie de vacances, alors que ses moniteurs se bécotaient dans un coin. Son corps n’est jamais retrouvé, malgré de nombreuses recherches. En fait, Jason n’est pas mort, il arrive jusqu’à la rive et survit, mais il ne rentre pas chez lui, croyant que sa mère est en colère contre lui car elle lui a interdit de se baigner dans le lac. Jason se cachera donc dans le bois, vivant comme une bête. Pendant ce temps, sa mère va faire passer le goût du sexe à tous ceux qui ont laissé son fils se venger. Sa mère finira par être tuée. Et c’est alors Jason qui vient la venger, à partir de l’épisode 2, et finit par s’en prendre à tous ce qui bouge qui a deux jambes et deux bras.
Comme vous pouvez le constater, son histoire est moins recherchée que celle de Freddy. Pourtant, Jason avait 10 films pour la peaufiner tandis que Freddy seulement 7 (je ne compte pas Freddy Vs Jason).
Ses caractéristiques :
Déjà, il faut savoir que Jason ne parle pas. Durant 10 films (11 avec Freddy Vs Jason) il ne dit pas un mot.
Jason a un physique très imposant : grand et costaud, il faut prend beaucoup d’élan pour le faire trembler un peu et gare à la réception ! De ce fait, il surprend souvent ses victimes en se mettant derrière elles ; lorsqu’elles se retournent elle sont donc face à son buste et le temps de lever la tête la voilà qui roule par terre, coupée par la machette de Jason. Quel rapide ce Jason.
Jason est un véritable as de la machette, c’est son arme favorite, bien qu’il sache également se servir des autres armes potentielles qui lui tombent sous la main. Mais sa préférence s’oriente surtout vers les armes blanches. Cependant, n’attendait pas de lui une certaine inventivité dans l’orchestration de ses crimes. Jason est du genre direct et impulsif. Son cerveau limité lui permet de faire seulement le lien entre deux éléments. Par exemple : Jason aperçoit plusieurs victimes potentielles à l’horizon, puis il voit une barre de fer par terre, il prend alors la barre de fer et s’occupe ensuite de la personne la plus près de lui. Il a donc le raisonnement suivant : barre de fer + mouvement de bras latéral = victime coupée en deux. Quand cela dépasse deux éléments, il ne peut plus. Jason ne pourra ainsi jamais poursuivre le raisonnement consistant à incendier une victime ligotée à une chaise en l’arrosant d’essence et en jetant sa cigarette encore allumée. Non, tout ça est bien trop compliqué et en plus, Jason ne fume pas, il est même un membre actif de la lutte anti-tabac. Aussi, Jason ne « choisira » jamais sa victime, c’est pour ça que je précise « la plus près de lui » dans mon exemple. Il tuera en effet ce qui lui tombera en premier sous la main.
En ce qui concerne son apparence physique, elle évolue sensiblement au fil des épisodes. Ce petit dessin que j’ai trouvé sur internet la récapitule assez fidèlement :
C’est donc à partir de l’épisode 3 que Jason se met à porter un masque de hockey. Ensuite, il n’y a pas d’évolution spectaculaire, bien que dans le dernier épisode en date, Jason X (qui se déroule dans le futur, dans un vaisseau spatiale !), Jason est rendu plus aérodynamique et ressemble étrangement à une création du designer Philip Stark. En fait, Jason est devenu Uber Jason, mais on verra ça plus tard...
L’interprète de Jason le plus connu et le plus régulier est Kane Hodder, une brute qui était cascadeuse avant d’incarner Jason. Pour je ne sais plus quelle raison, Kane Hodder n’a pas été pris dans Freddy Vs Jason.
Ses films :
Les Vendredi 13 commencent généralement par un petit rappel des épisodes précédents (de l’origine de Jason) et de la manière dont il a été « tué » la dernière fois. Il y a habituellement deux intrigues principales dans les Vendredi 13 : 1- Comment Jason va-t-il ressusciter ? 2- Comment va t-on le re(...)retuer ?
FRIDAY THE 13TH / VENDREDI 13 (1980) J’ai vu mon premier Vendredi 13 assez tardivement. Je m’intéressais depuis fort longtemps aux films d’horreur et, lorsque j’ai vu que le premier Vendredi 13 était enfin diffusé à la télé (sur M6, lors d’un « jeudi de l’angoisse »), j’étais vraiment content. Depuis le temps que j’entendais parler de ce Jason... de ces Vendredi 13... Ma curiosité allait bientôt être satisfaite. Mais surtout, j’allais connaître une grande déception ! En effet, dans le premier épisode, il n’est nul question de Jason puisque c’est sa maman qui fait tout le boulot et ce n’est qu’à la toute fin du film qu’on comprend pourquoi elle est si méchante. Voici le résumé de l’histoire : Un nouveau propriétaire et sept moniteurs préparent la réouverture du camp de vacances de Cristal Lake, malgré le fait qu’ils aient été prévenu par les autochtones que l’endroit été maudit. La malédiction se confirme le vendredi 13, journée durant laquelle les moniteurs sont assassiné un à un. Je n’ai vu ce film, réalisé par Sean S. Cunningham, qu’une seule fois. Je l’aurai bien vu davantage s’il m’avait plu, mais ça n’a pas été le cas. A vrai dire, je crois avoir regardé une version censurée par M6. J’en suis même pratiquement sûre. Dans ce film, les meurtres sont réputés pour être très violents, or, je n’ai rien vu de violent ni de gore ! Je me souviens avoir comparé la durée officielle du film avec la version d’M6 : il y avait une différence de plus de 10 minutes. De plus, quand je regarde des photos des meurtres du film sur internet, je me rends compte qu’aucune ne me dit quelque chose. Bref, merci M6, ils sont géniaux vos films d’angoisse. Je vais donc m’appuyer sur la réputation du film pour vous le décrire brièvement. Le film est largement acclamé pour le réalisme de ces séquences de meurtres horrifiantes (Tom Savini, maquilleur sur ce film, y est pour beaucoup). Nombreux sont ceux qui le trouve terrifiant et plein de suspens. Personnellement, je trouve que ce film souffre énormément de la comparaison avec le chef d’œuvre de Carpenter, Halloween (réalisé deux ans auparavant), dont il n’arrive même pas à la cheville ; et je l’ai trouvé très prévisible. Cependant, il faut le resituer dans le contexte de l’époque en ayant à l’idée que c’est l’une des premières « copies » d’Halloween. Il faut donc faire preuve d’un peu d’indulgence. En tout cas, une chose est sûre : Vendredi 13 premier du nom est tout de même le meilleur de la série. A noter, la présence d’un acteur débutant à l’époque : Kevin Bacon, qui par la suite fera une carrière exceptionnelle et deviendra l’un de mes acteurs préférés.
FRIDAY THE 13TH PART 2 / LE TUEUR DU VENDREDI (1981) Dans le premier Jason n’était donc que la cause des événement. Il apparaît en chair et en os dans le deuxième épisode dont le scénario est très prévisible : une nouvelle colonie s’installe et deviendra comme par hasard le casse-croûte de Jason. Cette première suite est réalisée par Steve Miner (réalisateur de House, Lake Placid..., pas un inconnu donc). Bien sûr, le scénario n’a jamais été la force des slasher, mais là quand même... On attend d’un slasher que le sang gicle et que le tueur soit charismatique. Or, dans le cas présent, les scènes sanglantes sont coupées et Jason souffre de son look déplorable : une salopette de bûcheron et un sac à patates sur la figure. Toutefois, l’ambiance reste assez soignée : bois inquiétant, petites cabanes miteuses et éclairages poisseux. Steve Miner sera reconduit pour le 3ème Vendredi 13.
FRIDAY THE 13TH PART 3 / MEURTRES EN 3-D (1982) C’est sensiblement mieux que le précédent, mais à quoi bon raconter l’histoire puisque c’est encore la même ! Le fait marquant de cette épisode est que Jason améliore un peu sa tenue par le port d’un masque de hockey qu’il a piqué à un ado. Jason connaît un regain de forme par rapport au numéro 2. Les meurtres sont plus nombreux et plus soignés. L’amateur de slasher y trouvera ce qu’il attend bien qu’à part ces scènes de meurtres, c’est l’ennuie total. Heureusement que les meurtres s’enchaînent à un bon rythme pour maintenir le spectateur éveillé. L’un des meilleurs épisodes donc. Mais une question doit vous tarauder : « pourquoi meurtres en 3-D ? ». Et bien simplement parce que le film a été tourné en 3 dimensions et certains effets spéciaux en témoignent. La 3-D était très à la mode à l’époque puisque l’année suivante, il y aura Les Dents de la Mer 3 et Amytiville 3-D, deux suites de films à succès également tournées en 3-D pour attirer un peu plus de spectateur et tenter de se renouveler. A la fin du film, Jason prend un coup de hache en plein visage, va t-on donc le revoir malgré ça ?!
FRIDAY THE 13TH PART 4 : THE FINAL CHAPTER / VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL (1984) Les titres me font rire, pas vous ? Etant donné la fin du numéro 3, des scénaristes ont dû être embauché et la technique du « copier coller » fut abandonnée, mais seulement partiellement. La trouvaille des scénaristes est simple : en fait, Jason n’est pas mort puisqu’il se réveille à la morgue et continue ses massacres. Tom Savini rempile pour cette épisode réalisé par Joseph Zito, qui a déjà été l’auteur d’un slasher très gore intitulé Rosemary’s Killer. Le début du film, avant le générique, est très étonnant puisque nous avons droit à un best-of des meurtres de Jason ; il se poursuit ensuite sur deux meurtres (les infirmiers de la morgue) qui auraient également eu leur place dans le best-of. Les ingrédients des Vendredi 13 répondent tous à l’appel : la forêt de Cristal Lake, les ados qu’on a autant envie de crever que Jason, les meurtres sanglants. Zito ajoute même un peu d’érotisme. Bref, ce film n’est pas le pire de la série bien que Jason n’y soit pas assez mis en valeur (on le voit qu’un tout petit peu !).
FRIDAY THE 13TH PART 5 : A NEW BEGINNING / VENDREDI 13 CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE TERREUR (1985) Un Vendredi 13 sans Jason, vous pensez que c’est possible,vous ? Et bien si, ça existe. LeChapitre5enestlapreuve.Il
s’agit également d’un tueur qui se cache derrière un masque de hockey, mais pas du véritable Jason. Ce film est un whodunit, puisque l’identité du tueur nous est dévoilée que lors du dénouement. Mais à vrai dire, on s’en fout un peu de qui est le tueur. Les meurtres s’enchaînent, l’impression de les avoir déjà vu mille fois règne et ce cinquième volet n’apporte finalement rien de neuf à la série. Jason y utilise plein d’armes différentes, on est content pour lui.
FRIDAY THE 13TH PART 6 : JASON LIVES / VENDREDI 13 CHAPITRE 6 : JASON LE MORT-VIVANT (1986) Le gamin qui a tué Jason dans l’épisode 4 n’arrive pas à dormir la nuit car il pense encore que Jason est vivant. Il part donc s’assurer de sa mort en allant au cimetière où est enterré Jason pour exhumer son tombeau. Il découvrira alors un Jason en pleine forme. Cet suite ne se prend pas du tout au sérieux et c’est ce qui fait tout son charme. Le générique est une parodie de celui de James Bond, Jason intervient dans une partie de paint-ball qui vire au cauchemar, les effets gores sont outranciers... On tient donc l’un des meilleurs épisode de la série. Jason est devenu indestructible car déjà mort (comme le dit le titre français), pour l’arrêter, le héros du film choisit d’attacher Jason au fond du lac.
FRIDAY THE 13TH PART 7 : THE NEW BLODD / VENDREDI 13 CHAPITRE 7 : UN NOUVEAU DEFI (1988) Une adolescente aux pouvoirs télékinésisques refait accidentellement resurgir Jason qui pourra ainsi ruiner la fête d’anniversaire d’adolescents qui se déroule dans une cabane à proximité du lac. Pas grand chose à dire sur cette opus-la, si ce n’est que Jason apprend à se servir d’une débroussailleuse et que le tout est bien ennuyeux. Le pire de la série ?
FRIDAY THE 13TH PART 8 : JASON TAKES MANHATTAN / VENDREDI 13 CHAPITRE 7 : L’ULTIME RETOUR (1989) Le meilleure titre ! Les scénaristes ont la brillante idée de déplacer Jason dans l’espace. Ce dernier se rend à New York en bateau au cours d’un loooong voyage dont il va légèrement perturbé le déroulement. Cet épisode reprend un peu le ton humoristique du 6ème et il contient quelques passages rigolos : Jason s’étonnant devant une affiche montrant un joueur de hockey ayant le même masque que lui et le combat de boxe où Jason se laisse frapper jusqu’à ce que son adversaire soit physiquement épuisé et lui assène un upercut pour le moins efficace et définitif. A part ça ? Et bien on va dire que c’est agréable de voir Jason évoluer dans un nouveau décor...
JASON GOES TO HELL, THE FINAL FRIDAY / JASON VA EN ENFER (1993) Retour à Cristal Lake pour Jason qui, alors qu’il poursuite une fille dans les bois, est pris en guet-apens par le FBI ! Hélas, Jason n’est pas décidé à se laisser piéger et son esprit s’échappe de on enveloppe corporelle. Il a à présent la faculté de se déplacer de corps en coprs et de perpétuer à nouveau ses crimes. Vous n’avez rien remarquez ? Bon, oui, il n’y a pas de « vendredi 13 » dans le titre, mais après ? Et bien le scénario : il est un peu élaboré cette fois-ci, ce qui donne lieu au meilleur épisode de la série, à mon goût. Hélas, cette épisode sera boudé par les fans, peut-être car trouvé trop innovant par rapport aux précédents. En tout cas, j’aimerai bien le revoir, contrairement aux autres. Ce film avait beaucoup troublé mon sommeil quand j’étais petit. La plan final augure Freddy Vs Jason puisqu’on y voit des griffes sortant de terre et attraper le masque de hockey de Jason. Mais avant Freddy Vs Jason, il y eut Jason X.
JASON X (2001) On croyait Jason oublié, mais le succès des slasher post-scream relance la machine. Ce film pourrait s’intituler « Jason va dans le futur », puisqu’il s’agit d’un Vendredi 13 futuriste, son histoire se situe en l’an 2455. Un docteur (interprété par David Cronenberg !) ramène le corps congelé de Jason vers leurs colonies de l’espace, avec l’aide de ses étudiants. Mais devinez quoi ? Jason sera décongelé et il reprendra du service. Au cours du film, il deviendra Uber-Jason (grâce à un liquide qui lui est injecté accidentellement), une sorte de Jason d’un niveau supérieur, encore plus costaud, plus indestructible et relooké. Cet épisode figure parmi les meilleurs de la série, il est distrayant et contient certaines bonnes idées (notamment la scène où le paysage de Cristal Lake est reconstitué par ordinateur et projeté dans la pièce, afin de déboussoler Jason).
Sa célébrité :
Vendredi 13 est connue pour être une date qui apporte le malheur, mais on peut plutôt dire qu’elle a été un porte-bonheur pour le créateur de la série : Sean S. Cunningham. Si on additionne les recettes de tous les films de la série, on obtient un résultat de près de 300 millions de dollars, ce qui est très conséquent au vu du faible coût de réalisation de ces films. Une mini-série télévisée fut même diffuser durant 3 ans de 1987 à 1990, comptant 72 épisodes. Tout comme Feddy, Jason a aussi connu une adaptation en jeu vidéo. Jason est, avec Michael Myers et Freddy Krueger, l’une des icônes du cinéma d’horreur. Cependant, si on la compare aux Halloween et aux Freddy, on peut aussi dire que c’est la plus mauvaise série de films car elle ne découle pas d’un chef d’œuvre, contrairement aux deux autres (le terme "chef d’oeuvre" est un peu fort pour Les Griffes de la Nuit, mais pas tant que ça tout compte fait).
LA RENCONTRE
FREDDY VS JASON / FREDDY CONTRE JASON (2003)
L’histoire du projet :
Le projet de réunir Jason et Freddy dans le même film remonte à l’année 1993, ce qui correspond à peu près à la période où nos deux croque-mitaines préférés commencer un peu à manquer de souffle. Il fallait alors trouver quelque chose qui puissent relancer leur carrière. De nombreux scénarios se sont succédés. Aucun ne convenait. Pourtant, pour qu’aucune erreur ne soit commise par rapport aux 17 films précédents, une liste de règles inviolables fut établie pour le développement des textes et afin d’éviter que les fans soient mécontents. Dans cette liste devait figurer le fait que Jason ne devait jamais parler, par exemple. C’est en 2000 que le scénario fut choisi et la fin de l’histoire, qui posait beaucoup de problèmes (qui faire gagner ?), fut sélectionnée par le président de la New Line en personne. Cela fait donc presque 10 ans de boulot pour un résultat qui n’est pas forcément très réjouissant : un match nul pour ne fâcher personne. Quel choix judicieux... Personnellement, au lieu d’un Freddy Contre Jason, j’aurai préféré un Freddy Avec Jason. Dans le cas d’un Freddy Vs Jason, on sait déjà que les deux croque-mitaines sont indestructible, alors je vois mal où est l’intérêt. Enfin bon... De l’intérêt, ça fait longtemps qu’il n’y en a plus dans ce genre de film, à part quelques rares exceptions.
Le réalisateur de Freddy Vs Jason est Ronny Yu, un réalisateur chinois qui avait déjà fait ses preuves aux USA avec La Fiancée de Chucky, film que je n’ai pas vu, mais qui est à ce qui paraît pas trop mal réussi. J’ai vu tous les Chucky saut celui-ci, et ça ne me manque pas tellement en fait.
L’histoire du film :
L’histoire choisie est celle-ci : Freddy est très triste car il n’a plus de pouvoir, il ne parvient plus à pénétrer les rêves de ses victimes tout simplement parce qu’elles ne savent plus qui c’est et qu’elles n’ont donc plus peur de lui. Pour changer la donne, Freddy a une idée : faire appel à Jason. Freddy va donc voir Jason dans l’un de ses rêves. ENORME FAILLE DU SCENARIO : Comment Freddy peut-il allait perturber les rêves de Jason puisque ce dernier est loin de le connaître et donc d’avoir peur de lui ???? Bon, étant donné que tout ça a lieu dans les premières minutes du film où le spectateur américain est normalement encore en train de s’acheter son pop-corn et ses sucettes ; on fait comme si on avait rien vu. Allez, on oublie et je continue l’histoire : Freddy, en se faisant passer pour la maman de Jason, lui ordonne de se rendre à Elm Street et d’y taillader un peu d’ados. Là-bas, ils font tout pour oublier Freddy (c’est la seule façon de le combattre) mais son souvenir ne tarde pas à resurgir suite aux meutres de Jason qui sont alors attribués à Freddy dont les pouvoirs reviennent peu à peu. Hélas, la folie meurtrière de Jason n’est pas si facile que ça à stopper et Jason va se retourner contre Freddy.
Ce que j’en pense : POINTS NEGATIFS : Cette histoire démarre donc sur une grosse erreur. De plus, elle fait des adolescents les personnages principaux de l’histoire : ce sont eux qui vont en fin de compte combattre les deux lascars. Or, le spectateur désire voir du Freddy ou du Jason et pas une bande de cons qui se triture les méninges pour tenter de les vaincre lors de scènes particulièrement chiantes ! Mais non, nous ne verrons Freddy et Jason s’affronter qu’à la toute fin, lors d’un combat qui ne fait même plus plaisir au spectateur qui a finit d’y croire depuis longtemps et qui est très nul puisqu’il consiste en une partie de flipper où la bille serait Jason. Le couple vedette est relégué au second plan, ce qui est tout de même un comble pour un film intitulé Freddy Vs Jason. Les tirades de Freddy ne font plus rire du tout, ni même sourire. Quand quelqu’un répète sans arrêt le mot « bitch » à la fin de chacune de ses phrases, ça vous faire rire, vous ? Moi pas, c’est plus ennuyeux qu’autre chose. Les scènes de rêves sont très ratées, à part la toute première peut-être. Les acteurs (aussi charismatiques que le chanteur de Kyo) n’ont pas l’air impliqués dans l’histoire et les actrices semblent avoir été choisie pour leur tour de poitrine. Bon, pour cette dernière chose, ça n’est pas si grave et c’est même assez courant dans ce genre de film, mais encore faut-il que ce qu’il y ait en dessous et au dessus de la poitrine soit acceptable et que la poitrine elle-même soit de qualité. Or, non, Laurie (l’héroïne) a une tête à coucher dehors et ses 3 expressions faciales sont d’une mocheté sans nom. Cela faisait longtemps qu’une actrice ne m’avait pas autant gêné dans la vision d’un film. Quelle plaie celle-là ! Elle s’appelle Monica Keena, un nom qui sonne aussi faux que ses seins, immobiles durant tout le film et dont les tétons pointent étrangement vers les étoiles. Vous pouvez tapez son nom dans Google, vous trouverez pas mal de photos d’elle en petite tenue, mais méfiez-vous : les photos sont trompeuses ; cette fille faut la voir en mouvement pour juger de sa laideur. Parmi les actrices, on retrouve aussi Kelly Rowland (des Destiny’s Child) et bien j’aimerai simplement lui dire que si elle pouvait se contenter de rester dans son groupe de daube, le cinéma ne s’en porterait pas plus mal. BREF, passons, et parlons des autres défauts du film. Par-ci par-là on constate quelques tentatives de second degré, qui ratent leur cible à chaque fois. On peut également fortement regretter que les thèmes musicaux des deux franchises soient si peu exploités. On est content au tout début parce que le logo New Line apparaît sur la musique des Freddy. Mais on est très fâché par la suite de ne quasiment plus l’entendre. Et nos deux croque-mitaines dans tout ça ? Et bien j’ai déjà dit que les punch-line de Freddy étaient devenues misérables. Son charisme en prend donc un vieux coup. Il paraît hésitant, pas dans son élément et son maquillage n’a jamais été aussi laid. En effet, c’est bizarrement dans le premier Freddy que son maquillage est le plus réussi. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas en latex et semble donc plus réel, on a même l’impression qu’il est tout gluant. Désormais, on voit très bien que Freddy est sous un masque en latex tout propre et qui ne répugne pas du tout. C’est peut-être plus pratique à enfiler pour l’acteur, mais l’effet est à présent complètement nul. Bravo les mecs. A un moment du film, Freddy se transforme en une sorte de chenille immonde. L’ennui c’est que cette chose est réellement laide, je dirai même qu’il s’agit de l’une des choses les plus hideuses que j’ai jamais vu sur un écran. C’est juste moche et rien d’autre. On est à des millions de kilomètres de films comme Alien ou The Thing, où les monstres s’ont gracieux et d’une grande beauté, où il ne fait aucun doute qu’il y a de véritables artistes derrière tout ça. Et Jason ? Le pauvre, il en prend un vieux coup également. Lui aussi n’a jamais semblé aussi propre. On le croirait presque sorti de la douche. En plus, ils n’ont même pas pris Kane Hodder. Et que dire de sa machette qui paraît si peu solide mais avec laquelle il parvient pourtant à découper du jeunes en un seul mouvement... Tout ça est très triste.
Visite guidée d’Elm Street et du Camp de Cristal Lake.
jeudi 28 avril 2005.
slasher (angl. slash : taillader) Film mettant en scène un tueur décimant tout sur son passage, et essentiellement des groupes de jeunes forniqueurs. Dans les premiers slashers, les meurtres étaient essentiellement perpétrés à l’arme blanche, d’où le nom. C’est John Carpenter, avec son Halloween, qui a créé ce sous-genre.
cross-over (angl. cross : croiser ; over : dessus) Film mettant en scène les héros de deux franchises distinctes dans une même histoire, en général l’un contre l’autre ou faisant équipe pour résoudre un gros problème. Le but est essentiellement de flatter les fans en leur offrant un moment de bravoure entre deux (ou plus) de leurs héros/monstres préférés. Le terme a été utilisé d’abord dans l’univers des comics pour désigner une histoire à suivre sur plusieurs titres différents, mêlant des personnages qui d’habitude n’interagissent que peu voir pas du tout.
Bien que les cross-over ne datent pas d’aujourd’hui, le cinéma actuel en est très prolixe : Alien vs Predator, Van Helsing, Freddy vs Jason.
Parmi ces 3 films, aucun n’est vraiment réussi : le premier est un projet de longue date que des producteurs minables ont mis entre les mains d’un réalisateur docile afin de transformer ce film attendu par un nombre de fans considérable en une grosse machine à fric relativement en panne ; le deuxième est certainement la chose la pire que j’ai vu au cinéma, une sorte d’immense foutoir où les acteurs se ridiculisent et avec laquelle le réalisateur prouve définitivement qu’il mérite d’être emprisonné, il n’y a strictement rien à sauver dans ce film. Quant au troisième, que j’ai regardé hier soir et qui est sans doute le moins raté, je compte en parler plus en détails dans cet article.
L’idée de faire un film réunissant Freddy et Jason est assez vieille. En effet, quel fan de ces deux croque-mitaines n’a pas rêvé de les voir s’affronter dans le même film ? C’était donc évident et la vague de slashers* à succès post-Scream n’a fait qu’accélérer la mise en route concrète du projet.
Mais d’abord qui sont plus précisément Freddy et Jason ??
FREDDY KRUEGER
« One, two... Freddy’s coming for you. Three, four... Better lock the door. Five, six... Grab your crucifix. Seven, eight... Better stay up late. Nine, ten... Never sleep again. » Le personnage de Freddy Krueger a été inventé par le brillant Wes Craven (l’homme qui ressemble à un hibou) en 1984 qui s’est, paraît-il, inspiré de ses propres rêves et d’un fait divers. Le nom de Freddy Krueger étant, si mes souvenirs sont bons, le nom de l’ennemi juré de Wes Craven quand il était petit. L’histoire de Freddy nous est racontée dans le premier épisode (de loin le meilleur) de la série et est complétée avec les autres épisodes...
Son histoire :
Freddy Krueger c’est vraiment l’histoire d’un gars qui a eu une vie de chiottes.
Freddy Charles Krueger est né en février 1942. Il est le fils d’Amanda Krueger, une nonne qui travaillait dans un asile de fou. Etant nonne, elle est donc devenue maman par accident. Effectivement, un terrible accident qui plus est. Elle s’est accidentellement fait enfermer avec les patients les plus dangereux et s’est fait violer plusieurs fois de suite. Freddy est donc le fruit d’une sorte de gang-bang (et oui, je sais, c’est très moche) perpétré par une bande de fous !
Durant son adolescence, Freddy est placé en famille d’accueil et est battu par son père adoptif. Freddy prend alors goût à ces punitions et à la douleur.
Adulte, Freddy fonde une famille et devient même papa d’une petite fille. Il travaille dans une usine d’incinération ou quelque chose comme ça. Bref, il semble mener une vie heureuse au 1428 Elm Street à Springwodd, si ce n’est que la cave de la maison est un lieu interdit où personne n’a le droit de se rendre si ce n’est Freddy lui-même. C’est en effet dans cette cave que Freddy entrepose les restes de ses premières victimes et fabrique son gant qui deviendra mythique.
Mais un jour, tout bascule : sa femme décide de visiter la cave et elle découvre le repaire de son mari. Furieux, Freddy étrangle sa femme sous les yeux de sa fille. La vérité éclate et le procès contre Freddy peut commencer. Hélas, il sera acquitté pour faute de preuves ! Les parents des victimes décident alors de se faire justice eux-mêmes : un soir, ils entourent sa maison, l’arrose d’essence et y mette feu. Freddy est brûlé vif.
Wes Craven
C’est là que son histoire rentre réellement dans le domaine du fantastique. Freddy prend possession de pouvoirs extraordinaire qui lui permettront par la suite d’hanter les rêves des descendants des parents qui l’ont brûlé. Et quand Freddy hante les rêves de quelqu’un, ce n’est pas pour rire : il peut vous tuer pendant votre sommeil, ce qui fait que c’est particulièrement difficile de lutter contre lui, puisqu’il faut donc lutter contre le sommeil !
Ses caractéristiques :
L’arme de Freddy est donc son gant, qu’il porte à la main droite (ben oui, s’il en portait à chaque mains, comment ferait-il pour se gratter l’entre-jambe ?), et qui prolonge chacun de ses doigts par de très longues griffes particulièrement bien affutées.
Mais Freddy est très agile. L’inverse du croque-mitaine des Halloween, Michael Myers, totalement figé et qui ne fait que marcher. Freddy, lui, peut courir. De plus, il ne se contente pas d’utiliser son gant pour faire ses crimes. Il est très inventif de ce côté là et parfois on se demande même à quoi lui servent ses griffes !
Freddy n’est pas une force de la nature, il est même assez petit. Là aussi, rien à voir avec Michael Myers ou Jason. Mais c’est quand même de loin le plus charismatique des trois.
Freddy aime beaucoup traiter les filles de « bitch » avant de les griffer à mort et c’est un professionnel de la « phrase qui tue » (on dirait « punch-line » en anglais. Ainsi, Freddy est associé à de nombreuses phrases cultes dont la plus représentative est celle qu’il lance à l’une de ses victimes dans l’épisode 3 (l’un des meilleurs de la série, avec le premier et le septième) : « Welcome to prime-time, bitch !! », peu avant de lui écraser un poste de télévision sur la tête. Il faut savoir que la victime n’était autre qu’une adolescente rêvant de célébrité.
Ses proies préférées sont des jeunes filles bien poumonées qui peuvent ainsi crier très fort. Dans le premier épisode, les filles sont plutôt jolies ; mais cela se dégrade peu à peu et dans Freddy Vs Jason les actrices sont toutes des poufiasses aux seins immobiles car silliconées.
Freddy a la particularité de pouvoir être n’importe quoi. En effet, puisqu’il s’agit d’un rêve, tout est possible. Ainsi, il peut étirer son bras comme il veut, se transformer en télévision, faire sortir sa langue d’un téléphone... Il peut faire tout ce qu’il veut et ça donne lieu à des scènes d’anthologies car extrêmement gores mais inventives ! C’est même le principal atout des Freddy : l’inventivité des meurtres.
Enfin, les enfants d’Elm Street on inventé une chanson sur Freddy à laquelle on a droit dans pratiquement tous les films (les paroles sont en dessous de la première photo).
Pour lutter contre Freddy, il n’y a pas 36 solutions. Il faut se persuader qu’il n’existe pas et que ça n’est qu’un rêve. Freddy tire sa force de la peur qu’il engendre. Quand on a plus peur de lui, Freddy se dématérialise et n’existe plus. Riez lui au nez et il ne saura plus du tout quoi faire.
Freddy a toujours été interprété par Robert Englund, c’est d’ailleurs lui qui trouvait pas mal des répliques de Freddy. Robert Englund a la réputation d’être quelqu’un d’assez égoïste et manipulateur. Il tient énormément à la réussite des films de Freddy car il est conscient qu’ils constituent sa principale source de revenue. Mais bon, Robert Englund demeure un personnage sympathique qui est devnu un véritable acteur culte, grâce au personnage de Freddy. Il doit tout à Freddy et donc à Wes Craven. J’espère pour les enfants de son quartier qu’il parvient quand même à se détacher du personnage de Freddy qui lui colle à la peau.
Les films :
Le titre original des Freddy est « A Nightmare on Elm Street ». En français, le premier épisode a été renommé Les Griffes de la Nuit (titre pas mal aussi).
A NIGHTMARE ON ELM STREET / LES GRIFFES DE LA NUIT (1984) Dans le premier épisode, Freddy est déjà une créature qui hante les cauchemars. On ne nous raconte son passé que par le biais de flashbacks ou de personnages qui expliquent l’origine de Freddy aux autres. Le premier épisode est de loin le meilleur. Je l’ai revu récemment et j’ai constaté qu’il n’avait pas pris une ride. Bien sûr, il a été copié depuis, mais quand on est conscient qu’il s’agit de « l’original » et non d’une « copie » on peut alors véritablement jugé de la qualité du film. C’est également l’occasion de voir l’un des premiers rôles de Johnny Depp, qui est quand même le premier rôle masculin mais qui terminera en jeyser de sang lors d’une scène anthologique ! Des scènes d’anthologies, Freddy 1 en contient plus d’unes. Parmi celles que je préfère, il y a celle du tout premier meurtre où une fille endormie se fait traîner sur les murs et le plafond de sa chambre par Freddy se jouant de la pesanteur, qui est alors invisible pour le spectateur qui voit en fait le spectacle auquel assiste le boyfriend, totalement impuissant, de la jeune fille. Le sang coule a flot, il est d’un très beau rouge, il y en a des traînés partout sur les murs. C’est impressionnant et c’est esthétiquement sublime. Les couleurs sont belles, le blanc de la chemise de nuit de la fille et de la tapisserie des murs de la chambre tranchent avec le rouge du sang qu’elle répand un peut partout. Cette scène à elle seule prouve que Wes Craven n’est pas n’importe qui et qu’il mérite le respect. L’autre grande scène du film est l’attaque de Nancy par Freddy alors que celle-ci s’endort dans son bain. Les griffes de Freddy surgissent de nulle part et elles emportent Nancy dans le fond de la baignoire qui est devenu un trou sans fin.
Comment voulez-vous que l’adolescent que j’étais lorsque j’ai vu le film pour la première fois n’ait pas été marqué par ce plan ?
Le premier Freddy est donc un plaisir pour les yeux mais aussi pour les oreilles (avec une musique très vite reconnaissable). Il n’y a de plus aucun temps mort et seules des personnes mal informées ou qui ont des goûts misérables peuvent trouver ce film mauvais. Un film définitivement culte, primé à Avoriaz, qui réussi à faire peur à plus d’une occasion.
A NIGHTMARE ON ELM STREET, PART 2 : FREDDY’S REVENGE / LA REVANCHE DE FREDDY (1985) A Nightmare on Elm Street est un grand succès et est extrêmement rentable étant donné la petitesse de son budget. De ce fait, l’année suivante, une suite est mise en route. "He’s back and he’s not happy" dit l’affiche. Ce second volet, réalisé par Jack Sholder (qui n’est pas un inconnu du tout dans le cinéma fantastique) est bien moins glorieux. Vraiment difficile à regarder jusqu’au bout, à vrai dire. Il s’agit de l’épisode le plus intriguant et le plus déviant de la série mais également le moins palpitant en termes de rebondissements et de séquences chocs. Le moins bons, s’accordent à dire les connaisseurs.
A NIGHTMARE ON ELM STREET 3 : DREAM WARRIORS / LES GRIFFES DU CAUCHEMAR (1987) Le troisième épisode, réalisé par Chuck Russel (pas inconnu non plus), est le meilleur Freddy qui n’est pas réalisé par Wes Craven et marque le retour de Nancy (l’héroïne du premier épisode). Freddy devient le véritable héros du film, son temps d’apparition à l’écran est en nette augmentation. Freddy 3 multiplie les séquences de cauchemar visuellement spectaculaires et élaborées qui permettent à Freddy de placer des répliques souvent désopilantes (dont le « Welcome to prime-time, bitch ! » que j’évoquais plus haut). Les griffes du cauchemar est aussi l’occasion de voir des comédiens qu’on n’a pas vraiment l’habitude de voir dans ce genre de films comme Lawrence Fishburne ou le héros de Body Double, Craig Wasson tout en découvrant le trèèèèès joli minois d’une actrice alors débutante, Patricia Arquette (qui se ballade très souvent en chemise de nuit).
A NIGHTMARE ON ELM STREE 4 : THE DREAM MASTER / LE CAUCHEMAR DE FREDDY (1988) Freddy 4 est encore une fois réalisé par quelqu’un qui deviendra très connu par la suite : Renny Harlin (le mari de Geena Davis, quel chanceux !) qui réalisera plus tard Die Hard 2, Cliffhanger... C’est l’un des moins mauvais épisode de la série. Certaines scènes de meurtres sont très inventives : je crois que c’est dans celui-ci que Freddy se transforme en mobylette ! Freddy 4 se content par ailleurs d’adresser des petits hommages au premier de la série, à travers différents clins d’œil. Par exemple, le petit restaurant où travaille Alice (l’héroïne) porte le nom de « Crav Inn », référence directe au patronyme de Wes Craven.
Bien sûr, à chaque fois les scénarios ne sont pas tellement « élaborés » (à part pour le premier et le septième épisode, tous deux écrits et réalisé par Wes Craven), si l’on peut dire. Il s’agit à chaque fois de trouver un bon prétexte pour que Freddy reviennent griffer de l’adolescent indiscipliné.
A NIGHTMARE ON ELM STREE 5 : THE DREAM CHILD / L’ENFANT DU CAUCHEMAR (1985) Le cinquième Freddy est mis en scène par Stephen Hopkins. Ce nom ne vous dit rien ? C’est pourtant le réalisateur de la première saison de 24 Heures Chrono, mais aussi de Predator 2 et, plus récemment, de la biographie de Peter Sellers. Bref, quelqu’un qui a du savoir-faire. Freddy 5 a le mérite de nous en apprendre beaucoup sur le passé du croque-mitaine. Certains disent que ce film est l’un des meilleurs de la série, d’autres disent que c’est un navet. Personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que je préfère de loin le premier, le troisième et le septième à celui-ci.
FREDDY’S DEAD : THE FINAL NIGHTMARE / LA FIN DE FREDDY (1991) Le sixième Freddy (qui annonce sa fin sans son titre) est le seul réalisé par une femme (la productrice de la saga). Dans cette épisode Freddy cherche un nouveau territoire de chasse après s’être rendu compte qu’il avait épuisé les ressources de sa petite ville natale. Arf, c’est bien un américain ce Freddy. Johnny Depp refait une petite apparition et le père de Freddy est interprété par le chanteur Alice Cooper. Seul un meurtre est assez réussi dans le film : celui où Freddy vient en aide assez brutalement à un adolescent qui a les oreilles bouchées. Dans cet épisode, Freddy est transformé en clown et ne fait plus peur une seule seconde. Avec ce sixième film, Freddy touche le fond et on est content pour lui qu’il meure à la fin.
WES CRAVEN’S NEW NIGHTMARE / FREDDY SORT DE LA NUIT (1994) En 1994, Wes Craven décide de reprendre en main la série, pour cela, il décide de faire table rase de tout ce qui a été fait auparavant (à part le 1er épisode !) et créé une mise en abîme très intéressante mais hélas, pas tout à fait bien exploitée. En effet, New Nightmare fourmille d’idées, de bonnes trouvailles, mais elles ne sont pas toujours bien développées et c’est fort dommage. Cependant, cela reste à mes yeux l’épisode le plus original et inventif de la série, celui dont le scénario est le plus intelligent. Voici l’histoire dans ses grandes lignes : Heather Langekamp, l’actrice qui incarnait Nancy (l’héroïne du premier et troisième épisode), refuse de donner une dernière suite aux aventures de Freddy. Mais elle reçoit des appels anonymes très étranges et lors d’un tremblement de terre son mur est zébré comme si des lames l’avait fissuré. Dylan, son fils, a un comportement bizarre et lui raconte qu’un homme vient le chercher dans ses rêves. Inquiète, elle va retrouver Wes Craven et son ami l’acteur Robert Englund pour leur faire part de ses angoisses. Il semblerait que l’entité Freddy en veuille à Heather car elle repousse l’idée d’un nouveau film avec ce personnage et ainsi de relancer en quelque sorte la vie du croque-mitaine. Mais il est aussi possible que Freddy cherche à exister réellement et « sortir de la nuit » (comme l’indique le titre français). Les acteurs jouent donc leur propre rôle, Wes Craven y compris et même Robert Englund. Le côté comique de Freddy disparaît. Freddy est relooké pour l’occasion, ses lames sont désormais fichées dans l’ossature de ses phalanges. Son aspect est plus agressif et angoissant. La mise en abîme (ce concept de film dans le film) fait directement penser aux films que Wes Craven réalisera par la suite : la série des Scream. Certaines scènes sont très réussies, notamment l’introduction (une habitude dans les films de Craven) qui est en fait un film dans le film dans un rêve du film (la mise en abîme est double !). Hélas, les scènes avec le petit garçon (Dylan) sont assez faibles et l’acteur peu convaincant, la conclusion du film laisse aussi à désirer. Peut-être que Wes Craven avait déjà la tête ailleurs et pensait à Scream... En tout cas, il semblerait qu’il a poussé trop loin le concept de la mise en abîme (un thème très cher à Craven) dans New Nightmare et c’est ce pourquoi il l’épurera dans Scream.
Sa célébrité :
Au fil des épisodes, Freddy Krueger a acquis une célébrité impressionnante. Il s’agit tout simplement du croque-mitaine le plus populaire du cinéma fantastique. Tout le monde peut reconnaître Freddy. On peut même en faire l’expérience : habillez-vous d’un pull rouge à rayures vertes (si vous en trouvez un, félicitations !) et allez en cours comme ça. Plus d’une personne vous dira « hé, du croquet, tu t’habilleras comme Freddy le soir d’Halloween !! ». Les films ont même été transposés sur petite écran en série télévisé, centrée sur le personnage de Freddy. Un spyware (sorte de virus informatique) très redouté a même pour nom Freddy Krueger. On ne compte plus les animaux domestiques qui ont pour nom « Freddy » (personnellement, j’ai eu un chat qui s’appelait comme ça). Et il ne se déroule pas une semaine sans qu’un des films de Freddy ne soit pas diffusé sur une des chaînes de télévision américaine. Wes Craven pourrait ne vivre que par l’argent que lui rapporte le personnage qu’il a créé. La série des Freddy a été la principale source financière de la firme New Line et c’est indirectement grâce à tout l’argent que ces films ont amasser qu’une projet comme Le Seigneur des Anneaux a pu voir le jour. Leur score au box-office était bon, mais c’est surtout en location que les film étaient très rentables.
Maintenant, je vais pouvoir vous parler de Jason Voorhees (quel nom à coucher dehors, « Freddy Krueger » est quand même plus tranchant !). Je vous le dit tout de suite : je préfère et je connais beaucoup mieux Freddy que Jason.
JASON VOORHEES
Jason, c’est quoi ? Une « arme de destruction massive », voilà le terme qui lui conviendrait le mieux. Ce type-la t’élimine une bande de jeunes en quelques secondes et en une grande économie de mouvements ! Son efficacité (près de 150 victimes au total) est effectivement bien plus importante et incomparable à celle de Freddy (qui ne doit même pas atteindre la moitié de la moitié). Jason, lui, ne perd pas son temps à dire de jolies phrases à ses victimes, à prendre la pose. D’ailleurs, on a jamais vu Jason répondre à une interview. Lui, son truc, c’est le massacre ; et c’est bien le seul domaine où il excelle.
Son histoire :
Petit, Jason subissait les moqueries des autres enfants. Il faut dire qu’il n’avait pas grand chose pour lui : il était attardé mental et d’une très grande mocheté (son visage était complètement difforme). En 1957, le petit Jason âgé de 11 ans s’est noyé dans un lac (le Cristal Lake) près d’une colonie de vacances, alors que ses moniteurs se bécotaient dans un coin. Son corps n’est jamais retrouvé, malgré de nombreuses recherches. En fait, Jason n’est pas mort, il arrive jusqu’à la rive et survit, mais il ne rentre pas chez lui, croyant que sa mère est en colère contre lui car elle lui a interdit de se baigner dans le lac. Jason se cachera donc dans le bois, vivant comme une bête. Pendant ce temps, sa mère va faire passer le goût du sexe à tous ceux qui ont laissé son fils se venger. Sa mère finira par être tuée. Et c’est alors Jason qui vient la venger, à partir de l’épisode 2, et finit par s’en prendre à tous ce qui bouge qui a deux jambes et deux bras.
Comme vous pouvez le constater, son histoire est moins recherchée que celle de Freddy. Pourtant, Jason avait 10 films pour la peaufiner tandis que Freddy seulement 7 (je ne compte pas Freddy Vs Jason).
Ses caractéristiques :
Déjà, il faut savoir que Jason ne parle pas. Durant 10 films (11 avec Freddy Vs Jason) il ne dit pas un mot.
Jason a un physique très imposant : grand et costaud, il faut prend beaucoup d’élan pour le faire trembler un peu et gare à la réception ! De ce fait, il surprend souvent ses victimes en se mettant derrière elles ; lorsqu’elles se retournent elle sont donc face à son buste et le temps de lever la tête la voilà qui roule par terre, coupée par la machette de Jason. Quel rapide ce Jason.
Jason est un véritable as de la machette, c’est son arme favorite, bien qu’il sache également se servir des autres armes potentielles qui lui tombent sous la main. Mais sa préférence s’oriente surtout vers les armes blanches. Cependant, n’attendait pas de lui une certaine inventivité dans l’orchestration de ses crimes. Jason est du genre direct et impulsif. Son cerveau limité lui permet de faire seulement le lien entre deux éléments. Par exemple : Jason aperçoit plusieurs victimes potentielles à l’horizon, puis il voit une barre de fer par terre, il prend alors la barre de fer et s’occupe ensuite de la personne la plus près de lui. Il a donc le raisonnement suivant : barre de fer + mouvement de bras latéral = victime coupée en deux. Quand cela dépasse deux éléments, il ne peut plus. Jason ne pourra ainsi jamais poursuivre le raisonnement consistant à incendier une victime ligotée à une chaise en l’arrosant d’essence et en jetant sa cigarette encore allumée. Non, tout ça est bien trop compliqué et en plus, Jason ne fume pas, il est même un membre actif de la lutte anti-tabac. Aussi, Jason ne « choisira » jamais sa victime, c’est pour ça que je précise « la plus près de lui » dans mon exemple. Il tuera en effet ce qui lui tombera en premier sous la main.
En ce qui concerne son apparence physique, elle évolue sensiblement au fil des épisodes. Ce petit dessin que j’ai trouvé sur internet la récapitule assez fidèlement :
C’est donc à partir de l’épisode 3 que Jason se met à porter un masque de hockey. Ensuite, il n’y a pas d’évolution spectaculaire, bien que dans le dernier épisode en date, Jason X (qui se déroule dans le futur, dans un vaisseau spatiale !), Jason est rendu plus aérodynamique et ressemble étrangement à une création du designer Philip Stark. En fait, Jason est devenu Uber Jason, mais on verra ça plus tard...
L’interprète de Jason le plus connu et le plus régulier est Kane Hodder, une brute qui était cascadeuse avant d’incarner Jason. Pour je ne sais plus quelle raison, Kane Hodder n’a pas été pris dans Freddy Vs Jason.
Ses films :
Les Vendredi 13 commencent généralement par un petit rappel des épisodes précédents (de l’origine de Jason) et de la manière dont il a été « tué » la dernière fois. Il y a habituellement deux intrigues principales dans les Vendredi 13 : 1- Comment Jason va-t-il ressusciter ? 2- Comment va t-on le re(...)retuer ?
FRIDAY THE 13TH / VENDREDI 13 (1980) J’ai vu mon premier Vendredi 13 assez tardivement. Je m’intéressais depuis fort longtemps aux films d’horreur et, lorsque j’ai vu que le premier Vendredi 13 était enfin diffusé à la télé (sur M6, lors d’un « jeudi de l’angoisse »), j’étais vraiment content. Depuis le temps que j’entendais parler de ce Jason... de ces Vendredi 13... Ma curiosité allait bientôt être satisfaite. Mais surtout, j’allais connaître une grande déception ! En effet, dans le premier épisode, il n’est nul question de Jason puisque c’est sa maman qui fait tout le boulot et ce n’est qu’à la toute fin du film qu’on comprend pourquoi elle est si méchante. Voici le résumé de l’histoire : Un nouveau propriétaire et sept moniteurs préparent la réouverture du camp de vacances de Cristal Lake, malgré le fait qu’ils aient été prévenu par les autochtones que l’endroit été maudit. La malédiction se confirme le vendredi 13, journée durant laquelle les moniteurs sont assassiné un à un. Je n’ai vu ce film, réalisé par Sean S. Cunningham, qu’une seule fois. Je l’aurai bien vu davantage s’il m’avait plu, mais ça n’a pas été le cas. A vrai dire, je crois avoir regardé une version censurée par M6. J’en suis même pratiquement sûre. Dans ce film, les meurtres sont réputés pour être très violents, or, je n’ai rien vu de violent ni de gore ! Je me souviens avoir comparé la durée officielle du film avec la version d’M6 : il y avait une différence de plus de 10 minutes. De plus, quand je regarde des photos des meurtres du film sur internet, je me rends compte qu’aucune ne me dit quelque chose. Bref, merci M6, ils sont géniaux vos films d’angoisse. Je vais donc m’appuyer sur la réputation du film pour vous le décrire brièvement. Le film est largement acclamé pour le réalisme de ces séquences de meurtres horrifiantes (Tom Savini, maquilleur sur ce film, y est pour beaucoup). Nombreux sont ceux qui le trouve terrifiant et plein de suspens. Personnellement, je trouve que ce film souffre énormément de la comparaison avec le chef d’œuvre de Carpenter, Halloween (réalisé deux ans auparavant), dont il n’arrive même pas à la cheville ; et je l’ai trouvé très prévisible. Cependant, il faut le resituer dans le contexte de l’époque en ayant à l’idée que c’est l’une des premières « copies » d’Halloween. Il faut donc faire preuve d’un peu d’indulgence. En tout cas, une chose est sûre : Vendredi 13 premier du nom est tout de même le meilleur de la série. A noter, la présence d’un acteur débutant à l’époque : Kevin Bacon, qui par la suite fera une carrière exceptionnelle et deviendra l’un de mes acteurs préférés.
FRIDAY THE 13TH PART 2 / LE TUEUR DU VENDREDI (1981) Dans le premier Jason n’était donc que la cause des événement. Il apparaît en chair et en os dans le deuxième épisode dont le scénario est très prévisible : une nouvelle colonie s’installe et deviendra comme par hasard le casse-croûte de Jason. Cette première suite est réalisée par Steve Miner (réalisateur de House, Lake Placid..., pas un inconnu donc). Bien sûr, le scénario n’a jamais été la force des slasher, mais là quand même... On attend d’un slasher que le sang gicle et que le tueur soit charismatique. Or, dans le cas présent, les scènes sanglantes sont coupées et Jason souffre de son look déplorable : une salopette de bûcheron et un sac à patates sur la figure. Toutefois, l’ambiance reste assez soignée : bois inquiétant, petites cabanes miteuses et éclairages poisseux. Steve Miner sera reconduit pour le 3ème Vendredi 13.
FRIDAY THE 13TH PART 3 / MEURTRES EN 3-D (1982) C’est sensiblement mieux que le précédent, mais à quoi bon raconter l’histoire puisque c’est encore la même ! Le fait marquant de cette épisode est que Jason améliore un peu sa tenue par le port d’un masque de hockey qu’il a piqué à un ado. Jason connaît un regain de forme par rapport au numéro 2. Les meurtres sont plus nombreux et plus soignés. L’amateur de slasher y trouvera ce qu’il attend bien qu’à part ces scènes de meurtres, c’est l’ennuie total. Heureusement que les meurtres s’enchaînent à un bon rythme pour maintenir le spectateur éveillé. L’un des meilleurs épisodes donc. Mais une question doit vous tarauder : « pourquoi meurtres en 3-D ? ». Et bien simplement parce que le film a été tourné en 3 dimensions et certains effets spéciaux en témoignent. La 3-D était très à la mode à l’époque puisque l’année suivante, il y aura Les Dents de la Mer 3 et Amytiville 3-D, deux suites de films à succès également tournées en 3-D pour attirer un peu plus de spectateur et tenter de se renouveler. A la fin du film, Jason prend un coup de hache en plein visage, va t-on donc le revoir malgré ça ?!
FRIDAY THE 13TH PART 4 : THE FINAL CHAPTER / VENDREDI 13 : CHAPITRE FINAL (1984) Les titres me font rire, pas vous ? Etant donné la fin du numéro 3, des scénaristes ont dû être embauché et la technique du « copier coller » fut abandonnée, mais seulement partiellement. La trouvaille des scénaristes est simple : en fait, Jason n’est pas mort puisqu’il se réveille à la morgue et continue ses massacres. Tom Savini rempile pour cette épisode réalisé par Joseph Zito, qui a déjà été l’auteur d’un slasher très gore intitulé Rosemary’s Killer. Le début du film, avant le générique, est très étonnant puisque nous avons droit à un best-of des meurtres de Jason ; il se poursuit ensuite sur deux meurtres (les infirmiers de la morgue) qui auraient également eu leur place dans le best-of. Les ingrédients des Vendredi 13 répondent tous à l’appel : la forêt de Cristal Lake, les ados qu’on a autant envie de crever que Jason, les meurtres sanglants. Zito ajoute même un peu d’érotisme. Bref, ce film n’est pas le pire de la série bien que Jason n’y soit pas assez mis en valeur (on le voit qu’un tout petit peu !).
FRIDAY THE 13TH PART 5 : A NEW BEGINNING / VENDREDI 13 CHAPITRE 5 : UNE NOUVELLE TERREUR (1985) Un Vendredi 13 sans Jason, vous pensez que c’est possible,vous ? Et bien si, ça existe. LeChapitre5enestlapreuve.Il
s’agit également d’un tueur qui se cache derrière un masque de hockey, mais pas du véritable Jason. Ce film est un whodunit, puisque l’identité du tueur nous est dévoilée que lors du dénouement. Mais à vrai dire, on s’en fout un peu de qui est le tueur. Les meurtres s’enchaînent, l’impression de les avoir déjà vu mille fois règne et ce cinquième volet n’apporte finalement rien de neuf à la série. Jason y utilise plein d’armes différentes, on est content pour lui.
FRIDAY THE 13TH PART 6 : JASON LIVES / VENDREDI 13 CHAPITRE 6 : JASON LE MORT-VIVANT (1986) Le gamin qui a tué Jason dans l’épisode 4 n’arrive pas à dormir la nuit car il pense encore que Jason est vivant. Il part donc s’assurer de sa mort en allant au cimetière où est enterré Jason pour exhumer son tombeau. Il découvrira alors un Jason en pleine forme. Cet suite ne se prend pas du tout au sérieux et c’est ce qui fait tout son charme. Le générique est une parodie de celui de James Bond, Jason intervient dans une partie de paint-ball qui vire au cauchemar, les effets gores sont outranciers... On tient donc l’un des meilleurs épisode de la série. Jason est devenu indestructible car déjà mort (comme le dit le titre français), pour l’arrêter, le héros du film choisit d’attacher Jason au fond du lac.
FRIDAY THE 13TH PART 7 : THE NEW BLODD / VENDREDI 13 CHAPITRE 7 : UN NOUVEAU DEFI (1988) Une adolescente aux pouvoirs télékinésisques refait accidentellement resurgir Jason qui pourra ainsi ruiner la fête d’anniversaire d’adolescents qui se déroule dans une cabane à proximité du lac. Pas grand chose à dire sur cette opus-la, si ce n’est que Jason apprend à se servir d’une débroussailleuse et que le tout est bien ennuyeux. Le pire de la série ?
FRIDAY THE 13TH PART 8 : JASON TAKES MANHATTAN / VENDREDI 13 CHAPITRE 7 : L’ULTIME RETOUR (1989) Le meilleure titre ! Les scénaristes ont la brillante idée de déplacer Jason dans l’espace. Ce dernier se rend à New York en bateau au cours d’un loooong voyage dont il va légèrement perturbé le déroulement. Cet épisode reprend un peu le ton humoristique du 6ème et il contient quelques passages rigolos : Jason s’étonnant devant une affiche montrant un joueur de hockey ayant le même masque que lui et le combat de boxe où Jason se laisse frapper jusqu’à ce que son adversaire soit physiquement épuisé et lui assène un upercut pour le moins efficace et définitif. A part ça ? Et bien on va dire que c’est agréable de voir Jason évoluer dans un nouveau décor...
JASON GOES TO HELL, THE FINAL FRIDAY / JASON VA EN ENFER (1993) Retour à Cristal Lake pour Jason qui, alors qu’il poursuite une fille dans les bois, est pris en guet-apens par le FBI ! Hélas, Jason n’est pas décidé à se laisser piéger et son esprit s’échappe de on enveloppe corporelle. Il a à présent la faculté de se déplacer de corps en coprs et de perpétuer à nouveau ses crimes. Vous n’avez rien remarquez ? Bon, oui, il n’y a pas de « vendredi 13 » dans le titre, mais après ? Et bien le scénario : il est un peu élaboré cette fois-ci, ce qui donne lieu au meilleur épisode de la série, à mon goût. Hélas, cette épisode sera boudé par les fans, peut-être car trouvé trop innovant par rapport aux précédents. En tout cas, j’aimerai bien le revoir, contrairement aux autres. Ce film avait beaucoup troublé mon sommeil quand j’étais petit. La plan final augure Freddy Vs Jason puisqu’on y voit des griffes sortant de terre et attraper le masque de hockey de Jason. Mais avant Freddy Vs Jason, il y eut Jason X.
JASON X (2001) On croyait Jason oublié, mais le succès des slasher post-scream relance la machine. Ce film pourrait s’intituler « Jason va dans le futur », puisqu’il s’agit d’un Vendredi 13 futuriste, son histoire se situe en l’an 2455. Un docteur (interprété par David Cronenberg !) ramène le corps congelé de Jason vers leurs colonies de l’espace, avec l’aide de ses étudiants. Mais devinez quoi ? Jason sera décongelé et il reprendra du service. Au cours du film, il deviendra Uber-Jason (grâce à un liquide qui lui est injecté accidentellement), une sorte de Jason d’un niveau supérieur, encore plus costaud, plus indestructible et relooké. Cet épisode figure parmi les meilleurs de la série, il est distrayant et contient certaines bonnes idées (notamment la scène où le paysage de Cristal Lake est reconstitué par ordinateur et projeté dans la pièce, afin de déboussoler Jason).
Sa célébrité :
Vendredi 13 est connue pour être une date qui apporte le malheur, mais on peut plutôt dire qu’elle a été un porte-bonheur pour le créateur de la série : Sean S. Cunningham. Si on additionne les recettes de tous les films de la série, on obtient un résultat de près de 300 millions de dollars, ce qui est très conséquent au vu du faible coût de réalisation de ces films. Une mini-série télévisée fut même diffuser durant 3 ans de 1987 à 1990, comptant 72 épisodes. Tout comme Feddy, Jason a aussi connu une adaptation en jeu vidéo. Jason est, avec Michael Myers et Freddy Krueger, l’une des icônes du cinéma d’horreur. Cependant, si on la compare aux Halloween et aux Freddy, on peut aussi dire que c’est la plus mauvaise série de films car elle ne découle pas d’un chef d’œuvre, contrairement aux deux autres (le terme "chef d’oeuvre" est un peu fort pour Les Griffes de la Nuit, mais pas tant que ça tout compte fait).
LA RENCONTRE
FREDDY VS JASON / FREDDY CONTRE JASON (2003)
L’histoire du projet :
Le projet de réunir Jason et Freddy dans le même film remonte à l’année 1993, ce qui correspond à peu près à la période où nos deux croque-mitaines préférés commencer un peu à manquer de souffle. Il fallait alors trouver quelque chose qui puissent relancer leur carrière. De nombreux scénarios se sont succédés. Aucun ne convenait. Pourtant, pour qu’aucune erreur ne soit commise par rapport aux 17 films précédents, une liste de règles inviolables fut établie pour le développement des textes et afin d’éviter que les fans soient mécontents. Dans cette liste devait figurer le fait que Jason ne devait jamais parler, par exemple. C’est en 2000 que le scénario fut choisi et la fin de l’histoire, qui posait beaucoup de problèmes (qui faire gagner ?), fut sélectionnée par le président de la New Line en personne. Cela fait donc presque 10 ans de boulot pour un résultat qui n’est pas forcément très réjouissant : un match nul pour ne fâcher personne. Quel choix judicieux... Personnellement, au lieu d’un Freddy Contre Jason, j’aurai préféré un Freddy Avec Jason. Dans le cas d’un Freddy Vs Jason, on sait déjà que les deux croque-mitaines sont indestructible, alors je vois mal où est l’intérêt. Enfin bon... De l’intérêt, ça fait longtemps qu’il n’y en a plus dans ce genre de film, à part quelques rares exceptions.
Le réalisateur de Freddy Vs Jason est Ronny Yu, un réalisateur chinois qui avait déjà fait ses preuves aux USA avec La Fiancée de Chucky, film que je n’ai pas vu, mais qui est à ce qui paraît pas trop mal réussi. J’ai vu tous les Chucky saut celui-ci, et ça ne me manque pas tellement en fait.
L’histoire du film :
L’histoire choisie est celle-ci : Freddy est très triste car il n’a plus de pouvoir, il ne parvient plus à pénétrer les rêves de ses victimes tout simplement parce qu’elles ne savent plus qui c’est et qu’elles n’ont donc plus peur de lui. Pour changer la donne, Freddy a une idée : faire appel à Jason. Freddy va donc voir Jason dans l’un de ses rêves. ENORME FAILLE DU SCENARIO : Comment Freddy peut-il allait perturber les rêves de Jason puisque ce dernier est loin de le connaître et donc d’avoir peur de lui ???? Bon, étant donné que tout ça a lieu dans les premières minutes du film où le spectateur américain est normalement encore en train de s’acheter son pop-corn et ses sucettes ; on fait comme si on avait rien vu. Allez, on oublie et je continue l’histoire : Freddy, en se faisant passer pour la maman de Jason, lui ordonne de se rendre à Elm Street et d’y taillader un peu d’ados. Là-bas, ils font tout pour oublier Freddy (c’est la seule façon de le combattre) mais son souvenir ne tarde pas à resurgir suite aux meutres de Jason qui sont alors attribués à Freddy dont les pouvoirs reviennent peu à peu. Hélas, la folie meurtrière de Jason n’est pas si facile que ça à stopper et Jason va se retourner contre Freddy.
Ce que j’en pense : POINTS NEGATIFS : Cette histoire démarre donc sur une grosse erreur. De plus, elle fait des adolescents les personnages principaux de l’histoire : ce sont eux qui vont en fin de compte combattre les deux lascars. Or, le spectateur désire voir du Freddy ou du Jason et pas une bande de cons qui se triture les méninges pour tenter de les vaincre lors de scènes particulièrement chiantes ! Mais non, nous ne verrons Freddy et Jason s’affronter qu’à la toute fin, lors d’un combat qui ne fait même plus plaisir au spectateur qui a finit d’y croire depuis longtemps et qui est très nul puisqu’il consiste en une partie de flipper où la bille serait Jason. Le couple vedette est relégué au second plan, ce qui est tout de même un comble pour un film intitulé Freddy Vs Jason. Les tirades de Freddy ne font plus rire du tout, ni même sourire. Quand quelqu’un répète sans arrêt le mot « bitch » à la fin de chacune de ses phrases, ça vous faire rire, vous ? Moi pas, c’est plus ennuyeux qu’autre chose. Les scènes de rêves sont très ratées, à part la toute première peut-être. Les acteurs (aussi charismatiques que le chanteur de Kyo) n’ont pas l’air impliqués dans l’histoire et les actrices semblent avoir été choisie pour leur tour de poitrine. Bon, pour cette dernière chose, ça n’est pas si grave et c’est même assez courant dans ce genre de film, mais encore faut-il que ce qu’il y ait en dessous et au dessus de la poitrine soit acceptable et que la poitrine elle-même soit de qualité. Or, non, Laurie (l’héroïne) a une tête à coucher dehors et ses 3 expressions faciales sont d’une mocheté sans nom. Cela faisait longtemps qu’une actrice ne m’avait pas autant gêné dans la vision d’un film. Quelle plaie celle-là ! Elle s’appelle Monica Keena, un nom qui sonne aussi faux que ses seins, immobiles durant tout le film et dont les tétons pointent étrangement vers les étoiles. Vous pouvez tapez son nom dans Google, vous trouverez pas mal de photos d’elle en petite tenue, mais méfiez-vous : les photos sont trompeuses ; cette fille faut la voir en mouvement pour juger de sa laideur. Parmi les actrices, on retrouve aussi Kelly Rowland (des Destiny’s Child) et bien j’aimerai simplement lui dire que si elle pouvait se contenter de rester dans son groupe de daube, le cinéma ne s’en porterait pas plus mal. BREF, passons, et parlons des autres défauts du film. Par-ci par-là on constate quelques tentatives de second degré, qui ratent leur cible à chaque fois. On peut également fortement regretter que les thèmes musicaux des deux franchises soient si peu exploités. On est content au tout début parce que le logo New Line apparaît sur la musique des Freddy. Mais on est très fâché par la suite de ne quasiment plus l’entendre. Et nos deux croque-mitaines dans tout ça ? Et bien j’ai déjà dit que les punch-line de Freddy étaient devenues misérables. Son charisme en prend donc un vieux coup. Il paraît hésitant, pas dans son élément et son maquillage n’a jamais été aussi laid. En effet, c’est bizarrement dans le premier Freddy que son maquillage est le plus réussi. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas en latex et semble donc plus réel, on a même l’impression qu’il est tout gluant. Désormais, on voit très bien que Freddy est sous un masque en latex tout propre et qui ne répugne pas du tout. C’est peut-être plus pratique à enfiler pour l’acteur, mais l’effet est à présent complètement nul. Bravo les mecs. A un moment du film, Freddy se transforme en une sorte de chenille immonde. L’ennui c’est que cette chose est réellement laide, je dirai même qu’il s’agit de l’une des choses les plus hideuses que j’ai jamais vu sur un écran. C’est juste moche et rien d’autre. On est à des millions de kilomètres de films comme Alien ou The Thing, où les monstres s’ont gracieux et d’une grande beauté, où il ne fait aucun doute qu’il y a de véritables artistes derrière tout ça. Et Jason ? Le pauvre, il en prend un vieux coup également. Lui aussi n’a jamais semblé aussi propre. On le croirait presque sorti de la douche. En plus, ils n’ont même pas pris Kane Hodder. Et que dire de sa machette qui paraît si peu solide mais avec laquelle il parvient pourtant à découper du jeunes en un seul mouvement... Tout ça est très triste.
génération josette
Avec au moins 3 enfants josette peut avoir une licence, ensuite avec la validation des acquis professionnels elle peut prétendre à un DESS (Bac+5). Ensuite elle pourra connaître les joies du chômage comme la plupart des jeunes.
Si je comprends bien on est dans une société où seuls les retraités peuvent faire des projets professionnels.
Maintenant c’est clair : Il faut d’abord avoir des enfants, puis travailler pendant au moins 40 ans pour ensuite pouvoir étudier.
Je l’avais dans le mauvais ordre : Je croyais naïvement qu’on pouvait étudier pour ensuite pouvoir construire sa vie…Et éventuellement toucher une retraite au bout de 40 ans, voire 50 ans…
Mais non ça ne marche pas comme ça : Il faut faire comme josette !
Josette est le symbole de la médiocrité française, qui a été dénoncée cette semaine dans newsweek : Elle a en effet à peu près l’âge de notre président…
Josette est le symbole de cette génération prédatrice qui a mis ses parents à la retraite, ses enfants au chômage et poussent maintenant ses petits enfants à faire des études pour avoir un travail et payer leur retraite…
Elle symbolise aussi cette espèce de snobisme des études supérieures à la française qui veut que dans ce pays tout ce qui est manuel est méprisé : « Tout le monde à la Sorbonne » criaient les révolutionnaires de 68 : Eh bien grâce à eux désormais josette peut faire des études.
Mais à quel prix ?
Simplement la ruine économique du pays…Oh ça n’est pas grand-chose face à la joie que j’ai eu en visionnant votre reportage qui montrait une grand-mère épanouie…
En fait la seule chose qui dérange en france c'est tous ces jeunes qui ne trouvent pas de travail...Ah si tout le monde était comme josette: Une retraite stable, une sérénité à dégouter jean luc Delarue: Jamais elle ne se plaint josette...
Salauds de pauvres!
Si les parents de josette ont fait la guerre pour qu'elle ait cette vie dorée, josette, elle, nous fait bien comprendre que la seule chose qui compte pour elle c'est son bonheur égoïste...
Vraiment je ne regrette pas d'avoir travaillé le lundi de pentecôte cette année car maintenant je sais pour qui je travaille gratuitement: C'est pour josette!
Si je comprends bien on est dans une société où seuls les retraités peuvent faire des projets professionnels.
Maintenant c’est clair : Il faut d’abord avoir des enfants, puis travailler pendant au moins 40 ans pour ensuite pouvoir étudier.
Je l’avais dans le mauvais ordre : Je croyais naïvement qu’on pouvait étudier pour ensuite pouvoir construire sa vie…Et éventuellement toucher une retraite au bout de 40 ans, voire 50 ans…
Mais non ça ne marche pas comme ça : Il faut faire comme josette !
Josette est le symbole de la médiocrité française, qui a été dénoncée cette semaine dans newsweek : Elle a en effet à peu près l’âge de notre président…
Josette est le symbole de cette génération prédatrice qui a mis ses parents à la retraite, ses enfants au chômage et poussent maintenant ses petits enfants à faire des études pour avoir un travail et payer leur retraite…
Elle symbolise aussi cette espèce de snobisme des études supérieures à la française qui veut que dans ce pays tout ce qui est manuel est méprisé : « Tout le monde à la Sorbonne » criaient les révolutionnaires de 68 : Eh bien grâce à eux désormais josette peut faire des études.
Mais à quel prix ?
Simplement la ruine économique du pays…Oh ça n’est pas grand-chose face à la joie que j’ai eu en visionnant votre reportage qui montrait une grand-mère épanouie…
En fait la seule chose qui dérange en france c'est tous ces jeunes qui ne trouvent pas de travail...Ah si tout le monde était comme josette: Une retraite stable, une sérénité à dégouter jean luc Delarue: Jamais elle ne se plaint josette...
Salauds de pauvres!
Si les parents de josette ont fait la guerre pour qu'elle ait cette vie dorée, josette, elle, nous fait bien comprendre que la seule chose qui compte pour elle c'est son bonheur égoïste...
Vraiment je ne regrette pas d'avoir travaillé le lundi de pentecôte cette année car maintenant je sais pour qui je travaille gratuitement: C'est pour josette!
accident de scooter
Article du vendredi 20 mai 2005
Saint-Joseph : une scootériste de 16 ans grièvement blessée dans un accident avec un car
Un grave accident de la route s'est produit hier, peu après 19 heures, sur la commune de Saint-Joseph, dans la traversée de la route de la Plaine, tout près de la zone industrielle qui s'étend en périphérie de cette localité. Un accident encore aux circonstances inexpliquées et que tentera de dénouer l'enquête confiée à la brigade de gendarmerie de La Grand-Croix.
Une adolescente de 16 ans se trouvait aux commandes de son scooter au moment où elle aurait vraisemblablement dépassé un car, propriété de la société Bluma, qui circulait non loin de son lieu de dépôt établi sur cette zone industrielle. C'est lors de cette manoeuvre que s'est joué le drame. Le chauffeur n'aurait sans doute pas vu le deux-roues qui s'est retrouvé brusquement projeté sous l'avant du car. La jeune pilote, grièvement blessée, a été secourue par les équipes des sapeurs-pompiers de Saint-Martin-la-Plaine, Rive-de-Gier et de la vallée du Gier, ainsi que le SAMU dépêché sur place par hélicoptère. La victime a été héliportée sur le service des urgences de l'hôpital de Bellevue.
Saint-Joseph : une scootériste de 16 ans grièvement blessée dans un accident avec un car
Un grave accident de la route s'est produit hier, peu après 19 heures, sur la commune de Saint-Joseph, dans la traversée de la route de la Plaine, tout près de la zone industrielle qui s'étend en périphérie de cette localité. Un accident encore aux circonstances inexpliquées et que tentera de dénouer l'enquête confiée à la brigade de gendarmerie de La Grand-Croix.
Une adolescente de 16 ans se trouvait aux commandes de son scooter au moment où elle aurait vraisemblablement dépassé un car, propriété de la société Bluma, qui circulait non loin de son lieu de dépôt établi sur cette zone industrielle. C'est lors de cette manoeuvre que s'est joué le drame. Le chauffeur n'aurait sans doute pas vu le deux-roues qui s'est retrouvé brusquement projeté sous l'avant du car. La jeune pilote, grièvement blessée, a été secourue par les équipes des sapeurs-pompiers de Saint-Martin-la-Plaine, Rive-de-Gier et de la vallée du Gier, ainsi que le SAMU dépêché sur place par hélicoptère. La victime a été héliportée sur le service des urgences de l'hôpital de Bellevue.
mardi, mai 17, 2005
ce que je crains c'est ce qui m'arrive
Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
Il prit la parole et dit :
Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit : Un enfant mâle est conçu !
Ce jour ! qu'il se change en ténèbres, Que Dieu n'en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui !
Que l'obscurité et l'ombre de la mort s'en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l'épouvantent !
Cette nuit ! que les ténèbres en fassent leur proie, Qu'elle disparaisse de l'année, Qu'elle ne soit plus comptée parmi les mois !
Que cette nuit devienne stérile, Que l'allégresse en soit bannie !
Qu'elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan !
Que les étoiles de son crépuscule s'obscurcissent, Qu'elle attende en vain la lumière, Et qu'elle ne voie point les paupières de l'aurore !
Car elle n'a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards.
Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère ? Pourquoi n'ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles ?
Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m'allaiter ?
Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
Avec les princes qui avaient de l'or, Et qui remplirent d'argent leurs demeures.
Ou je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière.
Là ne s'agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force ;
Les captifs sont tous en paix, Ils n'entendent pas la voix de l'oppresseur ;
Le petit et le grand sont là, Et l'esclave n'est plus soumis à son maître.
Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme,
Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu'un trésor,
Qui seraient transportés de joie Et saisis d'allégresse, s'ils trouvaient le tombeau ?
A l'homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts ?
Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau.
Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint.
Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi.
Il prit la parole et dit :
Périsse le jour où je suis né, Et la nuit qui dit : Un enfant mâle est conçu !
Ce jour ! qu'il se change en ténèbres, Que Dieu n'en ait point souci dans le ciel, Et que la lumière ne rayonne plus sur lui !
Que l'obscurité et l'ombre de la mort s'en emparent, Que des nuées établissent leur demeure au-dessus de lui, Et que de noirs phénomènes l'épouvantent !
Cette nuit ! que les ténèbres en fassent leur proie, Qu'elle disparaisse de l'année, Qu'elle ne soit plus comptée parmi les mois !
Que cette nuit devienne stérile, Que l'allégresse en soit bannie !
Qu'elle soit maudite par ceux qui maudissent les jours, Par ceux qui savent exciter le léviathan !
Que les étoiles de son crépuscule s'obscurcissent, Qu'elle attende en vain la lumière, Et qu'elle ne voie point les paupières de l'aurore !
Car elle n'a pas fermé le sein qui me conçut, Ni dérobé la souffrance à mes regards.
Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère ? Pourquoi n'ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles ?
Pourquoi ai-je trouvé des genoux pour me recevoir, Et des mamelles pour m'allaiter ?
Je serais couché maintenant, je serais tranquille, Je dormirais, je reposerais,
Avec les rois et les grands de la terre, Qui se bâtirent des mausolées,
Avec les princes qui avaient de l'or, Et qui remplirent d'argent leurs demeures.
Ou je n'existerais pas, je serais comme un avorton caché, Comme des enfants qui n'ont pas vu la lumière.
Là ne s'agitent plus les méchants, Et là se reposent ceux qui sont fatigués et sans force ;
Les captifs sont tous en paix, Ils n'entendent pas la voix de l'oppresseur ;
Le petit et le grand sont là, Et l'esclave n'est plus soumis à son maître.
Pourquoi donne-t-il la lumière à celui qui souffre, Et la vie à ceux qui ont l'amertume dans l'âme,
Qui espèrent en vain la mort, Et qui la convoitent plus qu'un trésor,
Qui seraient transportés de joie Et saisis d'allégresse, s'ils trouvaient le tombeau ?
A l'homme qui ne sait où aller, Et que Dieu cerne de toutes parts ?
Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau.
Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive ; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint.
Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi.
dimanche, mai 15, 2005
Questions existencielles
Faut il travailler le lundi de pentecôte ?
J'estime qu'après avoir été mis au chômage par des soixantehuitards, je n'ai pas à leur donner un centime (et gratuitement en plus!). Arretons la culpabilité
Faut il voter OUI ou NON à la constitution européenne ?
Je pourrais répondre la même chose que pour la question précédente, mais la je vais me laisser encore un peu de temps pour réfléchir...
J'estime qu'après avoir été mis au chômage par des soixantehuitards, je n'ai pas à leur donner un centime (et gratuitement en plus!). Arretons la culpabilité
Faut il voter OUI ou NON à la constitution européenne ?
Je pourrais répondre la même chose que pour la question précédente, mais la je vais me laisser encore un peu de temps pour réfléchir...
samedi, mai 14, 2005
dommages collateraux
Qui a le pouvoir en france ? Les hommes politiques ? Les fonctionnaires ? Les femmes ? On pourrait répondre en disant qu'à la fois personne et tout le monde à le pouvoir...
Je me dis souvent qu'une simple idée à parfois la puissance d'une bombe: Ainsi les idées de Mein Kampf sur la supériorité de la race aryenne contenaient déjà en leur sein la Shoah...
Tout chaos commence donc par une idée. On pourrait se demander quelles sont les idées à la mode de nos jours et quelles seront leurs conséquences: l'affaire d'Outreau est la conséquence logique du phénomène de l'enfant roi.
En fait toute idée de puissance d'un groupe d'individus contient en puissance l'élimination de ceux qui ne font pas partie du groupe.
Pour reprendre un langage de psychologue, le narcissisme conduit ou à l'élimination de l'autre ou au suicide de soi.
Je me remémore un film sur l'holocaust où les victimes expliquaient que les nazis avaient pris le pouvoir grâce à leur cruauté. En effet la prise de pouvoir n'arrive pas par la bonté, la gentillesse, mais bien au contraire par la terreur: D'ailleurs ne dit on pas que la sagesse commence par la crainte, ne dit on pas également que si l'on veut la paix il faut préparer la guerre...
Je me dis souvent qu'une simple idée à parfois la puissance d'une bombe: Ainsi les idées de Mein Kampf sur la supériorité de la race aryenne contenaient déjà en leur sein la Shoah...
Tout chaos commence donc par une idée. On pourrait se demander quelles sont les idées à la mode de nos jours et quelles seront leurs conséquences: l'affaire d'Outreau est la conséquence logique du phénomène de l'enfant roi.
En fait toute idée de puissance d'un groupe d'individus contient en puissance l'élimination de ceux qui ne font pas partie du groupe.
Pour reprendre un langage de psychologue, le narcissisme conduit ou à l'élimination de l'autre ou au suicide de soi.
Je me remémore un film sur l'holocaust où les victimes expliquaient que les nazis avaient pris le pouvoir grâce à leur cruauté. En effet la prise de pouvoir n'arrive pas par la bonté, la gentillesse, mais bien au contraire par la terreur: D'ailleurs ne dit on pas que la sagesse commence par la crainte, ne dit on pas également que si l'on veut la paix il faut préparer la guerre...
l enfant roi et adulte défroqué
J'entend à la radio un épisode de Navarro où la fille de celui ci est devenue avocate et défend un homme accusé-semble-t-il-injustement de viol tandis que le lieutenant accable déjà ce présumé innocent de tous les mots: De même que les hommes ont crées la guerre pour faire naître la peur chez les femmes et par suite les dominer, les femmes fabriquent un monde où l'homme peut être mis en danger par n'importe quelle fausse accusation afin de prendre le pouvoir: Je dirais que le fait que cette avocate soit "'gentille" n'arrange pas grand chose car finallement le mal est fait: l'homme a perdu le pouvoir...
jeudi, mai 12, 2005
le pire est il a venir ?
Spécialiste du terrorisme et directeur de recherches à l'Intitut de relations internationales et stratégiques (Iris), Guillaume Dasquié annonce, dans cet ouvrage rédigé sous la forme d'un journal, qu'il n'écrira plus désormais sur Al Qaïda mais livre une série d'informations inédites sur le fonctionnement de l'organisation.
Ainsi, il raconte que la signature du contrat d'armement Sawari IImilliards d'euros) de livraison de frégates à la marine saoudienne, fut signé en 1994 par le gouvernement français d'Edouard Balladur avec l'Arabie Saoudite, grâce à l'entremise d'un homme d'affaires saoudien cheikh Ali bin Mussalim.
Celui-ci décédé en 2004 à Lausanne, se révélera avoir été l'un des principaux argentiers de ben Laden, selon un rapport du Trésor américain daté de janvier 2002 et cité par l'auteur.
Guillaume Dasquié s'étonne d'autre part qu'un militant islamiste, interpellé le 15 juin 2004 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) avec quatre autres personnes dans une opération visant les milieux salafistes, ait pu être remis en liberté quatre jours plus tard par les juges antiterroristes.
Selon l'auteur, l'un des cinq hommes interpellé était en possession d'un document à l'en-tête de l'International Islamic Relief Organisation (IIRO), la plus importante association caritative islamique saoudienne, fortement soupçonnée de participer au financement d'Al Qaïda.
Enfin l'auteur d'"Al Qaïda vaincra" assure, documents officiels à l'appui, que Yeslam ben Laden, l'un des demi-frères de ben Laden, qui a obtenu la nationalité helvétique en mai 2001 et qui a toujours répété n'avoir plus de relations avec Oussama depuis le début des années 80, a pourtant partagé avec celui-ci un compte commun dans une grande banque suisse de 1991 à 1997.
Source : Radio France
Ainsi, il raconte que la signature du contrat d'armement Sawari IImilliards d'euros) de livraison de frégates à la marine saoudienne, fut signé en 1994 par le gouvernement français d'Edouard Balladur avec l'Arabie Saoudite, grâce à l'entremise d'un homme d'affaires saoudien cheikh Ali bin Mussalim.
Celui-ci décédé en 2004 à Lausanne, se révélera avoir été l'un des principaux argentiers de ben Laden, selon un rapport du Trésor américain daté de janvier 2002 et cité par l'auteur.
Guillaume Dasquié s'étonne d'autre part qu'un militant islamiste, interpellé le 15 juin 2004 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) avec quatre autres personnes dans une opération visant les milieux salafistes, ait pu être remis en liberté quatre jours plus tard par les juges antiterroristes.
Selon l'auteur, l'un des cinq hommes interpellé était en possession d'un document à l'en-tête de l'International Islamic Relief Organisation (IIRO), la plus importante association caritative islamique saoudienne, fortement soupçonnée de participer au financement d'Al Qaïda.
Enfin l'auteur d'"Al Qaïda vaincra" assure, documents officiels à l'appui, que Yeslam ben Laden, l'un des demi-frères de ben Laden, qui a obtenu la nationalité helvétique en mai 2001 et qui a toujours répété n'avoir plus de relations avec Oussama depuis le début des années 80, a pourtant partagé avec celui-ci un compte commun dans une grande banque suisse de 1991 à 1997.
Source : Radio France
mercredi, mai 11, 2005
egalite homme femme
On ne peut pas faire valoir l'argument qui dit que les femmes réussissent mieux dans les études et sont plus mal payées par la suite car alors on pourrait tout simplement répondre que les hommes réussissent mieux dans leur vie professionnelle...
Pourquoi ne fait on pas une loi pour l'égalité garçon fille devant la réussite scolaire ?
Pourquoi ne fait on pas une loi pour l'égalité garçon fille devant la réussite scolaire ?
dimanche, mai 08, 2005
8 ans deja
1996/1997 : jeudi : ascension, désir d’aller B’52 (Soirée BTS), mange mit M, achète Fahrenheit, M Place, télé : Festival Cannes, crise téléphone, crise B’52
1997/1998 : vendredi : j’essaie d’oublier mercredi, Repos, BB, va carrefour:les rêveries (Rousseau), chanter (F Pagny), cassette : Le 5eme élément
1998/1999 : samedi : télé : Drucker : spéciale Notre Dame de Paris
1999/2000 : lundi : ORAGE
2000/2001 : mardi : va carrefour se χ dessus (↓↓); reçoit message internet Fl+figmag, envoi message secrétaire dea
2001/2002 : mercredi : se lève ≈11h30, 14h : Indiana Jones II, écrit lettre (sorte de biographie ….posthûme !), Nath me tèl du cimetière : elle a osé toucher « la morte » (mère de cédric un de ses amis), elle regardait les morts nés, les morts enfants, Ne dort pratiquement pas de la nuit
2002/2003 : jeudi
2003/2004 : samedi : tchat, télé : Les années tubes
1997/1998 : vendredi : j’essaie d’oublier mercredi, Repos, BB, va carrefour:les rêveries (Rousseau), chanter (F Pagny), cassette : Le 5eme élément
1998/1999 : samedi : télé : Drucker : spéciale Notre Dame de Paris
1999/2000 : lundi : ORAGE
2000/2001 : mardi : va carrefour se χ dessus (↓↓); reçoit message internet Fl+figmag, envoi message secrétaire dea
2001/2002 : mercredi : se lève ≈11h30, 14h : Indiana Jones II, écrit lettre (sorte de biographie ….posthûme !), Nath me tèl du cimetière : elle a osé toucher « la morte » (mère de cédric un de ses amis), elle regardait les morts nés, les morts enfants, Ne dort pratiquement pas de la nuit
2002/2003 : jeudi
2003/2004 : samedi : tchat, télé : Les années tubes
samedi, mai 07, 2005
8 ans deja
1994/1995 : dimanche: election de chirac
1995/1996 : mardi
1996/1997 : mercredi : s’est couché à 4h30 nuit précédente, bonne humeur réveil 12h Mc Deluxe prépare lettre émilie; CC; renc S C------a Fnac « les clés du succès » Delarue sur la folie
1997/1998 : jeudi : seul sebastopol se barre à 11h30 Δ risqué j’aurais dû être au pot du Caporal Chef Vendéen pour les gradés (Le Capitaine m’a cherché (↓)) (cf lundi)
1998/1999 : vendredi : biblio : Ostaszewski, Quick’n Toast+Long cheese Δ retour Stelly car 19h télé : Les enfants de la télé (80 ans G Oury), courbet : arnaques de vacances
1999/2000 : dimanche : télé : Noces blanches, Documentaire Marylin
2000/2001 : lundi : tèl lycée : Ne va pas en cours va carrefour va monoprix Rdvous Dr Debomy (↑) lit 2eme rapport tutrice (↓↓)
2001/2002 : mardi : se lève ≈4h30, sert la main de beny, dit à 1 ado de ne pas fûmer ds le train, séminaire GNC (2), Δ Cheese burger + bière, fnac : Eric fait une brillant carrière universitaire; j'achète Hawking+université savoir (odile jacob), MCF : « Vous êtes qui ? », tèl Nath 18h->19h30 (me demande de m’excuser auprès de V)
2002/2003 : mercredi : tentative de mise en place d’une prothèse d’estomac à l’hopital nord (échec)
2003/2004 : vendredi : Amener photo (fait) Retour 18h, télé : La ferme
1995/1996 : mardi
1996/1997 : mercredi : s’est couché à 4h30 nuit précédente, bonne humeur réveil 12h Mc Deluxe prépare lettre émilie; CC; renc S C------a Fnac « les clés du succès » Delarue sur la folie
1997/1998 : jeudi : seul sebastopol se barre à 11h30 Δ risqué j’aurais dû être au pot du Caporal Chef Vendéen pour les gradés (Le Capitaine m’a cherché (↓)) (cf lundi)
1998/1999 : vendredi : biblio : Ostaszewski, Quick’n Toast+Long cheese Δ retour Stelly car 19h télé : Les enfants de la télé (80 ans G Oury), courbet : arnaques de vacances
1999/2000 : dimanche : télé : Noces blanches, Documentaire Marylin
2000/2001 : lundi : tèl lycée : Ne va pas en cours va carrefour va monoprix Rdvous Dr Debomy (↑) lit 2eme rapport tutrice (↓↓)
2001/2002 : mardi : se lève ≈4h30, sert la main de beny, dit à 1 ado de ne pas fûmer ds le train, séminaire GNC (2), Δ Cheese burger + bière, fnac : Eric fait une brillant carrière universitaire; j'achète Hawking+université savoir (odile jacob), MCF : « Vous êtes qui ? », tèl Nath 18h->19h30 (me demande de m’excuser auprès de V)
2002/2003 : mercredi : tentative de mise en place d’une prothèse d’estomac à l’hopital nord (échec)
2003/2004 : vendredi : Amener photo (fait) Retour 18h, télé : La ferme
vendredi, mai 06, 2005
8 ans deja
1996/1997 : mardi : renc Presle, jlr, se lève 11h, tèl Raphaëlle, Clément, Rémy (sa mère répond), achète café, déprime, FAC photocopieuse, retèl Rémy, bouchard regarde Boum 2, se calme (pe magnésium), télé : Les Ripoux
1997/1998 : mercredi : M (↓) (Dick), Pot de départ Capitaine, se saoûle au champagne sebastopol, tombe dans les WC du foyer (↓↓↓), le Caporal Chef Vendéen frappe porte avec martin (↓↓) dort ds voiture -> 21h40; j’ai besoin de te voir
1998/1999 : jeudi : télé : envoyé spécial (femmes du Pakistan, préfet bonnet), Tapages (justice pour tous ?)
1999/2000 : samedi : télé : Plein les yeux
2000/2001 : dimanche : 1 Stilnox, 2 Havlane, Quick, Hors limites (UGC), Amélie Poulain (UGC)
2001/2002 : lundi : tèl Servais->manque cours (maths+etude de cas comptable), Rdvous C 8h (32,34 Euros), reçoit mess internet Ko-Li, reçoit avertissement Hassani+corrections devoirs
2002/2003 : mardi : Rdvous ENS Lyon pour une thèse
2003/2004 : jeudi : séminaire géométrie : Sylvain C, mange Panini+Chausson aux pommes, 3 filles dont la « grande » me parle, voit VB, Δ FUME ds bureau thésards+café
1997/1998 : mercredi : M (↓) (Dick), Pot de départ Capitaine, se saoûle au champagne sebastopol, tombe dans les WC du foyer (↓↓↓), le Caporal Chef Vendéen frappe porte avec martin (↓↓) dort ds voiture -> 21h40; j’ai besoin de te voir
1998/1999 : jeudi : télé : envoyé spécial (femmes du Pakistan, préfet bonnet), Tapages (justice pour tous ?)
1999/2000 : samedi : télé : Plein les yeux
2000/2001 : dimanche : 1 Stilnox, 2 Havlane, Quick, Hors limites (UGC), Amélie Poulain (UGC)
2001/2002 : lundi : tèl Servais->manque cours (maths+etude de cas comptable), Rdvous C 8h (32,34 Euros), reçoit mess internet Ko-Li, reçoit avertissement Hassani+corrections devoirs
2002/2003 : mardi : Rdvous ENS Lyon pour une thèse
2003/2004 : jeudi : séminaire géométrie : Sylvain C, mange Panini+Chausson aux pommes, 3 filles dont la « grande » me parle, voit VB, Δ FUME ds bureau thésards+café
jeudi, mai 05, 2005
8 ans deja
1996/1997 : lundi : dort 3, 4 heures nuit, cours totov, crvé, Mac Deluxe, dort->16h, tèl Clément (↓), M Place, FNAC, télé, bouchard sanglote
1997/1998 : mardi : achète echo savanne, MAC DO (Mc Deluxe+big Mac), pot de départ Caporal Chef Vendéen (place fréjus) (mémorable !)
1998/1999 : mercredi : ne fait rien (↓), film M6 (femme juge), (fin de) Delarue :femmes de paysans
1999/2000 : vendredi : Mac Do, Module G2 (chiants), télé : Les années tubes, courbet
2000/2001 : samedi : Quick, Intuitions (UGC), va carrefour, monoprix, se saoûle vin
2001/2002 : dimanche : victoire chirac (≈82,5%) Lepen (≈17,7%)
2002/2003 : lundi
2003/2004 : mercredi: mange cafet, Van Helsing, se fait virer par vieille salle archives, fille ventre à l'air biblio lecture
1997/1998 : mardi : achète echo savanne, MAC DO (Mc Deluxe+big Mac), pot de départ Caporal Chef Vendéen (place fréjus) (mémorable !)
1998/1999 : mercredi : ne fait rien (↓), film M6 (femme juge), (fin de) Delarue :femmes de paysans
1999/2000 : vendredi : Mac Do, Module G2 (chiants), télé : Les années tubes, courbet
2000/2001 : samedi : Quick, Intuitions (UGC), va carrefour, monoprix, se saoûle vin
2001/2002 : dimanche : victoire chirac (≈82,5%) Lepen (≈17,7%)
2002/2003 : lundi
2003/2004 : mercredi: mange cafet, Van Helsing, se fait virer par vieille salle archives, fille ventre à l'air biblio lecture
mardi, mai 03, 2005
paranoia
Dans quel monde vivons nous ? suis je fou ou les autres le sont ils ? En un éclair une vie peut basculer...Comment ne pas avoir peur ? Comment garder la sérenité ? Nous vivons dans une société où l'individu peut se trouver à tout moment brisé...
lundi, mai 02, 2005
Amour quand tu nous tiens
J'ai d'abord été enchanté ce matin de revoir la brunette qui délivre les billets de cinéma avant d'aller voir l'empire des loups.
J'ai vu aujourd'hui à la bibliothèque une fille aux cheveux chatains avec des pieds magnifiques, puis une petite blonde avec un regard légèrement dédaigneux qui fait perdre la tête.
Mais tout cela reste et restera à jamais du rêve...
Reprends toi reprends toi tête de c.. !
J'ai vu aujourd'hui à la bibliothèque une fille aux cheveux chatains avec des pieds magnifiques, puis une petite blonde avec un regard légèrement dédaigneux qui fait perdre la tête.
Mais tout cela reste et restera à jamais du rêve...
Reprends toi reprends toi tête de c.. !
8 ans deja
1996/1997 : vendredi : Elecrticity ! (ndlr : tube newave) ->14h, tente d’appeler Raphaëlle, écrit lettre émilie, Mplace, Pizza Hut, Mntel
1997/1998 : samedi : pet shop boys hold the line (ndlr : CD), cassette : Le 5ème élément
1998/1999 : dimanche : télé : Ockrent (A Richard) Les nerfs à vif
1999/2000 : mardi : Séminaire mémoire : Autiste au dernier degré, télé : les trois frêres, stress atroce nuit, envies de suicide
2000/2001 : mercredi : train 7h18, soutien projet personnalisé IUFM (passable (↓↓)), panini, Quick
2001/2002 : jeudi
2002/2003 : vendredi
2003/2004 : dimanche : tchatte venitia, loana, raconte hôpital, télé : Fogiel
Rque : St Boris
1997/1998 : samedi : pet shop boys hold the line (ndlr : CD), cassette : Le 5ème élément
1998/1999 : dimanche : télé : Ockrent (A Richard) Les nerfs à vif
1999/2000 : mardi : Séminaire mémoire : Autiste au dernier degré, télé : les trois frêres, stress atroce nuit, envies de suicide
2000/2001 : mercredi : train 7h18, soutien projet personnalisé IUFM (passable (↓↓)), panini, Quick
2001/2002 : jeudi
2002/2003 : vendredi
2003/2004 : dimanche : tchatte venitia, loana, raconte hôpital, télé : Fogiel
Rque : St Boris
dimanche, mai 01, 2005
8 ans deja
1996/1997 : jeudi : commande pizza hut, tente d’appeler CC->personne, télé :M place, arrivée des deux vipères qui me jettent leur venin
1997/1998 : vendredi : AB chez tt j, soirée Mme F (↑) se couche ≈3h
1998/1999 : samedi : cassette : Bienvenue à Gattaca
1999/2000 : lundi : télé : y-a-t-til un flic pour sauver hollywood ?
2000/2001 : mardi : DVD : scream 3, Quick, télé : Les moments de vérités (Dechavanne), Ruquier, 3 Stilnoxs nuit
2001/2002 : mercredi :crise v
2002/2003 : jeudi
2003/2004 : samedi : tchatte venitia, « cours moi après ke ze t’attrappe » (louna), Les enfants de la télé
1997/1998 : vendredi : AB chez tt j, soirée Mme F (↑) se couche ≈3h
1998/1999 : samedi : cassette : Bienvenue à Gattaca
1999/2000 : lundi : télé : y-a-t-til un flic pour sauver hollywood ?
2000/2001 : mardi : DVD : scream 3, Quick, télé : Les moments de vérités (Dechavanne), Ruquier, 3 Stilnoxs nuit
2001/2002 : mercredi :crise v
2002/2003 : jeudi
2003/2004 : samedi : tchatte venitia, « cours moi après ke ze t’attrappe » (louna), Les enfants de la télé
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